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Une fontaine d'eau potable à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes). Kaptain Karrot/Flickr, CC BY-NC-ND
 

Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la Science 2017 dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez tous les débats et les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.


La perception de l’eau et la compréhension des enjeux qui s’y rattachent sont paradoxales dans notre société. D’un côté, l’eau est un bien commun à l’ensemble des habitants de notre planète. Nous en dépendons tous pour notre vie et notre survie, et nous l’utilisons et la côtoyons tous les jours dans notre vie quotidienne. L’eau est d’ailleurs un sujet de conversation usuel (on parle de la pluie et du beau temps lorsque l’on a rien à dire) sur lequel nous avons tous des opinions très tranchées (l’eau est trop chère, l’eau n’a pas bon goût, l’eau est polluée, le changement climatique est la cause des inondations, etc.).

D’un autre côté, la méconnaissance des citoyens sur les enjeux réels de l’eau, comme sur les systèmes techniques ou organisationnels qui sont utilisés, est souvent déconcertante. Cette méconnaissance, souvent associée à des idées reçues, induit des comportements inadaptés, inefficaces, voire contre-productifs : imaginer que l’eau va bientôt manquer conduit, par exemple, à considérer que fermer le robinet lorsque l’on se lave les dents est un geste citoyen essentiel.

Pour préserver la qualité de l’eau, jetez donc vos mégots… dans les poubelles !
Nicolas Journoud/asso GRAIE/Flickr, Author provided (No reuse)

 

En réalité l’eau ainsi rejetée est restituée au milieu naturel après épuration et n’est donc pas vraiment perdue. L’eau n’est pas, comme le pétrole, une ressource limitée. Elle est en permanence recyclée et remise en circulation par la nature. La vraie question est donc celle de la qualité de nos réserves.

Jeter un seul mégot de cigarette dans la nature conduit ainsi à polluer plusieurs mètres cubes d’eau, alors que le robinet qui coule lorsque l’on se lave les dents « gâche » moins d’un mètre cube en toute une année ! Faire la chasse aux idées reçues dans ce domaine constitue donc un enjeu éducatif important si l’on veut mieux gérer ce bien précieux.

L’eau potable est-elle fabriquée en recyclant des eaux usées ?

Communiqué suite au conseil municipal auscitain de jeudi 6 juillet 2017

Jeudi 6 juillet 2017 le conseil municipal d’Auch a pris la décision de prolonger les contrats avec Véolia et SAUR pour une durée de 12 ans, ce qui nous paraît très long. Nous regrettons ce choix. Nous ne comprenons pas qu’on puisse confier la gestion de l’eau et de l’assainissement à des sociétés qui n’atteignent pas les objectifs fixés dans les contrats précédents.
De nombreux élu-e-s de la majorité de Monsieur Montaugé sont pour un service public de l’eau. On les entend dire qu’ils en ont assez que des multinationales et des actionnaires gagnent de l’argent sur le dos des abonnés .... mais certain-e-s  votent encore comme le maire ! Au conseil municipal il y a eu  2 oppositions et 6 abstentions  lors du vote de la délégation de service public pour 12 ans à Véolia et SAUR. On n’avait encore jamais vu ça ! Les choses évoluent lentement mais dans le bon sens.
La municipalité n’a point tenu compte de l’expression des 1365 auscitaines et auscitains lors de la votation citoyenne, soit 9 % du corps électoral ! Pourtant le maire a redit hier soir qu’il respectait le référendum organisé par EAUCH Bien commun . Cette absence de démocratie, d’écoute, de dialogue est une marque de mépris.
Certes le cabinet COGITE, lors de la CCSPL (Commission Consultative de Services Publics Locaux), nous a expliqué que la régie publique avait un coût plus élevé que la délégation de service public . Ce sont l’avance de trésorerie et les 10 emplois équivalents temps plein qui font la différence  et  nous n’avons pas de détails. Mais à plus ou moins long terme la régie publique  trouve un équilibre et on sait que l’argent de l’eau va à l’eau. Cet équilibre passe par la mutualisation de moyens avec d’autres collectivités ce qui semble difficile sur nos territoires.
L’eau n’est pas une marchandise, c’est un bien commun qui ne peut pas être, qui ne doit pas être géré selon les règles du marché. Aujourd’hui sa gestion, sa répartition et son accès sont source d’inégalités, de conflits et de profits. Seule une gestion publique, par les élu-e-s, avec les usagers et les salarié-e-s garantira l’accès équitable à toutes et tous. Les citoyennes et les citoyens sont conscient-e-s que l’eau est une denrée vitale, raréfiée et qui se dégrade. Elles/Ils se préoccupent de sa qualité, de son partage et de son prix.
Chaque année, sur l’information ARS que nous recevons avec la facture, la somme des concentrations en pesticides dépasse la norme. Ceci n’est pas rassurant. L’eau à Auch a parfois de drôles de goûts, de la couleur. Tout cela peut amener à boire de l’eau en bouteille!
 En 2017 le prix de l’eau a encore augmenté. Sur la facture que vous recevez en ce moment vous pouvez constater que c’est Véolia qui tire le meilleur profit  puisqu’elle a augmenté sa part distribution et production de 7,6 % par rapport à celle reçue à la même époque en 2016. En  2018 elle va augmenter d’un peu plus de 2%. C'est la hausse de l'assainissement qui va faire monter la facture des auscitains. Ces calculs sont basés sur une facture référence d'une consommation de 120m3 sur un an. Il n'est pas aisé de comparer les prix. Sur votre facture à la première page vous avez le prix du m3 mais l'abonnement n'est pas compté. Pour nous ce n'est pas le prix réel de ce que nous payons!

Nous n’oublions pas les abonné-e-s. Nous souhaitons les accueillir, les informer sur leurs droits et les soutenir dans leur démarche. Nous envisageons d’organiser une permanence où elles/ils pourront venir nous rencontrer.  Elle/ils peuvent nous joindre aux : 05 62 63 48 04 / 05 62 63 06 19 / 06 88 15 87 78.
Le bureau de  47 rue Victor Hugo 32000 Auch
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Le 24 mars, lors du conseil d'agglomération grand Auch coeur de Gascogne, le 24 mars, notre conseillère municipale et insoumise a interpellé Monsieur le Sénateur-Maire-Président, à propos du rejet, le 12 mars, d'un liquide noirâtre par l'usine de traitement de l'eau potable. Le Gers (la rivière) en a fait les frais....

Cette trace correspond bien à un rejet de charbon actif utilisé dans des filtres, depuis que

Nous vous invitons à lire cet article de La Dépêche du Midi:

  

Auch. L'UFC-Que Choisir «surprise» par la réaction du maire

Auteur : Christophe Zoia   Mis à jour le 09/02/2017 à 07:47

«Le maire nous accuse de ne pas être sérieux… mais nous pensions qu'il était mieux documenté.» Jean-Claude Fitère, président de l'UFC-Que Choisir, se dit «pour le moins surpris» de la réaction de Franck Montaugé. Ce dernier avait jugé «peu sérieuse» l'étude nationale de l'association… qui fait apparaître la mauvaise qualité de l'eau du robinet à Auch.

«Notre étude s'appuie sur les relevés de l'Agence régionale de santé, ce sont des résultats officiels et que le maire a reçus», ajoute Patrick Cardonne, le trésorier. «L'eau qu'on boit est consommable, nous n'avons jamais dit le contraire… mais ça ne veut pas dire qu'elle est bonne !», s'exclament les associatifs. Ainsi, «9 analyses de l'Agence régionale de santé présentent une non-conformité pour l'eau du robinet d'Auch au cours de la période de février 2014 à août 2016 sur les 17 réalisées. Cela fait beaucoup et sur une longue période ! Pour nous, le cocktail de molécules présentes dans l'eau, même à un niveau inférieur aux limites françaises et européennes, est une préoccupation.»

Des traces de pesticides

Alors, qu'est-ce qui est en cause ? «En termes bactériologiques, il n'y a pas de problèmes : les bactéries, virus, matières fécales sont éliminées au traitement. Mais le problème demeure en matière physico-chimique, c'est-à-dire qu'il y a des traces de pesticides.» Olivier Andrault, chargé de mission à l'association, indique : «Ces dépassements sont souvent très significatifs. En mars 2016 : plus de 5 fois la teneur réglementaire pour l'ESA métolachlore et deux fois la norme maximale pour l'ensemble des pesticides !»

Dans un courrier reçu hier par les Auscitains, Veolia, en charge de la distribution et du traitement de l'eau à Auch, écrit : «Si ces molécules ont dépassé le seuil des limites réglementaires fixé à 0,1 µg/l par l'ARS, elles sont toujours restées inférieures aux valeurs maximales retenues par (...) l'Agence nationale de sécurité sanitaire.»

 

Pas de quoi convaincre M.Fitère, qui conclut : «La solution ne viendra pas forcément d'un meilleur traitement de l'eau, parce que les pesticides évolueront toujours plus vite que les traitements. Il faut agir à la base : c'est aux députés et aux sénateurs, dont M.Montaugé et M.Martin, d'écrire et voter des lois pour baisser le niveau de pesticides utilisés !