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POURQUOI LES INSOUMIS REVENDIQUENT L’USAGE DU DRAPEAU TRICOLORE

Article du collectif Citoyens Souverains

« Vos symboles nationaux sont plus facilement appropriables à travers un discours progressiste. J’adorerais avoir un hymne national comme la Marseillaise, je n’arrêterais pas de le chanter si c’était le cas ! » Inigo Errejon, numéro 2 de Podemos1

Lors de la campagne présidentielle, l’usage ostentatoire fait par la France Insoumise du drapeau bleu-blanc-rouge a marqué les esprits – notamment lors du meeting du 18 mars. Et certains commentateurs2 y ont même vu un des ressorts majeurs de la percée de Jean-Luc Mélenchon à 20% des voix. Mais quel sens donnons-nous à notre drapeau et aux emblèmes de la France ?

casserolades

Préambule :

La FI, c’est :

une manifestation qui réunit 150 000 personnes,

17 députés qui se battent avec talent et opiniâtreté,

un programme cohérent et chiffré avec une vision d’avenir, des caravanes et aussi …

des « casserolades » !

« Je suis ironiquement désespérée » dit-elle en visionnant nos casserolades.

« Croire que c’est en tapant sur des casseroles que la FI fera tomber le gouvernement », franchement ça frise le ridicule … et tant de stupide infantilisme engendre le désespoir.
Ce vacarme fera-t-il sortir de ses gonds et de ses responsabilités Jupiter et ses ministres ? Le fera-t-il dégringoler de l’Olympe ?
Un bel exemple du maquillage des intentions (faussement exagérées) confrontées à des moyens (plus que dérisoires) …

CONTRE LA PENSÉE MAGIQUE ET HONTEUSE DE JUPITER

 

L’expression m’a été soufflée par une aimable consœur de la Twittosphère, la « pensée magique » de Jupiter. Effectivement, il y a une pensée magique à l’oeuvre chez Macron. une pensée si magique qu’elle fait fi de la réalité la plus évidente.

  1. La loi travail serait un compromis équilibré entre les intérêts des salariés et les intérêts des employeurs. Un compromis où les salariés trouveraient autant de motifs à satisfaction que les employeurs.
  2. Les 3 mois de concertation avec les partenaires sociaux sur la loi Travail seraient équivalents à une négociation avec les partenaires sociaux. La loi Travail serait donc le résultat d’une négociation.
  3. Les moindres détails de cette loi Travail auraient été annoncéspar le candidat Macron pendant la campagne présidentielle si bien que les électeurs ont bel et bien été prévenus: Jupiter appliquerait le programme connu du candidat Macron
  4. La loi travail serait soutenue par une majorité de syndicats puisque FO et CFDT refusent de manifester le 12 septembre aux côtés de la CGT.

Dans la pensée magique d’Emmanuel Macron et de certains de ses soutiens, ces quatre affirmations sont des vérités. Dans le monde réel, elles sont toutes, intégralement et sans conteste, des mensonges.

On cherche toujours cette longue liste, (lire la suite sur le site)

D’abrutis à médiacrates : du calme !

D'abrutis à médiacrates : du calme !

Eh beh monsieur Brunet ! Je suis tout espanté ! Abrutis ? Abrutis ? Carrément Brunet, là ! Allez, monsieur Brunet, c’est pas de votre faute ! C’est tous les autres qui vous ont fait boire tout ce fiel ! Et maintenant vous vous sentez tout bête, hein ! Allez monsieur Brunet, on vous comprend. On a bien vu. On le sait, monsieur Brunet : (presque ) toute la scène médiatique est en proie à un stupéfiant délire contre les Insoumis. On a vu aussi l’ambiance à « C’est dans l’Air » ! Les vaches sacrées de la scène politique sont devenues des vaches folles. 

Du calme s’il vous plaît !

Cette fois-ci c’est la fin d’un monde. On peut le penser en lisant leur prose en cette rentrée. Le Monde lui-même, parangon de toutes les vertus, consacre un éditorial à la menace que les insoumis font peser sur la démocratie et la liberté de la presse. Une fois encore, l’atelier aux Amfis d’été « Faut-il “dégager” les médias ? » sert de point de départ pour une indignation corporative en grand drapé et trémolos. Mais les lecteurs ne sauront pas davantage que dans toutes les autres critiques ce qui a pu se dire dans cette réunion animée par Sophia Chikirou avec la participation d’Aude Lancelin, Olivier Berruyer et Thomas Guénolé. Que ce soit trois gens de métier ne fait pas réfléchir.

 

+Venezuela ! Venezuela !

Bigre ! Le Premier ministre et le président de la République en personne m’interpellent ! Mon avis sur le Venezuela les empêche de rentrer dans le calme face à l’opposition. En être rendu à sortir le Venezuela ! Je crois que nous dérangeons beaucoup, nous autres de « la France insoumise ». En effet nous avons réussi notre percée sur la scène de l’opposition au président Macron. Nous avons totalement résisté aux dégâts qu’il a provoqués dans toutes les autres formations politiques. Dès lors, l’opinion a trouvé en nous un emploi d’appui. Et cela se voit non seulement dans les réactions populaires enthousiastes qui s’observent, mais surtout dans la dégringolade des opinions favorables au pouvoir. Finalement, toute la situation nous ramène au rapport de force tel qu’il était le soir du premier tour de l’élection présidentielle, avant le tour de passe-passe du choix « Le Pen ou Macron ».
Dès lors, après un week-end politique réussi avec nos universités d’été, le parti médiatique et la présidence de la République ont ressorti des placards, en toute hâte, les vieux fusils rouillés dont il leur avait fallu se servir pour contrer notre progression en fin de campagne présidentielle. Donc, dès lundi matin à la première heure, tout le système s’est mis à pilonner. Autour de moi, il y avait un concours de pronostics sur ce que serait l’axe de la contre-attaque des Macronistes et de leurs alliés médiatiques. Je dois reconnaître que le thème du Venezuela n’avait pas la meilleure cote, car nous pensions qu’il avait déjà été beaucoup utilisé en vain. Mais ce fut le Venezuela ! Le Premier Ministre et le Président de la République l’un après l’autre, mazette ! Quelle situation tout de même ! À toutes nos questions, à toutes les mises en cause, le pouvoir répond : « Venezuela » ! Ordonnances de travail ? Venezuela ! Rentrée scolaire pourrie ? Venezuela ! « Coup d’État social » ? Venezuela ! Venezuela vous dis-je ! Mais la qualité des deux illustres responsables qui m’interpellent m’obligent à m’exprimer, même si mes amis ont déjà tout dit sur le sujet.
Je précise que si l’un ou l’autre veulent débattre publiquement sur ce thème ou la politique étrangère en général, je suis tout à fait disponible. Comme ils partagent désormais mes thèses sur la Russie et la Syrie, je me dis que j’ai une chance de les convaincre, là encore. En tous cas, je fais ces lignes par respect pour l’initiative du débat qu’ils prennent. Car sinon le sujet, lui, n’est vraiment pas neuf.
Pour ce qui nous concerne, en France, cette campagne du parti médiatique et des conservateurs dure depuis le mois d’avril. En Angleterre contre Corbyn, en Slovénie ou en Italie, elle est plus récente. Mais en Espagne contre Pablo Iglesias, elle a déjà deux ou trois ans. En Amérique latine, la campagne dure depuis 10 ans. Les éléments de langage sont les mêmes, et les grands médias les rabâchent, au mot près, sous toutes les latitudes et partout où il y a une ambassade des États-Unis. Naturellement, le Venezuela n’est pas le seul visé. Tous les gouvernement anti-impérialistes y passent. En général, chacun des épisodes de ce type de campagne est construit autour d’un coup de force qui se prépare ou se réalise. Il n’y a aucune limite de décence ou de crédibilité à cet exercice. On l’a vu quand ce fut le tour de la présidence du Brésil d’être sur le gril. Ceux qui l’accusaient de corruption n’ont certes jamais rien pu démontrer. De plus eux-mêmes ont été pris la main dans le sac de la corruption. Cela n’a pas ralenti un seul jour la campagne internationale contre la présidente brésilienne et ceci jusqu’à sa chute institutionnelle.
La campagne actuelle contre le Venezuela a aussi deux objectifs précis. D’abord légitimer la scandaleuse série de mesures de sanctions économiques pourtant parfaitement illégales, prise en dehors de tout cadre de l’ONU, par les USA. Ensuite, préparer le terrain psychologique d’une intervention militaire des USA. Banal et classique. Le rabâchage, les accusations outrancières sans fondement, bref tout l’appareillage désormais traditionnel est mis en mouvement partout en même temps dans le monde. Il a toujours les mêmes caractéristiques et passe par les mêmes figures de style. Le numéro est rodé depuis la première guerre d’Irak et chaque fois que les États-Unis se préparent à entrer en guerre quelque part.
Nombre des intervenants sur le sujet n’ont souvent aucune connaissance particulière sur le Venezuela, son histoire et le contexte continental. Ils se contentent de réciter dans un ordre ou un autre les mêmes fiches. Il n’y a donc aucune difficulté à les contrecarrer. Mais il ne faudrait pas se tromper de méthodes. Il s’agit d’une lutte. Ce qui est organisé contre nous n’est pas un exercice intellectuel honnête. Nos contradicteurs ne sont pas de bonne foi ! Le plus souvent ils ne connaissent rien au sujet dont ils traitent. Ils utilisent une situation non parce qu’ils se soucient du Venezuela, et encore moins de sa population, mais parce qu’il s’agit pour eux de nous frapper et, d’une façon générale, d’accréditer l’idée qu’il n’existe aucune alternative raisonnable au système économique et géopolitique dominant. Alexis Corbière vient d’en faire une éclatante démonstration à deux reprises en laissant des Cohen et Aphatie sans voix à la première réplique documentée qu'il leur a fait.
À mon avis, il est extrêmement important de laisser tout ce petit monde s’enfoncer jusqu’aux essieux dans cette posture totalement contre-productive à court terme. Car dès que les États-Unis d’Amérique vont entrer en guerre, la réplique des peuples sur tout le continent et dans le monde visera indistinctement tous ceux qui auront contribué à l’agression. Dans l’immédiat, il suffit d’exposer tranquillement la réalité, en ignorant la grossièreté des provocations et en aidant par des arguments les gens à réfléchir d’une manière équilibrée. C’est ce que font tous nos amis qui sont, comme chacun a pu se rendre compte, interrogés sans relâche sur le thème, quelle que soit l’actualité, le jour et heure de l’émission à laquelle ils participent. Parler tranquillement, c’est ce que nous avons fait à notre université d’été à Marseille, sans fuir aucun débat, et sans aucun embarras, publiquement, à l’occasion de la conférence avec Raphaël Correa, et l’atelier sur le bilan de l’Amérique latine, modéré dans les deux cas par Christophe Ventura. Les donneurs de leçon n’étaient pas là, ils n’ont rien suivi, rien noté, rien demandé.
En toute hypothèse, dans le présent, l’identité même des chiens de garde clive l’opinion de façon satisfaisante pour nous. Les gens qui n’ont pas d’idées et veulent avoir une démarche intellectuelle honnête se renseignent. Ils sont poussés du fait même de la violence de la polémique. Leur éducation politique s’améliore donc il est rare qu’après leur enquête ils continuent d’adhérer aux caricatures et outrances que leur sert le parti médiatique. À ce moment-là, leur méfiance et leur mépris pour lui augmente. Et cela nous sert. Combiné à l’effet Bruno Roger-Petit, le Venezuela est une bombe à retardement contre la forteresse des médiacrates.
Ensuite, il faut savoir jouer de l’effet que produit l’unanimité aveuglée des condamnations. Plus ils rabâchent, plus ils disent tous pareils, mieux le moindre accroc déchirera tout le voile de la propagande.
C’est très facile à faire. Prenons un exemple. Le président de la République met en cause notre prétendue « fascination » pour le gouvernement du Venezuela qu’il qualifie de « dictature ». Naturellement, aucun expert ne lui a posé de question dérangeante sur cette caractérisation. Tous se contenteront de noter le « tacle contre Mélenchon » et diverses déclinaisons superficielles du même type. Pourtant cette phrase d'Emmanuel Macron a été prononcée dans son intervention devant les ambassadeurs de France. Un impertinent aurait pu s’intéresser à la déclaration que le nouvel ambassadeur de France au Venezuela a prononcé en remettant ses lettres de créance à Nicolas Maduro, le président du Venezuela. On découvrirait alors que loin d’avoir mis en cause quoi que ce soit celui-ci a au contraire célébré les relations « fraternelles » entre la France et le Venezuela en présence du « dictateur » lui-même.
Supposons qu’il y ait eu le jour de la conférence de ce jour-là des experts qui s’intéressent à l’actualité internationale et en maîtrisent les données. Au lieu de se limiter à des commentaires sur la polémique avec moi, ils se seraient sans doute mis à examiner l’impact sur le fond du dossier des paroles du président. Comme cela n’a pas été fait, je me permets quelques suggestions pour améliorer les fiches des « chroniqueurs », « experts » et autres « commentateurs » qui pullulent sur les plateaux d’autant plus inutilement qu’ils sont tous d’accord sur tous les aspects du sujet. Pour relancer « le débat » sur le Venezuela, quelques détails suffisent. Le président qualifie le gouvernement de Nicolas Maduro de « dictature » ? Cela seul justifie une série de questions très concrètes. Depuis quand le président le pense-t-il ? En effet, le numéro un de l’équipe de communication de l’Élysée, Ismaël Émilien, a fait la campagne pour l’élection de Nicolas Maduro. Exprime-t-il des regrets pour avoir contribué à faire élire un dictateur ? Ou bien le régime du vivant de Hugo Chavez convenait-t-il alors au président et à son conseiller en communication, et même l’élection de Nicolas Maduro ? Je me suis bien amusé à voir la mine sidérée de Jean-Michel Aphatie quand Alexis Corbière lui a répliqué cet argument. Le malheureux ne savait plus quoi dire. Lamentable ! Car cela prouve aussi qu’il n’a aucune mémoire de ses propres questions. Car à l’occasion d’un de mes passages au Grand journal, qui était alors animé par Michel Denizot, l’immense monsieur Jean-Michel Aphatie m’avait reproché la présence auprès de Nicolas Maduro de l’agence de communication qui employait Monsieur Ismaël Émilien. Son reproche avait un prétexte amusant : cette agence faisait campagne pour des dictateurs en Afrique !
Après ce hors-d’œuvre, passons au plat plus consistant. Si le président français considère que Nicolas Maduro est un dictateur cela veut-il dire qu’il condamne la droite vénézuélienne qui a décidé de participer aux prochaines élections régionales ? Car s’il y a des élections auxquelles l’opposition choisit de participer, c’est donc que ce n’est pas une dictature ! Cela signifie aussi et par voie de conséquence que le président français est donc solidaire de l’extrême droite vénézuélienne qui refuse de participer aux élections. Cela veut-il dire qu’il approuve les méthodes de celle-ci dans leur combat contre la « dictature » ? Faut-il rappeler lesquels ? Attaquer les polices fédérales et municipales avec des voitures bélier, assassiner des députés chavistes, tirer sur les contre-manifestants, brûler vifs des militants chavistes de préférence à la peau noire ? Je suis bien certain que Macron ne le souhaite pas. Ni monsieur Jean-Michel Aphatie, ni Monsieur Patrick Cohen, ni aucun des récitants médiatiques. Dans ce cas, pourquoi ne le disent-ils jamais ? Pourquoi n’émettent-ils pas la moindre réserve à l’égard de l’opposition d’extrême droite au Venezuela qui tient le haut du pavé ? Mais s’il condamne la ligne extrémiste et violente, alors quel moyen envisage-t-il pour en finir avec le « dictateur » ? Le président français approuverait-il une intervention militaire des États-Unis ? Approuve-t-il le régime des sanctions économiques unilatérales imposées par les USA au Venezuela ? Ce sont des questions très concrètes de la politique internationale telle qu’elles ont été mis sur la table par le président des États-Unis lui-même. Heureusement pour Emmanuel Macron, en France, l’officialité médiatique ne pose pas de question sur le fond des dossiers en cours.
Encore un exemple. Personne en effet n’a demandé au président français comment la conférence qu’il propose de réunir avec les pays d’Amérique latine sur le sujet se combine aussi bien avec l’existence de l’ONU qu’avec les divers organismes régionaux dans lesquels siègent déjà tous les pays d’Amérique latine. Non seulement ceux-ci se sont déjà exprimés mais en toute hypothèse il devrait paraître naturel de considérer qu’ils sont tout de même les mieux placés pour trouver des solutions. L’incroyable arrogance de l’initiative Emmanuel Macron n’a posé problème à aucun des « chroniqueurs », « experts », « commentateurs », etc. qui ont ensuite bavardé sur les plateaux de télévision. Sans doute pour eux les nations d’Amérique latine sont-elles un ramassis d’indigènes folkloriques qui doivent attendre des dirigeants européens les solutions responsables.
Ce n’est pas tout. Personne non plus n’a pensé à demander au président français s’il savait qu’il y a déjà un européen sur le terrain qui a été chargé d’une médiation entre les protagonistes ! En effet l’ancien premier ministre espagnol, le socialiste Zapatero, accomplit cette mission. Comment l’initiative Emmanuel Macron se combine-t-elle avec celle de Zapatero ? Tout le monde s’en fout ? Personne n’est au courant ? Que pense le président Macron des conclusions auxquelles est parvenu Monsieur Zapatero ? Pour ma part, je les approuve. Mon ami Pablo Iglesias, leader de Podemos, a dit qu’il les partageait à 100 %. Et Macron ? Et Jean Michel Aphatie ? Et Patrick Cohen ? J’ai le droit de les interpeller. Ces journalistes se comportent en militants politiques. Ils se contentent de réciter des lignes argumentaires. Un militant comme moi peut donc poser les questions qu’ils oublient de poser ! En ce moment, c’est très tendance cette inversion des rôles !

L’insoumission est un nouvel humanisme

L'insoumission est un nouvel humanisme

Crédits photo : Astuces72

Un mot qui en dit long

Avez-vous remarqué ? Dorénavant on dit « l’insoumis untel, la députée insoumise une telle ». Des gens se présentent à moi « je suis Untel, insoumis du Var ou de Châteauroux ». Bref, on dit, et on se dit « insoumis » comme on se dit républicain au sens large. L’adjectif est devenu une caractérisation politique, sans crier gare. On pourrait trouver cela tout bien normal après une élection où le mot a bien vécu sa vie au côté d’un candidat qui en avait fait son drapeau. Mais je vois une différence qui saute aux yeux. Seul le terme « insoumis » décrit à la fois un engagement politique et une manière d’être personnelle. Et, c’est vrai : l’insoumis fait un choix politique en prolongement d’une façon personnelle d’aborder la vie. Ce n’est pas un fait politique ordinaire qu’un tel enracinement intime de l’engagement.

 

Charlottesville: que faire de ces racistes ?


14 août 2017 Juan S.

 

Il faudrait les dénoncer à leurs employeurs, ces racistes. C’est en substance ce qui est ressorti d’une discussion familiale à propos des évènements tragiques de Charlottesville en Virginie.

Je n’étais pas d’accord. Les dénoncer à leur employeur pour quoi faire ? Qu’ils se fassent virer de leur job ? Et après ? On fait quoi ? On les tue ? Ces racistes – car ces gens qui manifestent pour la défense et la suprématie de la race blanche sont des racistes – font partie de notre société. Ils sont parmi nous. Ils sont au coin de chaque rue, dans nos immeubles, dans nos restaurants, et même souvent dans le métro.

Ces racistes, ils sont partout.

Il faut les confronter, il faut dénoncer leur bêtise, il faut dénoncer leurs actes.

 

« Où as-tu vu qu’on pouvait changer des racistes ? » m’a-t-on demandé alors. C’est vrai, le chemin est rude, long et incertain.

 

C’est Barack Obama qui a fourni plus tard dans ce weekend la réponse qui convenait.

« No one is born hating another person because of the color of his skin or his background or his religion. People must learn to hate, and if they can learn to hate, they can be taught to love... ... For love comes more naturally to the human heart than its opposite. » (*)

Barack Obama a tweeté cette simple phrase quelques instants après l’effroyable déclaration du clown de la Maison Blanche.

Une citation de Nelson Mandela.

Tout est possible, même le meilleur.

Aux Etats-Unis, des républicains ont heureusement dénoncé cette manifestation – John McCain, Marc Rubio, Mitt Romney – et l’acte terroriste des suprémacistes blancs à Charlottesville.

(*) « Personne ne nait en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, son histoire ou sa religion. Les gens apprennent la haine, si les gens peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer. Car l’amour vient plus facilement au coeur de l’homme que son opposé.»

Alors qu’il chute dans les sondages comme jamais, certains au Figaro s’interrogent sur son style présidentiel. C’est sans doute plus commode pour éviter de questionner la politique annoncée et menée depuis le scrutin du 7 mai.

« C’est la première fois en politique qu’un chef de l’État dirige ses équipes en introduisant des méthodes de management venant du monde de l’entreprise » explique ainsi une experte dans les colonnes du Figaro. Et à quoi voit-on cela ? A travers une foule de détails, apprend-on (il est très directif, il interpelle ses ministres même en pleine nuit, etc) qui s’apparente à du micro-management mal placé plutôt qu’à du management. Quelques signes supplémentaires de cette incapacité à diriger sereinement sans doute, que nous constatons depuis un trimestre.

Le vrai sujet de Jupiter est ailleurs: son autocratisme personnel lui joue des tours. Ajoutez à cela que son socle électorale est hyper-réduit, que son programme est impopulaire et qu’il n’a fait aucun geste, bien au contraire, vers ses oppositions, et vous avez un résultat attendu: la dégringolade.

Mélenchon est persuadé d’une nouvelle crise, très proche, plus proche que le vent de dégagisme qui a frappé les scrutins présidentiel et législatifs de 2017. Je ne suis pas aussi sûr. S’il a raison d’expliquer que « l’un après l’autre, tous les compartiments de la société ont été mis ou remis en tension » (qui ne se sent pas agressé ou blessé par les premiers 100 jours de Macron: chômeurs, retraités, humanistes, socialistes, écologistes, professeurs, militaires, fonctionnaires en général, etc), je ne suis pas sûr que cela suffise à déclencher une crise. La France a horreur des révolutions même si elle déteste toujours ses monarques.De surcroît, chaque appel à une assemblée constituante pour tirer le trait de cette Vème République délégitimée est caricaturée en chavézisme sanglant même par les prétendus centristes de ce pays.

Nous avons besoin de passer sereinement à autre chose, un autre régime, une autre façon de concevoir les lois, une autre façon de représenter le peuple. L’immense abstention que quelques bétas ont pris pour une adhésion passive au macronisme devrait suffire à en comprendre l’urgence.

Bref, le chemin sera long .

RELISEZ GRAMSCI (1)

 

Des députés qui interpellent dans l’hemicycle et les commissions, des chroniques à la TV, les billets dans les journaux, un sketch humoristique dans une émission radiophonique, des liens partagés sur Facebook, des tweets en salve pour commenter l’actualité… tout cet effort collectif, qui est maladroitement coordonné (oh oui….), est rejouissant. 

Relisez Gramsci. Il est surprenant qu’on soit obligé de le répéter. Pour espérer gagner, il faut répéter le message, la logique. Il faut gagner la culture. 
Ruffin l’explique très bien dès la seconde minute de son dernier billet video de la saison. 

Comme lui, combien de fois n’ai-je suffoqué en entendant l’intoxication idéologique à l’oeuvre chez des esprits parfois brillants mais corrompus par des raisonnements sur-répétés en boucle dans leur cerveaux désormais éteints ? Trop souvent puisque ma classe sociale m’arrive plus souvent que la moyenne à ces fréquentations. Bref, Ruffin comme d’autres, arrive avec cette fraicheur qui a deja ringardisé quelques centaines de depute(e)s LREM en si peu de temps.

Mais ce combat ne fait que débuter. 

 

(1)  https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Gramsci

RIHANNA PLUTÔT QUE MÉLANIE, LE CHOIX POLITIQUE DES MACRON

 

Mélanie est née sous une mauvaise étoile. En 2001, ce qui fait qu’elle a 16 ans aujourd’hui. Son père a plaqué sa mère très vite pour aller vivre en Allemagne avec sa nouvelle compagne. Il ne s’est jamais enquis de ce que devenait sa fille. L’enfance s’est donc passée sans père, jusqu’à que ce que sa mère victime d’un cancer quand elle avait 12 ans la quitte pour toujours. Orpheline et n’ayant pas de famille pour s’occuper d’elle, c’est l’Aide Sociale à l’Enfance, l’ASE qui l’a prise en charge. Vous savez ce service qui dépend du Conseil Général dont on vous dit en permanence qu’il dépense trop d’argent, qu’il ne sert à rien, qu’il a trop de fonctionnaires. Qu’il faut le supprimer très vite et en attendant réduire tous ces budgets. Celui de la protection de l’enfance qui est de sa compétence est déjà hypertendu, et le personnel qui tient le front de la misère commence vraiment à s’essouffler. Qu’à cela ne tienne, Bercy nous a bien dit que Merkel et Schäuble trouvent que les Français dépensent trop et qu’il faut faire des économies. C’est déjà difficile, ça va devenir intenable.

Peut-être que la sorcière qui s’est penchée sur le berceau de Mélanie a considéré qu’il valait mieux concentrer le malheur sur les mêmes et que statistiquement cela permettait d’en épargner d’autres. Elle a donc été placée dans une famille d’accueil agréé, dont le « père » âgé de 50 ans a commencé à la violer quand, même pas formée, elle en avait 13. Pour sa défense il dira bien sûr que c’est elle qui l’a séduit. Pardi depuis Polanski, tout le monde sait ça, une jeune fille de 13 ans c’est comme une adulte, ça adore les hommes de 50 ans ! Terrorisée la petite n’a jamais osé en parler. Jusqu’à ce que son premier flirt, rencontré au collège regarde en son absence les vidéos de son portable pour y découvrir les ébats que le cinquantenaire s’amusait à filmer. En larmes Mélanie qu’il interrogeait lui a tout raconté. Probablement contrarié le gamin accompagné d’une autre copine est allé mettre le feu à la voiture du violeur. Et s’est retrouvé en garde à vue, au cours de laquelle il a expliqué aux flics les raisons de cette nervosité. Classement sans suite bien sûr pour les petits justiciers courageux, et arrestation du violeur. Il a reconnu les faits, en précisant bien sûr que la petite l’avait provoqué. Poursuivi sur la base d’une qualification criminelle, il n’a jusqu’à présent pas fait un jour de prison.

Aujourd’hui c’était la confrontation indispensable à la procédure. Il fallait réunir Mélanie dans le bureau du juge d’instruction avec son tortionnaire, et raconter à nouveau en sa présence ce qu’il lui avait fait. Elle connaissait depuis trois mois la date de cette épreuve qu’elle redoutait atrocement. La voyant arriver avec une angoisse qui souvent la réveillait la nuit. Serrant la main de l’avocate que le département lui a désignée pour la défendre, faisant tout pour ne pas croiser le regard de l’autre, il a bien fallu entrer dans la fosse aux lions.

« Alors, comment ça s’est passé ?

•             Dur, très dur. Cela a duré deux heures, où il a fallu raconter tous les viols, décrire les endroits, les circonstances.

•             Et la petite ?

•             Collée derrière moi, elle n’a pas cessé de sangloter pendant les deux heures, sans lâcher ma main qu’elle broyait consciencieusement. La pauvre petite mère s’en est excusée après ainsi que d’avoir trempé ma robe. J’ai pu la faire sourire.

•             Et maintenant ?

•             C’est un peu le trou noir, car ayant 16 ans elle ne peut plus rester en foyer. Il faut donc lui trouver un hébergement en semi-autonome, il n’y a guère de place et sa référente qui devrait s’en occuper est en congé maternité. Elle avait fait une première année de CAP de coiffure qui s’était très bien passée. Mais le problème pour accéder à la deuxième année, c’est qu’il faut savoir où elle va habiter, et comment le coût sera pris en charge. Il y en a quand même pour 7000 € ! Et la prise en charge par le Conseil Général n’est pas assurée car les budgets sont complètement à marée basse. »

Ce genre de séquence, pour ceux qui s’occupent de la protection de l’enfance, c’est tous les jours. 70 % des violences que subissent les enfants ont un caractère sexuel, le reste étant des violences physiques. Et ce n’est pas du misérabilisme que de décrire ce qui se passe sur le front, et ce que font ceux qui essaient de le tenir, avec souvent, pour les assistantes sociales en particulier, un dévouement sans bornes. Et de dire leur chagrin de ne plus être là que pour colmater.

Et je ne m’essaierai pas à leur répondre qu’il faut penser printemps, que Jupiter se préoccupe tellement de la misère que lui et Madame ont reçu à l’Élysée en grande pompe un certain Bono pour « lutter contre la misère dans le monde », et dans une même grande pompe la chanteuse Rihanna pour parler de « la protection des enfants ». Pendant que les petits valets de Bercy asphyxient les institutions qui ont en charge le social. Je risquerais d’être mal reçu.

Emmanuel Macron et son épouse ne savent même pas que l’ASE existe et il ne leur viendrait pas à l’idée, plutôt que de recevoir des saltimbanques douteux, d’aller faire un saut sur le terrain.

Entre Mélanie et Rihanna, les Macron ont choisi Rihanna. Ce n’est pas autre chose qu’un choix politique.

NB: L’histoire de Mélanie est vraie. Son prénom, les lieux et certains détails ont été modifiés. La confrontation s’est bien déroulée aujourd’hui 25 juillet 2017.

 

L’une des porte-paroles de la France insoumise devient chroniqueuse dans l’émission de Thierry Ardisson à la rentrée, sur C8, chaîne propriété du groupe Canal+, lui-même appartenant à Vivendi que le magnat Vincent Bolloré contrôle depuis 3 ans déjà.

Sur France 2, Laurent Ruquier élimine la dispensable Vanessa Burgraf dans son émission « On n’est pas couché » (ONPC)pour la remplacer par Christine Angot, cet écrivaine qui porta le fer dans la plaie vive à l’époque d’un François Fillon ultra-favori des sondages présidentiels.

Sur les réseaux sociaux, la première s’est vu critiquer par des zélotes « marcheurs« , aussi véhéments qu’ils sont silencieux sur les pleins pouvoirs accordés à leur monarque pour saccager le code du travail, ou les déclarations insupportables de Gérard Collomb à l’égard des associations de soutien aux migrants à Calais (pour ne citer que deux exemples récents de cette version rajeunie mais tout aussi rance de Sarkofrance que nous vivons désormais). On a les combats qu’on peut et que l’on veut.

Autant se le dire très vite, ces émissions de faux débats et véritables énervements ne sont plus depuis longtemps ma tasse de thé. Et ce n’est pas le renouvellement de leur casting, fut-il à mon sens positif, qui devrait changer quelque chose.

Mais combien de fois nous sommes énervés contre les biais politiques, l’uniformité idéologique, la bienséance systématique des « grandes gueules » et autres porte-voix de ces talk-show télévisés ? J’aurai par exemple aimé qu’une Raquel Garrido (ou une autre) soit invitée permanente des Grandes Gueules de RMC quand cette stupide polémique contre la députée Danielle Onobo fur attrapée dans une sale et stupide polémique il y a 3 semaines. Nous étions satisfaits – autant lire la suite sur son blog

Avant toute chose je veux rappeler qu’il ne saurait être question de transformer « La France insoumise » en parti politique. Il s’agit d’être et de rester en mouvement. Une sorte de label commun. Mais personne dans notre pays n’a l’expérience d’un mouvement qui compte 500 000 personnes venues en appui d’une campagne politique ! Toutes les propositions que j’ai entendues ou vu arriver jusqu’à moi ne font que reproduire les anciennes structures et préoccupations du passé, liées à la forme spécifique d’un parti politique. Comme je l’ai déjà écrit ici, nous somme nombreux, dans l’expérience de l’élection présidentielle puis de celle des législatives à avoir bien compris qu’un « mouvement » n’existe que dans et par l’action, c’est-à-dire par des campagnes. Celle-ci fédère les personnes sans exiger rien d’autre d’elles que leur participation, quel que soit leur motif de le faire.

 

Lire l'article de blog de Jean-Luc Mélenchon, en entier ici !

531ème semaine politique: "Moi Jupiter", la novlangue de ceux qui ont réussi.

 

 

Où l'on cause des discours attendus et ratés du Jupiter puis de son premier collaborateur, et des ravages d'une "novlangue" qui masque mal l'absentéisme massif des nouveaux élus macronistes, le retour des affaires, les premières mesures contre les salariés, les migrants et les fonctionnaires, et les premiers cadeaux pour la finance internationale.


"Moi, Jupiter"
Jupiter parle à Versailles. Le Parlement n'est pas au complet. Vu la majorité écrasante dont dispose Macron à, l'Assemblée, à laquelle s'ajoute les "constructifs" et les curieux de tous bords qui ont choisi d'assister à ce long, trop long discours, l'hémicycle à Versailles parait bien complet. Mais pour Jupiter, cela ne suffit pas. Est-ce le jeune âge ou le narcissisme ? Est-ce un péché d'orgueil ou le début d'une inquiétude ? Toujours est-il qu'il qualifie de déserteurs ces élus insoumis, communistes, socialiste, centristes et écologiste qui ne sont pas venus sagement l'écouter. Ces derniers travaillent à écrire des amendements contre la nouvelle loi Travail récemment pondue et que le gouvernement veut faire passer en force. Ou rencontrent leurs administrées. Mais Macron les voulait dans l'hémicycle.

"Sieyès et Mirabeau ne désertèrent pas, je crois, si promptement." Emmanuel Macron, 3 juillet 2017.

"La valeur d'un collaborateur est fonction du temps qui peut s'écouler sans inconvénient, entre un effort exceptionnel de sa part, et la rémunération de cet effort." Jacques Chirac.

Si Jupiter a choisi le premier de les qualifier de déserteurs, nous ne le qualifierons pas pour autant de collabo. Collabo ? On entendrait déjà les couinements devant l'affront. Macron est président, Jupiter est tout puissant, c'est pourtant à lui de tenir ses nerfs et sa propre parole dans les limites du respect républicain. Collabo ? Les mesures précisées cette semaine témoigne en effet du soin particulier apporté à soigner les puissants: incitations fiscales pour cadres sup et banques d'affaires, austérité pour les fonctionnaires, privatisations partielles, ordonnance pour la loi Travail, etc. Vous allez voir, le menu est amer et déséquilibré.

De l'aveu même des plus admiratifs, le discours de Versailles ne comprend aucune nouvelle annonce. Il ne convainc pas grand monde. Les formules sont bien écrites, mais Jupiter brasse sans cesse le même vent. Il abuse de formules qui font joli ("Les Français sont animés non pas par une curiosité patiente, mais par une exigence intransigeante. C’est la transformation profonde qu’ils attendent.") mais ne disent rien d'un cap et ni d'une vérité politiques.La novlangue, c'est aussi cela.

Car ce discours est un modèle de novlangue, cette marque de fabrique du macronisme. La novlangue habille de termes positifs ce qui ne l'est pas, maquille des omissions et décrit la réalité idéalisée de ceux-qui-ont-tout.

A Versailles, Jupiter souhaite ainsi  "une évaluation complète de tous les textes importants, comme aujourd’hui celles sur le dialogue social ou encore sur la lutte contre le terrorisme", et pourtant il se refuse à le faire pour la loi El-Khomri et l'état d'urgence alors même qu'il s'apprête à faire voter en urgence deux textes supplémentaires sur les mêmes sujets. Il loue la réduction du nombre de conseillers ministériels, mais cache l'explosion du staff élyséen. Il prône "l’indépendance pleine et entière de la justice", mais, dans la même phrase, il se contente de promettre de limiter, et non supprimer, "l’intervention de l’exécutif dans les nominations des magistrats du parquet." Il applaudit à la "transition écologique" mais cache son renoncement à la taxe européenne sur le climat.

Après son discours, le Monarque s'en va. C'est la règle. Richard Ferrand, l'exfiltré des Mutuelles de Bretagne, braille son admiration béate: "Je salue cette pratique nouvelle qui permettra au Président de la République de faire partager sa vision et de rendre compte de son action à la représentation nationale." Rendre compte d'une action supposerait qu'une sanction soit possible. La Présidence monarchique est juridiquement irresponsable. Et ces allocutions devant un parlement silencieux une mascarade.



"Ceux-qui-n'ont-rien" paieront!
Mardi, le discours du premier ministre est une liste à la Prévert de pistes d'économies . Mais sans préciser qui paiera vraiment quoi. Quand on parle d'économies, dévoiler qui passera à la casserole est pourtant le minimum exigible de l'honnêteté politique.

Philippe confirme aussi la pérennisation du CICE (dont les effets sur l'emploi sont nuls).

Le gouvernement Edouard Philippe est investi sans surprise par l'écrasante majorité macroniste. Il faut tenir la chronique de qui vote quoi dans cette période troublée par la novlangue et le faux renouveau: 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et ... 129 se sont abstenus. On note aussi socialistes et Républicains (à 75%) ont préféré majoritairement s'abstenir  L'ancien parti de Sarkozy est fracturé comme jamais. A gauche, les socialistes Boris Vallaud et Régis Juanico, les communistes, les députés insoumis, les élus FN et une trentaine de députés LR votent contre.

Tandis qu'Edouard Philippe parle à l'Assemblée, MoiJupiter se montre héliporté sur un sous-marin nucléaire. Selfie officiel, il se déguise ensuite d'un pull de la marine officielle et fait semblant de donner des ordres au navire pendant que son PM déblatère son discours à Paris.

Ces clichés sont édifiants de ridicule.

Mardi, Manuel Valls a encore les honneurs d'une interview radiotélévisée. Le nouveau paria candidat déchu à la primaire, élu de justesse dans son fief historique, rejeté par les macronistes, auto-exclu du PS, sort cette outrance pour attirer l'oeil et l'indignation: "Oui, je pense que les candidats de la France Insoumise se compromettent avec les islamistes". Il n'attire que le mépris ou l'indifférence.

 Valls est une comète égarée qui fait des pirouettes dans l'espace politique.

Mercredi, Bruno Le Maire, ce ministre qui se prend pour le messager de Jupiter quand il représente la France à New-York, prévient que l'Etat va réaliser  "d'importantes cessions d'actifs." Sans surprise, la macronista a besoin de solder les bijoux de la nation pour redresser des comptes publics qu'elle plombera par ailleurs en exonérations de cotisations sociales et baisse d'impôts pour les plus fortunés.

Le même jour, le sympathique Nicolas Hulot commet l'incompréhensible bévue d'applaudir à l'adoption d'une très mauvaise définition des perturbateurs endocriniens par les gouvernements européens, dont la France. En novlangue macroniste, la nouvelle est une "avancée considérable." Pour un collectif de 70 ONG, c'est au contraire un incroyable recul. "les critères votés aujourd'hui [pour définir la présence de perturbateurs endocriniens] requièrent un niveau tellement élevé de preuve [de la toxicité des substances chimiques] qu'ils ne protégeront ni les humains ni la nature",

Il s'en sort d'une pirouette, l'annonce de "la fin de la vente des voitures à diesel et à essence d'ici 2040" (sic!). C'est beau, c'est généreux, c'est n'importe quoi. Comment le ministre d'un monarque qui rappelle à tout bout de champs que la France ne peut vivre isolée du reste du monde, que ses marges de manoeuvre sont contraintes, peut-il sérieusement annoncer cela ? Comment cet objectif fantastique a pu convaincre Jupiter, l'adepte du pragmatisme et du TINA ? Comment Macron, qui vient d'inviter Trump le dénonciateur de l'accord de Paris, a-t-il pris la nouvelle ?

Sans doute comme une joli coup médiatique.

Les déserteurs macronistes
Jupiter a qualifié de déserteur ces députés qui avaient autre chose à faire, leur travail de député, comme écrire des amendements, ou rencontrer des administrés. Mais Jupiter ne dit rien sur ses propres députés macronistes qui ne se déplacent pas deux jours plus tard pour voter à sa demande la prolongation de l'état d'urgence.  Car jeudi, seuls 150 députés sur 577 sont présents dans l'hémicycle pour voter la prolongation de l'état d'urgence. Un tel niveau d’absentéisme de la part d'une Assemblée si renouvelée est indécent.  Sur les 314 députés macronistes, à peine un tiers étaient présents. Où sont passés ces déserteurs ? Un taux d'absentéisme de 66%. Moins de 20% des députés Républicains, Modémistes, et socialistes étaient présents.



Mais 75% des élus insoumis étaient là. 

Qui est déserteur ?

La ministre du Travail va mal. Elle est mal. Muriel Pénicaud est désormais soupçonnée d'avoir gaspillé 8 millions d'euros, sans appel d'offres et au profit de la promotion du ministre Macron, quand elle dirigeait "Business France", une agence publique, rien que ça. Vendredi, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour "favoritisme et recel de favoritisme". Libération publie des extraits d'emails échangés avec sa tutelle de l'époque qui s'inquiétait déjà des dérives. L'enquête dira s'il y a eut malversations. Mais on ne peut imaginer qu'Emmanuel Macron, avant de devenir Jupiter, n'était pas au courant de l'affaire, de ces secousses, et donc du danger qu'il prenait à nommer Muriel Penicaud ministre.

L'imposture de la rupture se dévoile ici aussi. Macron avait promis, à son tour, la République irréprochable. En moins de 100 jours depuis son élection, il a perdu trois ténors modemistes dont François Bayrou lui-même pour un scandale d'emplois fictifs au Parlement européen. Il a dû exfiltrer son fidèle Richard Ferrand accusé d'enrichissement personnel et familial sur le dos des Mutuelles de Bretagne et du département du Finistère. Il s'attend désormais à la prochaine démission de sa ministre si/quand elle sera mise en examen. Quand à sa nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, elle est au centre d'une enquête du parquet financier sur des manquements aux règles de commandes publiques de la SNCF quand elle en était directrice financière, révèle le Canard Enchaîné ce 5 juillet.

Macron, sur son pupitre à Versailles devant un Parlement contraint au silence, s'exclame: " j'en appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d'innocence!".

Fichtre ! Le renouveau sent la naphtaline.

La Novlangue en marche
Depuis longtemps, Jupiter a déjà renommé celles et ceux qui le rallient les "progressistes". On cherche toujours le "progrès" dans les premières déclarations de Gérard Collomb à l'encontre des associations humanitaires d'aide aux migrants, ou, pire, quand l'Etat fait appel de la décision du tribunal administratif de Lille ayant ordonné fin juin des mesures d'aide aux migrants à Calais. Le gouvernement fait la chasse aux migrants avec la même hargne qu'il a de gourmandise pour  "attirer la finance internationale". La coïncidence des faits est cruelle. Le jour même où un préfet attaque cette décision humanitaire, son premier ministre promet monts et merveilles à la finance internationale menacée par le Brexit:  la suppression de la 4ème tranche de la taxe sur les hauts salaires supérieurs à 150 000 euros annuels (coût: 137 millions), la suppression de la taxe sur les transactions financières, la réduction de l'IS (de 33 à 25%) et la simplification du droit financier pour mieux attirer banques et institutions financières après le Brexit. Pour parfaire le tout, le gouvernement renonce également défendre la taxe européenne sur le climat.


La Macronista choisit ses combats.

Sa novlangue est souvent technique. Ainsi, plutôt qu'avouer l'annulation de la généralisation du tiers-payant initialement prévu à la rentrée, la ministre de la Santé demande une "étude de faisabilité". D'étude de faisabilité, il n'en est pas question pourtant pour cette ancienne dirigeante de labo pharmaceutique quand il s'agit de rendre obligatoire 11 vaccins  pour nos enfants. Elle omet sagement de rappeler le problème: l'utilisation d'adjuvants d'aluminium dans la composition des vaccins, soupçonné d'être responsable d'invalidités.

Les excès de la novlangue macroniste fatiguent ou amusent. 

Ainsi"l'addiction à la dépense publique". La formule est répétée à l'excès par Gérald Darmanin, l'ancien porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy devenu ministre des comptes publics. Pour "boucler le budget 2017", Gérald Darmanin vante son "action réformatrice".. Il cherche 5 milliards d'économies, en plus des 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires promises par Jupiter. Après le gel du point d'indice, Darmanin annonce la suppression de 120 millions d'euros de crédits non consommés, et, surtout, le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires. Il fait d'une pierre de coup: primo, cette annonce lui permet d'en rajouter sur le cliché de l'absentéisme des fonctionnaires. Deuxio, il pense économiser 170 millions d'euros. Comment ? On ne sait pas. Rappelons que la Fonction publique n'embauche pas d'intérimaire pour remplacer ces jours de maladie. C'est une mesure injuste, inutile et inefficace disait l'ancienne ministre de la fonction publique de Hollande. 65% des salariés du privés sont indemnisés sans journée de carence.  Désormais, pas chez l'Etat. Macron emboite le pas de Sarko.

Navrant. 

Les 180 millions d'euros supposément économisé par cette journée de carence financeront les 140 millions d'euros de suppression de la plus haute tranche d'impôts des salaires de la finance.
On applaudit.

Cette semaine, la sinistre ministre du Travail fait adopter en commission à l'Assemblée le passage par ordonnance de sa loi Travail.  Dans l'exposé des motifs, les explications du gouvernement sont un trésor de novlangue: on y loue la concertation tous azimuts, avec ces 3 salves de réunions: "du 9 au 23 juin, la bonne articulation des niveaux de négociation et des possibilités d’intervention de la négociation collective, pour donner de la capacité d’initiative aux entreprises et aux salariés"; puis "du 26 juin au 7 juillet, la simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs" ; puis enfin, "du 10 au 21 juillet, la sécurisation des relations de travail."  Cette vision Bisounours est touchante: à l'Assemblée, raille ouvertement tous les amendements présentés par la France insoumise sur le texte. La concertation a du bon...

Cette loi a été baptisée, sans rire, "loi sur le renforcement du dialogue social."   Rappelons les 5 mesures emblématiques sont, rappelons-le: la création d'un contrat précaire à durée indéterminée, le plafonnement des indemnités prudhommales, une plus grandes souplesse accordée aux employeurs dans l'organisation des conditions de travail et la fusion des instances représentatives du personnel pour mieux les noyer sous la tâche.

Ne riez pas. Le même gouvernement veut œuvrer pour une meilleure "mobilité" des salariés. Une nouvelle loi "logement et mobilité" est à l'étude pour l'automne, avec une belle mesure, la création d'un bail précaire pour les travailleurs... précaires.

La République en Marche va créer ses propres médias. MoiJupiter veut sa télévision. Sarkozy en son temps réfléchissait à pareil. On pourrait croire que ces monarques ne se contentent pas d'un applaudissement général des médias dominants. Ce n'est en fait pas le sujet. Nous avons retenu la leçon avec le sarkozysme: le pouvoir, même quand il est soutenu par les médias dominants (et non pas "les médias") , anticipe l'échec, la déception et donc le besoin de créer ses propres relais.

L'explication officielle est limpide, créer une Pravda des temps des modernes:  "Nous voulons associer davantage la presse quotidienne régionale. Mais nous voulons aussi développer des contenus, de manière décentralisée. Si les médias n’y vont pas, on ira."

SOURCE:  http://sarkofrance.blogspot.fr/2017/07/sarkofrance531.html


Ami(e) qui n'a rien, ne renonce pas.

J’ai la nausée trop complexe pour réussir à exprimer en quelques salves sur Twitter ce qui se passe devant nous. Je m’en excuse, sincèrement, pour mes anciens camarades de jeu qui s’agacent de l’opposition brutale et immédiate à Emmanuel MacronLe sous marinier.

Osons une question, et avançons une réponse: pourquoi donc un déçu du Hollandisme mou/libéral/trahissant pourrait-il être satisfait, attentif, curieux ou plein d’espoir avce l’un des héritiers du sarko-hollandisme ? Parce que sa cravate est droite et qu’il est plus jeune ?

Jugeons Macron pour ce qu’il fait, ce qu’il dit, ce qu’il promet.

Lire la suite sur "les coulisses de Juan"

530ème semaine politique: cette colère froide contre Emmanuel Macron

 

Où il est question d'une accélération des caprices, d'une imposture qui prend un tour nouveau, de ces premiers jours d'un quinquennat qui ressemble fichtrement à la fusion des précédents. D'une colère froide qui alterne avec des moments de franche rigolade devant le ridicule narcissique de Jupiter. 




Manu 1er, caprice à Versailles.
Après l'échec d'un sommet européen du 24 juin, Jupiter a fait sa photo. Comme nombre de quadralescents, il poste ce selfie officiel sur son compte Twitter. Le cliché évoque une publicité d'après-rasage, ou une réclame pour Hugo Boss. L'Elysée annonce ensuite que Jupiter ne fera d'interview le 14 juillet. Cette tradition lancée par Valéry Giscard d'Estaing n'avait certes aucun intérêt. Mais la justification avancée par les services de Jupiter est ridicule. Ou inquiétante. Jupiter renonce à l'exercice car sa pensée serait "trop complexe".

Sans rire.

Sa "pensée complexe" s’accommode mal des questions de journalistes, fussent-ils adoubés par l’Élysée comme par le passé. 

Jupiter convoque le Parlement en Congrès à Versailles pour le 3 juillet. "Emmanuel Macron fait congrès, mais ne répondra pas aux questions des journalistes présentateurs de journaux le 14 juillet." explique indulgemment l'éditorialiste Bruno Roger-Petit, l'un des invités du dîner de pré-victoire à la Rotonde au soir du premier tour. Députés et sénateurs sont invités à écouter la parole présidentielle, sans pouvoir répondre, et avant même que le premier ministre Edouard Philippe n'ait pu faire son propre discours de politique générale. Les premiers à annoncer le boycott de ce caprice sont ... les centristes de l'UDI, pourtant si macron-compatible. Jean-Christophe Lagarde, leur président, dénonce la manœuvre à chaud. Les élu de la France insoumise, tout comme les sénateurs écologistes et quelques députés socialistes ne seront pas non plus présents.

Ce caprice de Jupiter coutera un demi-million d'euros aux contribuables. Rien que ça. Avant, le président élu se contentait de faire un lire un mot sur ses orientations aux parlementaires. Sarko, qui a fait voter une modification constitutionnelle pour permettre l'adresse directe du monarque aux élus de ses sujets, a usé une fois de la possibilité quand son quinquennat était déjà à bout. Hollande aussi, mais pour des circonstances dramatiques qui réclamaient de l'union nationale. Macron emboite les pas de Sarko, il n'a d'autre envie que de se montrer, et d'incarner ce quinquennat.

Ce caprice révèle aussi un trait de caractère aussi inquiétant qu'archaïque. Le progrès, nous explique-t-on, s'illustre dans la collaboration, le partage, le collectif, dont les échanges sont portés par les innovations numériques. Jupiter lui-même a tenté d'incarner ce changement, cette nouvelle version de la démocratie participative chère à Ségolène Royal il y a 10 ans. Porte-à-porte en tous genres, réunions tupperware, castings des candidats à la députation, etc., les premiers moments de l'histoire du mouvement En Marche sont un story-telling réussi sur un mouvement "populaire". L'effet de contre-balancier par le comportement capricieux, archaïque, monarchique du jeune monarque est désastreux.

L'image qui se dessine de cette macronista au pouvoir est celle d'une majorité d'élus où les classes aisées sont sur-représentées, où quelques brebis galeuses  qui trafiquent avec l'éthique sont protégées par l'indulgence du Roi, où une campagne financée comme une start-up fut organisée par un conseil d'administration pour aboutir à un pouvoir sur-concentré entre les mains d'un jeune Bonaparte.

La convocation du Parlement à Versailles est logique, à l'image de ce début de quinquennat.

La Vème République est monarchique, ce n'est pas nouveau. Le scrutin majoritaire aggrave cette caricature faussement démocratique puisqu'il suffit de remporter la première place, qu'importe le nombre de suffrages, pour remporter la quasi-totalité du pouvoir législatif. L'Assemblée a été élue par un processus démocratique mais elle ne représente pas le peuple, loin s'en faut. Et Jupiter ne fait preuve d'aucune humilité, d'aucune compréhension à cet égard.

Back to the Future?
La Macronista se dévoile enfin, tardivement. Un éditocrate s'étonne de l'inexpérience de nombre de députés. A l'Assemblée, les postes de direction se répartissent entre hommes, y compris et surtout dans la majorité macroniste. A l'étranger, le ministre Le Maire s'emmêle les pieds dans ses références antiques: "Emmanuel Macron est Jupiter. Je suis Hermès, le messager". Hermès, dieu de l'opportunisme chez les Grecs, Jupiter, Dieu tout puissant chez les Romains...

François de Rugy, l'homme qui a retourné sa veste fois en 4 ans, est élu président de l'Assemblée nationale par un groupe majoritaire au pas.

Richard Ferrand, dont le Canard Enchaîné continue de révéler les détails de ses affaires (l'embauche de sa compagne par les Mutuelles de Bretagne et ... une propriété publique du département dont l'élu présidait le conseil général), est élu à main levée, sans opposant, chef des députés macronistes.

La ministre du Travail est inquiétée dans une affaire de favoritisme.

La ministre de la Défense cache sa représentation pour la banque Edmond de Rotschild au conseil d'administration de Zodiac Aerospace. Et le député François Ruffin paraphrase Jean Gabin :"ce n'est plus un gouvernement, c'est un gigantesque Conseil d'administration!"

"Entre l'intérêt national et l'abus de confiance, il y a une marge." Jean Gabin, Le Président (1961), écrit par Michel Audiard.


Petite joie, la Justice délivre enfin sa mise en examen à Marine Le Pen pour abus de confiance "en sa qualité de députée européenne de 2009 à 2016 pour utilisation de fonds du Parlement européen". On lui réclame quelques millions d'euros pour emplois fictifs au Parlement européen. La même accusation qui vient de décapiter le gouvernement de ses ténors Modem.

Manuel Valls réalise qu'il n'est plus socialiste. Benoit Hamon lance son mouvement et quitte aussi le PS. Ces temps ont des moments touchants.



Back to the Past!
Mercredi, le premier collaborateur d'Emmanuel Macron présente la loi Travail en Conseil des ministres, ainsi que le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnancesLa France est moins rigide que l'Allemagne, en matière de licenciements individuels, rappelle Alternatives Economiques. Et "il est plus facile de faire un plan social en France qu’en Irlande, en Hongrie, en Allemagne, en Suisse, en Italie, au Mexique ou en Belgique," mais cela, Edouard Philippe ne le dit pas, bien au contraire. Sa ministre du Travail, sans doute prochainement mise en examen pour favoritisme quand elle a organisé une sauterie à Las Vegas sur fond public pour le ministre Macron en janvier 2016, déclare que le code du travail "n’est fait que pour embêter 95 % des entreprises".

"La loi, qui est au-dessus de tout, doit définir des grands principes, mais pas le détail de l’organisation et du temps de travail, ou encore de la formation." Muriel Penicaud, ministre du Travail.

Au 1er juillet, la consultation chez le médecin généraliste conventionné augmente de 2 euros. L'allocation minimale chômage de 0,65%. On espère que les chômeurs concernés ont une mutuelle.

Jeudi, la Cour des Comptes publie son rapport attendu sur l'état des finances publiques. Elle dénonce un dérapage de 8 milliards d'euros et le non respect des dernières promesses du président Hollande - ramener en deçà des 3% du PIB le déficit budgétaire. Aussitôt, Edouard Philippe s'affiche devant les journaliste. L'un de ses thuriféraires, éditocrate à Paris Match, exulte: "Edouard Philippe existe. Le Premier ministre en a apporté la meilleure preuve, hier, avec sa froide colère contre les 8 milliards de dettes laissées par François Hollande. La dramatisation était sûrement calculée mais la sincérité évidente." Philippe fustige les "manipulations" et l'"insincérité"du dernier budget de Hollande. A-t-il regardé où les principaux dépassements ont eu lieu ? L'agriculture (1,7 milliard - grippe aviaire, et union européenne), l'emploi (1,2 milliard - plan de formation de 500 000 chômeurs) et la défense (0,9 milliard).

Le premier collaborateur fustige l'ampleur de la dette publique, l'antienne est connue. Macron, l'ancien conseiller économique puis ministre de l’Économie de François Hollande, ignorerait donc le bilan économique de son ancien patron.

On croit rêver.

Des sources bien informées au gouvernement laissent aussitôt entendre que les principales promesses de cadeaux fiscaux du candidat Macron, à l'exception de la baisse des cotisations maladie et chômage au profit d'une augmentation de la CSG pour tous (et donc les retraités), seraient reportées à plus tard. Car les proches de l'ancien conseiller économique puis ministre de l’Économie de François Hollande osent nous faire le coup de la situation économique pire qu'ils ne l'avaient prévue. "Les promesses fiscales formulées pendant la campagne pour 2018 pourraient donc être repoussées d'un ou deux ans." nous explique-t-on.

Ces gens-là nous prennent pour des cons. Vendredi, Jupiter inaugure le campus de Station F. On lui a dressé une estrade, il est quelques têtes au-dessus de l'assistance, au centre. Micro en main, il peut se tourner pour déclamer. C'est un spectacle. Il loue l'esprit d'entrepreneuriat, il a raison. Puis il lâche cette formule, indécente:

"Une gare, c'est un lieu où l'on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien." Jupiter, 29 juin 2017.

Le même vendredi, les ministres et sous-ministres partent à Nancy en "séminaire de team-building". Ils vont réfléchir aux "gens-qui-ne-sont-rien".
 

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Simone Veil, grande figure féministe, décède.  On oubliera sa participation aux manifestions contre le mariage gay pour conserver le souvenir d'une grande dame. Et les quelques tweets d'élu frontiste et et autre rageux rappeleront au contraire combien les combats de cette femme d'Etat qui a porté contre son camp politique la légalisation de l'avortement en 1974 méritent d'être poursuivis.



Ami(e) citoyen(ne), réveille-toi.

 

JUAN S.  (son blog : SARKOFRANCE )

Pendant cet été, le site ne proposera que quelques articles généraux qui seront répercutés dans une newsletter mensuelle, sauf bien sûr évènements exceptionels.

Bonnes vacances à ceux qui en prennent, bonnes récoltes à ceux qui ont tant travaillé pour les espérer; bonne santé à tous, à bientôt, et n'oublions pas ce message important, valable tout le temps :

Merci patron, merci Macron

 

Il y a une grande vertu à trouver à cette bêtise du référendum Macron, ce référendum curieux où avec 2 millions de voix de moins qu’au premier tour d’une présidentielle mal gagnée, un candidat promis aux pleins pouvoirs de modifier le code du travail, nos libertés civiles et même nos libertés constitutionnelles.

Dans ce bordel horrible, crétin, il y a une vertu, une seule, le réalignement accéléré, et la révélation des vraies alliances de demain.

Aucun des partis, même En Marche, n’a réussi à tenir un discours de désistement, alliance, ralliement de second tour cohérent.

  1. Hamon (PS) appelle à voter France insoumise contre Valls (PS ?). Il y a beaucoup de candidats socialistes qui appellent à voter la France insoumise. On sait que c’est dur, mais c’est réjouissant. Même la suppléante de Menucci a compris cette nécessité.
  2. La France insoumise soutient les candidats socialistes contre les candidats En Marche ou LR qui sont en mesure de prouver qu’ils ne voteront pas En Marche, c’est-à-dire LR quand la nouvelle loi Travail déboulera.
  3. Edouard Philippe enfonce sa nouvelle fidélité macroniste, il soutient quand il a envie les candidats LR.
  4. On ne commentera pas le duel Myriam El Khomri (soutenue par Macron) contre Pierre-Yves Bournazel (soutenue par Philippe).
  5. Les désistements du FN tantôt à gauche tantôt à droite sont aussi débiles que la présidente de ce parti.

Edouard Philippe a confié que la future loi Travail prévoira des conditions de licenciement « par entreprise ».

Ne pleurez pas.

Votez utile dimanche.

 

Source :  https://sarkofrance.wordpress.com/2017/06/15/merci-patron-merci-macron/

 

Tout d'abord, un grand merci à nos candidats pour cette campagne, qu'ils ont bien menée, avec votre appui, à tous !

Nous avons des raisons d'être fiers de nous, même si, bien sûr, les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances !

 

Quelque soit votre décision pour le 2ème tour (la mienne ... ? c'est que les oiseaux chantent et il est temps de prendre le temps de les entendre.... avant l'orage !).

Mais à partir de ce jour, continuons, encore plus qu'avant, d'être unis, de faire des propositions et des critiques sur ce qui va se faire au plan national et départemental.

Nous avons du pain sur la planche ! commençons à nous mobiliser sur le problème crucial de la santé des Gersois mis à mal (voir notre lettre à Mr le Préfet et Mme la directrice de l'ARS), et ce qui est en relation directe, la qualité de l'eau et la gestion des déchets. Certe, nous restons vigilants quant aux projets du gouvernements, non seulement dans la casse du code travail, et donc de la protection des travailleurs et des chômeurs, mais aussi dans la taxation des retraités, et tant d'autres projets que nous ne pouvons accepter !

 

Merci pour votre engagement, toutes et tous, pour votre gentillesse et le magnifique groupe d'hommes et de femmes, uni(e)s dans un même but : le bien être de nous tous, de nos concitoyens.

 

Humbert

 

Le parti socialiste n’a pas encore disparu, mais nous y sommes presque. Sa déroute est d’abord une question financière. Il va lui manquer beaucoup pour maintenir le parti à flots. Le PS, surtout, n’est plus en situation de réclamer un soutien. Il n’y a aucune réjouissance dans ce constat.

Mais il est temps de tourner cette page-là, qui, après le quinquennat Hollande, nous a amené là où nous sommes: un ancien fidèle de Hollande va conduire l’exacte politique que Sarkozy espérait.

#4. Le renouveau porté par la « République En Marche » vise à conduire une politique que nos grands-parents ont réussi à contre-carrer en 1936. Le Front populaire a voté la suprématie des conventions collectives, rien que cela .

Le projet de réforme du code du travail vise à affaiblir exactement cela.

La République des patrons est en marche.

la source, le blog : https://sarkofrance.wordpress.com/2017/06/12/la-fin-de-la-democratie/

Le peuple de France n'a nul besoin qu'un docteur FollAmour lui ordonne des doses de quoique ce soit !
Le Peuple de France, et c'est sa force, DOIT imposer la proportionnelle, qui, d'ailleurs, donne bien une certaine majorité, au vainqueur de l'élection. Mais pas un permis de dictature....

 

 

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Source : http://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/legislatives-a-quoi-ressemblerait-l-assemblee-nationale-si-elle-etait-designee-a-la-proportionnelle_2233093.html

Petit mot de Sophie Buys, notre candidate, suppléante de Pascal Pénétro, au soir du 11 juin.

 

Je ne serai pas présente demain soir (12 juin)  à la réunion car je suis de garde. Cependant Pascal vous donnera mon opinion... qui se trouve être la même que la sienne.
Comme je ne pourrai pas vous les dire de vive voix, je vous envoie ce petit mail pour vous dire quelques mots à propos de cette campagne électorale.
Pascal l'a dit à plusieurs reprises, mais il est vrai que celle-ci fut une belle aventure humaine.
Notre ancien slogan était "l'humain d'abord", et il reste toujours d'actualité me semble-t-il.
Cette campagne a été l'occasion de très belles rencontres permettant de tisser un réseau de camarades à travers le Gers.
Si l'on réfléchit au fait que ce réseau a été créé en deux-trois mois, et que l'on compare celui-ci à ceux de Dupouey et Terrain qu'ils ont créés depuis 20 ou 30 ans, cela relativise la portée de leurs résultats et est une promesse d'avenir pour nous.
Dans les mois qui arrivent nous allons devoir consolider ce réseau et continuer de travailler ensemble à l'agrandir non plus dans une perspective électorale mais dans une perspective de lutte et de résistance contre le massacre social qui se prépare.

Merci à tous de nous avoir soutenu dans cette campagne de longue haleine commencée dès les présidentielles: ceux qui ont collé, ceux qui ont tracté, ceux qui ont fait des vidéos, ceux qui nous ont amené voir des copains, ceux qui nous ont aidé à faire les tracts et les affiches, ceux qui ont contribué à propager les informations...
Merci à Pascal d'avoir été  le moteur de ce "duo de choc" que nous avons été.

J'ai été très fière d'avoir été l'une de vos porte-parole !

À très bientôt
Sophie Buys

Aujourd'hui, je vous propose ce billet de Juan S. blogueur très connu.

Comme il le mentionne dans ce texte, JL Mélenchon parle des sujets qui devraient passionner la France, puisque ces législatives sont si importantes pour qu'elle ne sombre pas dans l'ultra-libéralisme. C'est dans la revue de la semaine # 29 en fin d'article.

 

Le marathon électoral français est épuisant, franchement épuisant.

La campagne législative aurait pu être l’occasion de reprendre le débat raté de la présidentielle sur les programmes. Entre les déboires de Fillon et les oukazes au front républicain, nous avons en effet peu débattu des programmes eux-mêmes. Même Macron n’a dévoilé le sien que très tardivement, début mars, soit quelques semaines avant le premier tour.

Humbert : J'ai relevé sur le site du Parti de Gauche un édito de Monsieur Coquerel, qu'il m'a semblé intéressant de partager :

 

Emmanuel Macron est le Mister Kaa de la politique. A l’image du python hypnotiseur du Livre de la Jungle, il aime à fixer de ses yeux bleus, ses interlocuteurs, et plus généralement les Français. Il ne murmure pas « aie confiance » mais c’est tout comme. Aie confiance en quoi ? Voilà bien la question. Emmanuel Macron n’a justement pas envie d’y répondre trop vite. Au moins le temps que sa tactique « attrape tout » lui permette de rapter une majorité à l’assemblée après avoir fait de même avec l’élection présidentielle.


Il faut dire que l’homme sait distiller des fausses pistes avec habileté, la complaisance des principaux médias faisant le reste. Un médiateur est nommé pour Notre Dame des Landes ? Voilà ces médias relayant que le projet est quasi abandonné sans que jamais le Président de la République n’ait prononcé ce mot. Le tout est qu’opposants et partisans puissent croire chacun à la victoire jusqu’au 18 juin et qu’ensuite le gouvernement ait les mains libres.

 

6 personnes sur 10 à la retraite sont en dessous du seuil de pauvreté !!

Ce chiffre n’est pas de moi, il a été donné dans ce reportage de France Télévision, un média considéré, pour le moment, comme étant non-complotiste.

Dans les Bouches-du-Rhône, près de six personnes âgées sur dix vivent sous le seuil de pauvreté…

Les cadeaux ne servent qu’à faire croire que c’est « juste et bon »

C’est fait pour vous faire avaler la pilule et faire taire les détracteurs ! « Quoi ? Vilain, vous ne voulez pas aider tous ces pauvres vieux alors que vous êtes un nanti, un riche jeune ou vieux !! »

Alors voilà l’idée à laquelle ce genre de reportage prépare les esprits : « Eux pourraient voir leur situation s’améliorer avec la nouvelle réforme, quand les jeunes retraités qui ont pu bénéficier de régimes spéciaux avantageux savent au contraire qu’ils sont sans doute la dernière génération à avoir pu en profiter »…

Et c’est cela l’important, la « dernière génération à profiter de la retraite », après eux, c’est terminé, fini, va falloir bosser, en déambulateur s’il le faut, il va falloir payer les dettes, payer les soins, payer l’eau que vous buvez mais aussi sans doute un jour l’air vicié que vous respirez, pour en avoir du pur, faudra donner votre argent.

Alors, oui, là encore, préparez-vous, car sur les retraites, ce qui s’annonce c’est un massacre à la tronçonneuse.

Charles SANNAT

 

Allez-y, les insoumis!

 

 

Samedi, la France insoumise rassemblait ses candidats aux élections législatives. Le programme est connu, ai-je rappelé dans la chronique  hebdo.

Mélenchon s’explique. Il a repris ses chroniques video. Plutôt que d’éructer, il suffirait à certains de prendre le temps d’écouter, comme les opposants à Macron le font avec les discours et propos de Macron. C’est une démarche simple, et plus honnête que de commenter des extraits publiés ou interprétés sur les réseaux sociaux.

 

Où l'on prend conscience de la résolution et de l'intégrité d'EELV et de son allié Hamon (qui s'est donné à Macron ....) ... et oui, il faut suivre !!!.....

 

Emmanuel Macron doit en premier lieu son élection à une forme de coup d’État, qui a impliqué la haute fonction publique, les médias, et le grand Capital. Ensuite, à l’absence de réaction des forces politiques et démocratiques devant cette manipulation qui a pourtant abouti à retirer à l’élection présidentielle  2017 son caractère de sincérité et de légitimité. En troisième lieu cette confiscation a été permise par une prise de pouvoir totale de la haute fonction publique d’État et de ses réseaux, pour porter l’un des siens à la présidence.

Une élection faussée par une forme de coup d’État.

Ce début de l’année 2017 m’a permis d’appréhender .... lire le blog "Vu du droit"

 
Lettre à un ami qui me conjure de voter Macron
Macron
 
Tu me dis que le 7 mai nous n’avons pas le choix et qu’il faut voter Macron. Si je m’abstiens, dis-tu, je fais le jeu de Le Pen. Dans ta bouche, c’est comme une injonction morale. Au deuxième tour, il faut faire barrage au Front national, parce que si on ne le fait pas, Marine Le Pen sera élue. Je comprends tes arguments, car, comme toi, je n’ai pas envie que le FN accède au pouvoir. C’est une formation politique dont j’ai toujours combattu l’idéologie, et la possibilité de lui accorder mon suffrage ne m’a jamais traversé l’esprit.

 

J -2

 

b_1_q_0_p_0Et voilà l'autre qui passe un deal avec la blonde. Le Dupont Lajoie de la souveraineté nationale s'en est allé signer un pacte avec la Diablesse du FN. Alors mon gars? Pas joli joli de prendre une telle initiative sans même en parler à ses petits camarades de "Debout la France"... sûr qu'elle chancelle salement sur ses deux guiboles la Marianne du père Nicolas... Devrait peut-être voir du côté de JLM question respect des militants et des électeurs.

Encore un qui met les doigts dans le pot de confiture. Qu'a-t-elle bien pu lui promettre la Walkirie outre le poste de Prime Minister. Un peu de monnaie histoire de compenser les 0,27% qui lui manquent pour le remboursement de ses frais de campagne. Et le reste? Nannn... pas possible... elle irait jusque là pour parvenir à ses fins? Prêt à tout le Nicolas!

Viennent ensuite, et toujours, les déclarations de droite et de gauche (?) faisant suite à l'absence de consigne de JLM. Alors là, sont fortiches les donneurs de leçon! "Ne pas appeler à battre M. Le Pen est une faute intenable quand on est de gauche" s'emporte le bon Cambadélis. Et soutenir avec la ferveur dont tu as fait preuve le candidat désigné par le parti dont tu es le secrétaire général, c'est tenable, banane?

Et le débat (?) que je n'ai pas regardé pour préserver ma santé mentale. Vu les commentaires sur les radios et dans les gazettes au lendemain de cette passe d'armes, l'idéal de démocratie en a pris un sérieux coup dans les gencives. Une fasciste éructant inepties et menteries pour se faire mousser auprès de la France populaire face à un jeunot décontenancé par l'agressivité de la donzelle. On touche le fond faute de l'aborder... Ça permet à nos éditorialistes et à nos politiciens professionnels "respectables"  d'en remettre une couche sur les "inconscients", voire les "criminels" qui s'apprêteraient à s'abstenir ou à voter blanc.

À ce jour je suis tendance "vote blanc", voire "abstention". Je subis, comme tout le monde, la pression de ceux qui ont mis en place et entretenu la bête pour mieux nous demander de la virer... vais-je résister?

 

Lionel B.

 

 

De la prise d’otages, par Frédéric Lordon

 

Pour les moralistes de lustre (qui se mettent en mode moraliste républicain une fois tous les lustres – tous 5 ans – et se remettent à leur besogne de casse sociale le reste du temps), voici quelques extraits du dernier billet de Frédéric Lordon dont j’ai essayé de conserver la logique de l’argumentaire, pour expliquer mon abstention du 7 mai. #SansMoiLe7Mai

Car c’est encore lui qui l’explique le mieux.  Comme d’habitude.

 

Cet article provient du Blog Vraiment de Gauche

 

Extraits choisis du post " De la prise d’otages "

par Frédéric Lordon

(…)

Dans le concert pour cymbales et sanibroyeurs qui tympanise le pays entier, il n’est, à quelques exceptions près, pas un instrumentiste qui n’ait une part de responsabilité, politique ou idéologique, dans la situation présente – contre laquelle il jure ses grands dieux être prêt à faire barrage de son corps (si seulement…).

(…)

On n’en finirait pas de dresser la liste des éditorialistes, des experts, des économistes à gages, des intellectuels de service, des roitelets de matinales qui, pénétrés du sentiment de leur liberté, récitent à l’année le catéchisme de l’époque – « Mais enfin vous n’envisagez tout de même pas du protectionnisme ? Mais les entrepreneurs partiront ! Mais ce sont les entreprises qui créent l’emploi ! Mais sortir de l’Europe c’est la guerre ! Mais les charges détruisent la compétitivité ! » – pour découvrir un matin, stupides et interdits, les effets réels des politiques dont ils sont les desservants. Et surtout qu’une partie croissante de la population est prête à n’importe quelle solution, fut-ce la pire, pour donner une expression à sa rage.

 

Présidentielle : sortir des mâchoires du piège

 

PiègeQui a dit cela : « ce sont eux nos vrais ennemis, puissants, organisés, habiles, déterminés. Vous les croisez dans les rues dans les campagnes, sur la toile, bien souvent masqué, aussi haineux que lâches »  ?  (réponse dans l'article !!!)

Le Front National ? C'est une épicerie familiale dont la direction rassemble une partie de la fine fleur d’une extrême droite à tendance passablement fascisante. Il est l’équivalent de ces partis populistes d’extrême droite que l’on rencontre désormais dans beaucoup de pays de l’Union Européenne.

Ne revenons pas sur les commentaires qui ont analysé ce premier tour en long et en large, si ce n’est pour dire que le seul vote qui avait vraiment du sens, était celui qui aurait permis de gripper la machine avec la présence de Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour. Malheureusement nous sommes quand même coincés entre les deux mâchoires du piège.

Lire l'article du blog 'Vu du droit" qui porte Un regard juridique sur l'actualité avec Régis de CastelnauUn regard juridique sur l'actualité avec Régis de Castelnau :

 

 

La victoire à la Pyrrhus du candidat de la caste oligarchique et du « kapo » du système

 

 

Mes ami-e-s, mes camarades,

Andromaque et PyrhusLa crise de régime ne saurait tarder. Nous devons être prêts. Et donc ne surtout pas nous démobiliser. Et encore moins nous disputer.

Je me permets de mettre en garde contre les « bilans » qui voudraient tenter d’expliquer notre échec en pointant certaines insuffisances de notre candidat, de notre projet, ou de notre stratégie. Je ne dis pas que nous devons taire ce qui nous semble devoir être dit et analysé, mais je nous appelle collectivement à faire preuve de la plus grande responsabilité. Toute défaite nécessite d’être étudiée sérieusement. Nous devons collectivement tâcher de comprendre ce qui nous a manqué.

2002 : pour repousser le père , ce nostalgique de Vichy, de l’Indochine et de l’Algérie françaises, ce négationniste des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du génocide ciel menaçantcommis par la barbarie nazie, des millions de Françaises et de Français ont voté pour un Jacques Chirac dont ils ne partageaient pas les choix politiques. Nombreux sont ceux qui, cette année-là, se sont fait violence en votant contre leurs convictions. Rien n’est plus malsain dans une démocratie.

Mais c’est de là qu’est née la stratégie du vote utile. Le scénario parfait pour les tenants du système. La garantie de l’élection systématique d’un des leurs. Ils ne furent pas obligés d’y recourir lors du scrutin de 2007 puisque ni Ségolène Royal, ni à fortiori Nicolas Sarkozy ne remettait en cause l’ordre établi, celui du « il n’y a pas d’alternative ».

Sarkozy devenu à juste titre un épouvantail pour une majorité du peuple, c’est contre lui qu’on invoqua le vote utile. Ce fut l’opération menée à bien en 2012. Au premier, comme au deuxième tour, il fallait donner toutes ses chances au disciple du social-libéral Delors et ne prendre en aucun cas le risque que Sarkozy puisse être réélu.

Sarkozy évacué par son propre camp en vue de l’élection de 2017, la nouvelle menace surgit d’une opération bien menée depuis des années par la presse dominante, Le Monde en tête : la dédiabolisation du FN. Tout au long des dix années écoulées que n’a-t-on lu dans la presse dominante qui contribuait à faire du FN un parti comme un autre ? Que n’a-t-on entendu dans la bouche d’un Sarkozy ou d’un Valls des propos qui flirtaient avec la xénophobie et le racisme du FN ?



MICHEL COLLON & ALEX ANFRUNS

Michel CollonUn tremblement de terre politique. Après les Etats-Unis, la France, et puis ? Fin du bipartisme, émergence de nouvelles forces politiques, recomposition ? Une chose est certaine : le verrou PS a sauté. On ne peut pas impunément annoncer que son ennemi est la finance et puis servir docilement cette même finance. Trop, c’est trop ! Et maintenant, comment continuer ? Comment éviter que « tout change pour que rien ne change » ?

Le PS a bien vendu son Plan B

La déconfiture de Hamon (6% !) n’a rien d'imprévu. C'est la chronique d'une mort annoncée, qui avait déjà eu lieu, en Grèce, puis en Espagne. Trois signes montraient que le PS préparait son Plan B : d'abord, l'annonce tardive et inédite du retrait de François Hollande en raison de son impopularité, puis la division irréconciliable des deux courants majoritaires dans les Primaires socialistes et enfin le soutien à Macron de l'aile droite du PS.