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Extrait de Bernard Friot : "La retraite c'est révolutionnaire !" http://www.dailymotion.com/video/xdrm... L'impuissance politique du peuple démontre que nous ne sommes pas en démocratie. Parce que ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir : c'est au peuple d'écrire sa constitution http://www.le-message.org/ Notre régime actuel n'est pas du tout une démocratie mais une oligarchie ploutocratique (le pouvoir des plus riches). Argumentation ici : http://lavraiedemocratie.fr/

 

 

 

Une conférence débat dont je vous propose 2 vidéos (1 pour résumer le propos, accompagnée du script (réalisé par Olivier Palarbre)du discours lors de cet extrait)

 

voir sur cette page 

 

Et d'autre part, la conférence en son entier :

«Un renversement complet de la hiérarchie des normes»

L'intervention de 2 minutes de JL Mélenchon à l'assemblée.

 

Difficile de faire tenir une opposition absolue à tant de points, en si peu de secondes accordées !

 

En présence de la ministre :

commission des affaires sociales du 4 juillet 2017 code du travail et modification à venir amendementAudition de Mme Muriel Pénicaud, ministre du travail Mme Brigitte Bourguignon, présidente Rappel au règlement M. Sébastien Chenu Mme Brigitte Bourguignon, présidente Mme Muriel Pénicaud, ministre du travail M. Laurent Pietraszewski, rapporteur Questions des représentants des groupes M. Aurélien Taché M. Gérard Cherpion M. Patrick Mignola M. Francis Vercamer M. Boris Vallaud M. Adrien Quatennens M. Pierre Dharréville Mme Muriel Pénicaud, ministre Questions des députés M. Gilles Lurton M. Olivier Véran M. Jean-Louis Bricout Mme Muriel Pénicaud, ministre Questions des députés M. Jean-Pierre Door Mme Justine Benin Mme Laurence Dumont Mme Muriel Pénicaud, ministre Questions des députés M. Bernard Perrut Mme Carole Grandjean Mme Hélène Vainqueur-Christophe Mme Muriel Pénicaud, ministre Questions des députés M. Arnaud Viala Mme Ericka Bareigts M. Brahim Hammouche Mme Muriel Pénicaud, ministre Questions des députés Mme Caroline Fiat M. Joël Aviragnet Mme Agnès Firmin Le Bodo M. Gabriel Serville Mme Jeanine Dubié Mme Muriel Pénicaud, ministre Mme Brigitte Bourguignon, présidente

 

Hors présence ministérielle:

Audition des organisations représentatives des salariés Mme Brigitte Bourguignon, présidente Représentante CFDT Représentante CGT Représentant FO Représentant FO Représentant CFE-CGC Représentant CFTC Mme Brigitte Bourguignon M. Laurent Pietraszewski, rapporteur Questions des représentants des groupes Mme Monique Iborra M. Gérard Cherpion M. Boris Vallaud M. Patrick Mignola Mme Agnès Firmin Le Bodo M. Adrien Quatennens M. Pierre Dharréville Intervention CFDT CGT FO CFE-CGC CFTC Mme Brigitte Bourguignon Hommage à Mme Simone Weil Audition des organisation représentatives des employeurs Mme Brigitte Bourguignon, présidente Représentant du MEDEF Représentant de la CPME Représentant de l' U2P M. Laurent Pietraszewski, rapporteur Questions des représentants des groupes M. Dominique Da Silva M. Gérard Cherpion M. Patrick Mignola M. Régis Juanico M. Adrien Quatennens M. Pierre Dharréville Mme Brigitte Bourguignon MEDEF CPME U2P Mme Brigitte Bourguignon

Il nous semble très intéressant de vous proposer la lecture de ce texte, écrit par un juriste fort connu, qui concerne la réforme phare du libéralisme Macroniste : "faire de la baisse des rémunérations et la disparition des protections dont bénéficient les salariés, la preuve que la France est bien décidée à en passer par les conditions de l’Europe financière et du capitalisme actionnarial.

 

Droit du travail : le retour du renard libre dans le poulailler libre

 

La destruction programmée des fondements du droit du travail français.

La France vient de vivre une séquence politique assez extraordinaire. Une présidentielle à six tours, l’élection, à l’aide de méthodes ahurissantes, d’un inconnu fabriqué et lancé comme une savonnette, la destruction des deux grands partis qui structuraient la vie politique depuis 40 ans et pour finir un parlement improbable fruit d’une abstention électorale massive. 80 % des Français en âge de voter restant dans l’expectative…

Que va nous faire le jeune roi ? Contraints jusqu’à présent à la conjecture, nous recevons quand même quand même des signaux passablement inquiétants. Le premier chantier annoncé, est celui qualifié par Jean-Luc Mélenchon de « destruction du code du travail », qui devrait être mis en œuvre par ordonnance, et au mois d’août, période évidemment plus facile pour faire avaler la purge. L’inquiétude se renforce à la lecture des fuites parues dans la presse qui donnent une petite idée de ce qui attend les salariés.

On ne discutera pas ici de la nécessaire évolution du Code du Travail, devenu dans certains de ses aspects, inadapté. Et parfois instable du fait du rôle joué par la jurisprudence qui peut rendre l’application de certaines normes trop imprévisibles. Cela étant, la destruction programmée des fondements mêmes du droit du travail français, parce qu’il s’agit bien de ça, montre l’objectif poursuivi : faire de la baisse des rémunérations et la disparition des protections dont bénéficient les salariés, la preuve que la France est bien décidée à en passer par les conditions de l’Europe financière et du capitalisme actionnarial.

Qu’entendre par « destruction programmée des fondements du droit du travail français » ? C’est ce qui résultera inéluctablement de ce que l’on appelle « l’inversion de la hiérarchie des normes ». Se cache derrière cette formule obscure, un débat théorique de très grande importance qui concerne tous les domaines du droit et qui oppose deux écoles philosophiques celle du «Jusnaturalisme » et celle du « positivisme juridique ».

Hiérarchie des normes et positivisme juridique.

Jusqu’à présent, le droit du travail français relevait du positivisme juridique qui fait que l’ensemble des règles pouvait être organisé dans un dispositif hiérarchique de forme pyramidale. Le grand théoricien de cette organisation est le juriste américain d’origine autrichienne Hans Kelsen. Au sommet se trouve la norme la plus élevée, c’est-à-dire la Constitution, en dessous la loi organique, puis la loi ordinaire, ensuite, toujours en descendant, le règlement (décrets et arrêtés pris par l’exécutif), les conventions collectives aujourd’hui appelées « accords de branche », les accords d’entreprise, et enfin le contrat de travail au sein duquel se révèle la force normative de l’ensemble. Le principe qui guide cette construction, et c’est essentiel, est que chaque règle inférieure doit être conforme ou compatible avec la règle supérieure. En droit du travail, cela veut dire que la norme inférieure ne peut pas accorder au salarié moins que ce que prévoit la norme supérieure. Ce qui fait que la norme ultime, celle qui inscrit l’ensemble juridique dans le réel, c’est-à-dire le contrat de travail, pourra prévoir plus et mieux que l’accord d’entreprise, plus et mieux que l’accord de branche, plus et mieux que les décrets, que la loi etc.

L’autre principe de ce dispositif de hiérarchie des normes, est qu’à chacune d’entre elles correspond un niveau d’élaboration et d’adoption. Pour la constitution, c’est le peuple directement ou indirectement, pour la loi c’est le Parlement, pour les décrets le gouvernement, pour les accords de branche les partenaires sociaux institutionnels, pour les accords d’entreprise idem au niveau de l’entreprise, pour le contrat de travail, le salarié et le patron.

Égalité et tradition syndicale.

Cette organisation est la conséquence de deux traits spécifiques à la société française procédant de traditions culturelles enracinées et séculaires. On commencera par le fameux culte de l’égalité, celle-ci ne s’arrêtant pas à celle des droits et devoirs. Le contrat de travail n’est pas considéré, à juste titre, comme un contrat ordinaire passé entre deux sujets de droits égaux, le patron et l’employé. Le premier recherche une marchandise, la force de travail du second, qui n’a que ça à vendre. Et dont l’achat par le patron lui assure la survie. Déséquilibre des forces qui imposent d’encadrer la conclusion et l’exécution de ce contrat dans des règles qui rétablissent l’égalité dans l’expression des volontés. Sinon c’est une situation décrite par la célèbre formule : « le patron libre face aux employés libres, c’est comme le renard libre dans le poulailler libre ».

Le deuxième trait particulier résulte à la fois du rôle de l’État et des traditions syndicales dans notre pays. La France a une tradition d’État fort, à la fois outil de domination mais aussi de représentation, qui s’est très tôt attribué une fonction d’arbitre dans l’élaboration des normes encadrant le travail. La tradition syndicale a longtemps été celle de la lutte des classes. Tout en revendiquant leur indépendance vis-à-vis de l’action politique, les grandes organisations ont toujours entretenu des rapports étroits avec la chose politique. Et d’ailleurs il est assez significatif de constater que les forces syndicales françaises ont une influence vis-à-vis des sommets de l’État sans commune mesure avec les niveaux d’adhésion qu’elles pourraient revendiquer. Les compromis s’élaborent peu au niveau des entreprises, mais plutôt au travers de grandes négociations qui rassemblent les trois angles de cette figure géométrique particulière. Cela vaut pour les négociations historiques de 1936, ou de mai 68, les grandes avancées syndicales au Parlement, jusqu’aux accords de branche à qui l’État donne force exécutoire par arrêté. C’est à ces niveaux que vont jouer les rapports de force. Les libéraux fanatiques vous diront que ce n’est pas le boulot de l’État d’organiser le travail, et qu’il faut laisser les « partenaires » sociaux se débrouiller. Faisant à cette occasion un contresens, l’État n’étant en la circonstance, que l’arbitre du conflit, et le formalisateur du compromis.

Et c’est ainsi qu’en introduisant l’essentiel des mesures de protection du salarié dans les normes supérieures, on protège celui-ci en réduisant le périmètre du contrat de travail susceptible d’être négocié à la base. Et à cela s’ajoute le principe « des droits acquis » qui impliquent que l’on ne peut revoir à la baisse les droits accordés à un salarié sans son accord. C’est sur cette tradition qui remonte à loin, ces modes de fonctionnement, que les socialistes français ont voulu revenir, qui s’ils sont  sûrement perfectibles ont joué un rôle positif pour la condition ouvrière et salariée dans notre pays. Emmanuel Macron a donc décidé de s’en débarrasser.

Le retour de Léon Dessertine.

Il aurait été tout à fait possible, par la négociation ou par des mesures législatives ou réglementaires de modifier le contenu normatif de la pyramide qui le méritait. La voie choisie est celle de faire de l’accord d’entreprise la norme principale, les règles législatives et réglementaires se contenteront du minimum comme le salaire du même nom, plus quelques détails. L’essentiel se passera dans l’entreprise ou comme chacun sait, le rapport de force en faveur des salariés est beaucoup plus difficile à construire qu’au niveau national. Rémunérations, temps de travail, statuts, évolution des carrières, discipline etc., tout ce qui fait l’essentiel du rapport de travail sera décidé au niveau de l’entreprise.

Chacun sait que le taux de syndicalisation à la base est faible, et en cas d’échec des négociations, le patron pourra soumettre au référendum l’accord refusé par les syndicats de l’entreprise, s’il y en a. On imagine la force du levier du chantage à l’emploi et des autres pressions. Il y a plus de Léon Dessertine qu’on imagine dans les PME françaises.

Pour faire bonne mesure on nous annonce que les contrats de travail pourront être révisés à la baisse si l’accord d’entreprise passé dans ces conditions le permet. Vous receviez 2500 € par mois pour le poste que vous occupiez, si l’accord d’entreprise adopté par référendum prévoit 1500 pour le poste, vous pourrez être ramenés à cette somme du jour au lendemain. On ne rentrera pas dans le détail de ce qui nous attend mais on peut déjà trouver de belles illustrations.

On comprend, que la CFDT, plus présente dans les PME du secteur privé, et armée de sa culture de collaboration se réjouisse de cette agression. Elle y trouvera son compte sur le plan syndical, et pourra ainsi aider à la mise en place du système que l’UE et Merkel exigent, et qui a son accord.

Emmanuel Macron avait intitulé son livre programme « Révolution ». C’est bien de cela qu’il s’agit, une révolution juridique pour un retour non pas aux conditions de travail du XIXe siècle mais aux pratiques qui y avaient cours. Le renard est de retour dans le poulailler et il semble qu’il ait grand-faim.

 

 

 

 

logo pole emploiComme j’essaie d’être une citoyenne sérieuse, je regarde les débats à la télé, j’écoute les discours, et même je lis les programmes des candidats. Et puis, j’essaie de me faire un avis puisque, après tout, avec le régime démocratique, c’est ce qu’on me demande. Mais c’est difficile de se faire un avis quand on n’y connaît rien. Heureusement, on a tous un petit domaine d’expertise, alors on se focalise sur une ou deux mesures qu’on a à peu près l’impression de comprendre.
Par exemple, j’ai essayé de m’intéresser au programme d’Emmanuel Macron. Je me suis concentrée sur ses propositions pour les chômeurs. C'était compliqué parce qu'en fait, il dit des choses différentes selon les jours.

IMG salaireAujourd'hui, un salarié au smic gagne à peine plus que le seuil de pauvreté. Et encore, à condition d'avoir un emploi à temps complet et non un temps partiel. C'est inadmissible. Le travail est la source de la création des richesses, les travailleurs doivent obtenir leur dû. Leur dignité et leur droit à l'existence doivent être garantis. L'augmentation du smic est une mesure de justice sociale. Mais combinée au protectionnisme solidaire, c'est aussi une mesure efficace de relance écologique de l'activité : c'est permettre aux salariés de consommer des produits de meilleure qualité et locaux.

Nous proposons de réaliser les mesures suivantes :

 

Saramon : chômage partiel pour les salariés des abattoirs des “Fermiers du Gers”

 

abattoir canards Castres - Photo DDMFrance 3 Région se fait l'écho d'un des multiples problèmes que l'incitation à l'élevage en batterie et intensif, ainsi que la sectorisation (donc le transport des canards et autres animaux d'un élevage intensif spécialisé à un autre) cause à tous les acteurs de la filière volaille. Dans le Gers et ailleurs en France !

Et, comme d'habitude, ce sont les salariés qui trinquent !

uberisation alternativesNous ne pouvons que constater que l'uberisation de la société, laissée faire, permise ou souhaitée par les différents candidats, mène à la régression sociale. Aussi faut-il respecter les travailleurs et sauvegarder les métiers, se réapproprier le numérique et améliorer la qualité des services.

Le livret présente les propositions pour construire les alternatives à l'Uberisation. Il a été préparé par un groupe de travail animé par Karime Asnoun, chauffeur de taxi, Danièle Simonnet, conseillère de Paris. Nicolas F., sociologue, en était le rapporteur.

Il a été rendu public à l'occasion de la visite de Jean-Luc Mélenchon au salon des Taxis, le 28 janvier 2017.

 

Téléchargez le en cliquant sur ce lien

On peut les trouver sur la page suivante :

http://www.politologue.com/chomage/chomage-par-departement.aspx?departement=32

 

Depuis cette page, vous aurez aussi accès aux statistiques en cliquant sur un des choix suivants (en haut, à droite de la page)

 Site_politologue_chomage.jpg

B Arnault salaire

 

 

Comment justifier cette délocalisation ?

 

Ce n'est pas parce que le patron ne gagne pas assez d'argent ! (Il nous semble que 10.000 € la minute, c'est largement indécent, non ?)

 

Ce n'est pas parce que le produit ne se vend pas! (puisqu'il continue à être fabriqué ailleurs, pour être importé à bas prix pour être vendu à un prix "Made in France" !)

 

 

De la cupidité et de de l'inconscience, tout simplement.

 

Il faut taxer la finance, augmenter le SMIC et abolir la loi El Khomeri.

 

 

 

Mais ça ne suffit pas: nous devons aussi en finir avec CETTE Europe!

 

 

 

Mais au fait, qu'en dit notre programme ?

 

Pgm 29

 

 et aujourd'hui ? (enfin, en 2015, depuis il s'est encore augmenté ! )

Challenges remunerationsCac40

 

 

En 2e position, se trouve Bernard Arnault, PDG de LVMH, avec une rémunération (fixe et variable) de 3,35 millions d'euros en 2015 et une valorisation des actions gratuites de performance de 6,07 millions d'euros (9,41 millions au total, +52% sur un an). 

 

 

 

C'est intolérable !