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Charlottesville: que faire de ces racistes ?


14 août 2017 Juan S.

 

Il faudrait les dénoncer à leurs employeurs, ces racistes. C’est en substance ce qui est ressorti d’une discussion familiale à propos des évènements tragiques de Charlottesville en Virginie.

Je n’étais pas d’accord. Les dénoncer à leur employeur pour quoi faire ? Qu’ils se fassent virer de leur job ? Et après ? On fait quoi ? On les tue ? Ces racistes – car ces gens qui manifestent pour la défense et la suprématie de la race blanche sont des racistes – font partie de notre société. Ils sont parmi nous. Ils sont au coin de chaque rue, dans nos immeubles, dans nos restaurants, et même souvent dans le métro.

Ces racistes, ils sont partout.

Il faut les confronter, il faut dénoncer leur bêtise, il faut dénoncer leurs actes.

 

« Où as-tu vu qu’on pouvait changer des racistes ? » m’a-t-on demandé alors. C’est vrai, le chemin est rude, long et incertain.

 

C’est Barack Obama qui a fourni plus tard dans ce weekend la réponse qui convenait.

« No one is born hating another person because of the color of his skin or his background or his religion. People must learn to hate, and if they can learn to hate, they can be taught to love... ... For love comes more naturally to the human heart than its opposite. » (*)

Barack Obama a tweeté cette simple phrase quelques instants après l’effroyable déclaration du clown de la Maison Blanche.

Une citation de Nelson Mandela.

Tout est possible, même le meilleur.

Aux Etats-Unis, des républicains ont heureusement dénoncé cette manifestation – John McCain, Marc Rubio, Mitt Romney – et l’acte terroriste des suprémacistes blancs à Charlottesville.

(*) « Personne ne nait en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, son histoire ou sa religion. Les gens apprennent la haine, si les gens peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer. Car l’amour vient plus facilement au coeur de l’homme que son opposé.»

Alors qu’il chute dans les sondages comme jamais, certains au Figaro s’interrogent sur son style présidentiel. C’est sans doute plus commode pour éviter de questionner la politique annoncée et menée depuis le scrutin du 7 mai.

« C’est la première fois en politique qu’un chef de l’État dirige ses équipes en introduisant des méthodes de management venant du monde de l’entreprise » explique ainsi une experte dans les colonnes du Figaro. Et à quoi voit-on cela ? A travers une foule de détails, apprend-on (il est très directif, il interpelle ses ministres même en pleine nuit, etc) qui s’apparente à du micro-management mal placé plutôt qu’à du management. Quelques signes supplémentaires de cette incapacité à diriger sereinement sans doute, que nous constatons depuis un trimestre.

Le vrai sujet de Jupiter est ailleurs: son autocratisme personnel lui joue des tours. Ajoutez à cela que son socle électorale est hyper-réduit, que son programme est impopulaire et qu’il n’a fait aucun geste, bien au contraire, vers ses oppositions, et vous avez un résultat attendu: la dégringolade.

Mélenchon est persuadé d’une nouvelle crise, très proche, plus proche que le vent de dégagisme qui a frappé les scrutins présidentiel et législatifs de 2017. Je ne suis pas aussi sûr. S’il a raison d’expliquer que « l’un après l’autre, tous les compartiments de la société ont été mis ou remis en tension » (qui ne se sent pas agressé ou blessé par les premiers 100 jours de Macron: chômeurs, retraités, humanistes, socialistes, écologistes, professeurs, militaires, fonctionnaires en général, etc), je ne suis pas sûr que cela suffise à déclencher une crise. La France a horreur des révolutions même si elle déteste toujours ses monarques.De surcroît, chaque appel à une assemblée constituante pour tirer le trait de cette Vème République délégitimée est caricaturée en chavézisme sanglant même par les prétendus centristes de ce pays.

Nous avons besoin de passer sereinement à autre chose, un autre régime, une autre façon de concevoir les lois, une autre façon de représenter le peuple. L’immense abstention que quelques bétas ont pris pour une adhésion passive au macronisme devrait suffire à en comprendre l’urgence.

Bref, le chemin sera long .

RELISEZ GRAMSCI (1)

 

Des députés qui interpellent dans l’hemicycle et les commissions, des chroniques à la TV, les billets dans les journaux, un sketch humoristique dans une émission radiophonique, des liens partagés sur Facebook, des tweets en salve pour commenter l’actualité… tout cet effort collectif, qui est maladroitement coordonné (oh oui….), est rejouissant. 

Relisez Gramsci. Il est surprenant qu’on soit obligé de le répéter. Pour espérer gagner, il faut répéter le message, la logique. Il faut gagner la culture. 
Ruffin l’explique très bien dès la seconde minute de son dernier billet video de la saison. 

Comme lui, combien de fois n’ai-je suffoqué en entendant l’intoxication idéologique à l’oeuvre chez des esprits parfois brillants mais corrompus par des raisonnements sur-répétés en boucle dans leur cerveaux désormais éteints ? Trop souvent puisque ma classe sociale m’arrive plus souvent que la moyenne à ces fréquentations. Bref, Ruffin comme d’autres, arrive avec cette fraicheur qui a deja ringardisé quelques centaines de depute(e)s LREM en si peu de temps.

Mais ce combat ne fait que débuter. 

 

(1)  https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Gramsci

RIHANNA PLUTÔT QUE MÉLANIE, LE CHOIX POLITIQUE DES MACRON

 

Mélanie est née sous une mauvaise étoile. En 2001, ce qui fait qu’elle a 16 ans aujourd’hui. Son père a plaqué sa mère très vite pour aller vivre en Allemagne avec sa nouvelle compagne. Il ne s’est jamais enquis de ce que devenait sa fille. L’enfance s’est donc passée sans père, jusqu’à que ce que sa mère victime d’un cancer quand elle avait 12 ans la quitte pour toujours. Orpheline et n’ayant pas de famille pour s’occuper d’elle, c’est l’Aide Sociale à l’Enfance, l’ASE qui l’a prise en charge. Vous savez ce service qui dépend du Conseil Général dont on vous dit en permanence qu’il dépense trop d’argent, qu’il ne sert à rien, qu’il a trop de fonctionnaires. Qu’il faut le supprimer très vite et en attendant réduire tous ces budgets. Celui de la protection de l’enfance qui est de sa compétence est déjà hypertendu, et le personnel qui tient le front de la misère commence vraiment à s’essouffler. Qu’à cela ne tienne, Bercy nous a bien dit que Merkel et Schäuble trouvent que les Français dépensent trop et qu’il faut faire des économies. C’est déjà difficile, ça va devenir intenable.

Peut-être que la sorcière qui s’est penchée sur le berceau de Mélanie a considéré qu’il valait mieux concentrer le malheur sur les mêmes et que statistiquement cela permettait d’en épargner d’autres. Elle a donc été placée dans une famille d’accueil agréé, dont le « père » âgé de 50 ans a commencé à la violer quand, même pas formée, elle en avait 13. Pour sa défense il dira bien sûr que c’est elle qui l’a séduit. Pardi depuis Polanski, tout le monde sait ça, une jeune fille de 13 ans c’est comme une adulte, ça adore les hommes de 50 ans ! Terrorisée la petite n’a jamais osé en parler. Jusqu’à ce que son premier flirt, rencontré au collège regarde en son absence les vidéos de son portable pour y découvrir les ébats que le cinquantenaire s’amusait à filmer. En larmes Mélanie qu’il interrogeait lui a tout raconté. Probablement contrarié le gamin accompagné d’une autre copine est allé mettre le feu à la voiture du violeur. Et s’est retrouvé en garde à vue, au cours de laquelle il a expliqué aux flics les raisons de cette nervosité. Classement sans suite bien sûr pour les petits justiciers courageux, et arrestation du violeur. Il a reconnu les faits, en précisant bien sûr que la petite l’avait provoqué. Poursuivi sur la base d’une qualification criminelle, il n’a jusqu’à présent pas fait un jour de prison.

Aujourd’hui c’était la confrontation indispensable à la procédure. Il fallait réunir Mélanie dans le bureau du juge d’instruction avec son tortionnaire, et raconter à nouveau en sa présence ce qu’il lui avait fait. Elle connaissait depuis trois mois la date de cette épreuve qu’elle redoutait atrocement. La voyant arriver avec une angoisse qui souvent la réveillait la nuit. Serrant la main de l’avocate que le département lui a désignée pour la défendre, faisant tout pour ne pas croiser le regard de l’autre, il a bien fallu entrer dans la fosse aux lions.

« Alors, comment ça s’est passé ?

•             Dur, très dur. Cela a duré deux heures, où il a fallu raconter tous les viols, décrire les endroits, les circonstances.

•             Et la petite ?

•             Collée derrière moi, elle n’a pas cessé de sangloter pendant les deux heures, sans lâcher ma main qu’elle broyait consciencieusement. La pauvre petite mère s’en est excusée après ainsi que d’avoir trempé ma robe. J’ai pu la faire sourire.

•             Et maintenant ?

•             C’est un peu le trou noir, car ayant 16 ans elle ne peut plus rester en foyer. Il faut donc lui trouver un hébergement en semi-autonome, il n’y a guère de place et sa référente qui devrait s’en occuper est en congé maternité. Elle avait fait une première année de CAP de coiffure qui s’était très bien passée. Mais le problème pour accéder à la deuxième année, c’est qu’il faut savoir où elle va habiter, et comment le coût sera pris en charge. Il y en a quand même pour 7000 € ! Et la prise en charge par le Conseil Général n’est pas assurée car les budgets sont complètement à marée basse. »

Ce genre de séquence, pour ceux qui s’occupent de la protection de l’enfance, c’est tous les jours. 70 % des violences que subissent les enfants ont un caractère sexuel, le reste étant des violences physiques. Et ce n’est pas du misérabilisme que de décrire ce qui se passe sur le front, et ce que font ceux qui essaient de le tenir, avec souvent, pour les assistantes sociales en particulier, un dévouement sans bornes. Et de dire leur chagrin de ne plus être là que pour colmater.

Et je ne m’essaierai pas à leur répondre qu’il faut penser printemps, que Jupiter se préoccupe tellement de la misère que lui et Madame ont reçu à l’Élysée en grande pompe un certain Bono pour « lutter contre la misère dans le monde », et dans une même grande pompe la chanteuse Rihanna pour parler de « la protection des enfants ». Pendant que les petits valets de Bercy asphyxient les institutions qui ont en charge le social. Je risquerais d’être mal reçu.

Emmanuel Macron et son épouse ne savent même pas que l’ASE existe et il ne leur viendrait pas à l’idée, plutôt que de recevoir des saltimbanques douteux, d’aller faire un saut sur le terrain.

Entre Mélanie et Rihanna, les Macron ont choisi Rihanna. Ce n’est pas autre chose qu’un choix politique.

NB: L’histoire de Mélanie est vraie. Son prénom, les lieux et certains détails ont été modifiés. La confrontation s’est bien déroulée aujourd’hui 25 juillet 2017.

 

L’une des porte-paroles de la France insoumise devient chroniqueuse dans l’émission de Thierry Ardisson à la rentrée, sur C8, chaîne propriété du groupe Canal+, lui-même appartenant à Vivendi que le magnat Vincent Bolloré contrôle depuis 3 ans déjà.

Sur France 2, Laurent Ruquier élimine la dispensable Vanessa Burgraf dans son émission « On n’est pas couché » (ONPC)pour la remplacer par Christine Angot, cet écrivaine qui porta le fer dans la plaie vive à l’époque d’un François Fillon ultra-favori des sondages présidentiels.

Sur les réseaux sociaux, la première s’est vu critiquer par des zélotes « marcheurs« , aussi véhéments qu’ils sont silencieux sur les pleins pouvoirs accordés à leur monarque pour saccager le code du travail, ou les déclarations insupportables de Gérard Collomb à l’égard des associations de soutien aux migrants à Calais (pour ne citer que deux exemples récents de cette version rajeunie mais tout aussi rance de Sarkofrance que nous vivons désormais). On a les combats qu’on peut et que l’on veut.

Autant se le dire très vite, ces émissions de faux débats et véritables énervements ne sont plus depuis longtemps ma tasse de thé. Et ce n’est pas le renouvellement de leur casting, fut-il à mon sens positif, qui devrait changer quelque chose.

Mais combien de fois nous sommes énervés contre les biais politiques, l’uniformité idéologique, la bienséance systématique des « grandes gueules » et autres porte-voix de ces talk-show télévisés ? J’aurai par exemple aimé qu’une Raquel Garrido (ou une autre) soit invitée permanente des Grandes Gueules de RMC quand cette stupide polémique contre la députée Danielle Onobo fur attrapée dans une sale et stupide polémique il y a 3 semaines. Nous étions satisfaits – autant lire la suite sur son blog

Avant toute chose je veux rappeler qu’il ne saurait être question de transformer « La France insoumise » en parti politique. Il s’agit d’être et de rester en mouvement. Une sorte de label commun. Mais personne dans notre pays n’a l’expérience d’un mouvement qui compte 500 000 personnes venues en appui d’une campagne politique ! Toutes les propositions que j’ai entendues ou vu arriver jusqu’à moi ne font que reproduire les anciennes structures et préoccupations du passé, liées à la forme spécifique d’un parti politique. Comme je l’ai déjà écrit ici, nous somme nombreux, dans l’expérience de l’élection présidentielle puis de celle des législatives à avoir bien compris qu’un « mouvement » n’existe que dans et par l’action, c’est-à-dire par des campagnes. Celle-ci fédère les personnes sans exiger rien d’autre d’elles que leur participation, quel que soit leur motif de le faire.

 

Lire l'article de blog de Jean-Luc Mélenchon, en entier ici !

531ème semaine politique: "Moi Jupiter", la novlangue de ceux qui ont réussi.

 

 

Où l'on cause des discours attendus et ratés du Jupiter puis de son premier collaborateur, et des ravages d'une "novlangue" qui masque mal l'absentéisme massif des nouveaux élus macronistes, le retour des affaires, les premières mesures contre les salariés, les migrants et les fonctionnaires, et les premiers cadeaux pour la finance internationale.


"Moi, Jupiter"
Jupiter parle à Versailles. Le Parlement n'est pas au complet. Vu la majorité écrasante dont dispose Macron à, l'Assemblée, à laquelle s'ajoute les "constructifs" et les curieux de tous bords qui ont choisi d'assister à ce long, trop long discours, l'hémicycle à Versailles parait bien complet. Mais pour Jupiter, cela ne suffit pas. Est-ce le jeune âge ou le narcissisme ? Est-ce un péché d'orgueil ou le début d'une inquiétude ? Toujours est-il qu'il qualifie de déserteurs ces élus insoumis, communistes, socialiste, centristes et écologiste qui ne sont pas venus sagement l'écouter. Ces derniers travaillent à écrire des amendements contre la nouvelle loi Travail récemment pondue et que le gouvernement veut faire passer en force. Ou rencontrent leurs administrées. Mais Macron les voulait dans l'hémicycle.

"Sieyès et Mirabeau ne désertèrent pas, je crois, si promptement." Emmanuel Macron, 3 juillet 2017.

"La valeur d'un collaborateur est fonction du temps qui peut s'écouler sans inconvénient, entre un effort exceptionnel de sa part, et la rémunération de cet effort." Jacques Chirac.

Si Jupiter a choisi le premier de les qualifier de déserteurs, nous ne le qualifierons pas pour autant de collabo. Collabo ? On entendrait déjà les couinements devant l'affront. Macron est président, Jupiter est tout puissant, c'est pourtant à lui de tenir ses nerfs et sa propre parole dans les limites du respect républicain. Collabo ? Les mesures précisées cette semaine témoigne en effet du soin particulier apporté à soigner les puissants: incitations fiscales pour cadres sup et banques d'affaires, austérité pour les fonctionnaires, privatisations partielles, ordonnance pour la loi Travail, etc. Vous allez voir, le menu est amer et déséquilibré.

De l'aveu même des plus admiratifs, le discours de Versailles ne comprend aucune nouvelle annonce. Il ne convainc pas grand monde. Les formules sont bien écrites, mais Jupiter brasse sans cesse le même vent. Il abuse de formules qui font joli ("Les Français sont animés non pas par une curiosité patiente, mais par une exigence intransigeante. C’est la transformation profonde qu’ils attendent.") mais ne disent rien d'un cap et ni d'une vérité politiques.La novlangue, c'est aussi cela.

Car ce discours est un modèle de novlangue, cette marque de fabrique du macronisme. La novlangue habille de termes positifs ce qui ne l'est pas, maquille des omissions et décrit la réalité idéalisée de ceux-qui-ont-tout.

A Versailles, Jupiter souhaite ainsi  "une évaluation complète de tous les textes importants, comme aujourd’hui celles sur le dialogue social ou encore sur la lutte contre le terrorisme", et pourtant il se refuse à le faire pour la loi El-Khomri et l'état d'urgence alors même qu'il s'apprête à faire voter en urgence deux textes supplémentaires sur les mêmes sujets. Il loue la réduction du nombre de conseillers ministériels, mais cache l'explosion du staff élyséen. Il prône "l’indépendance pleine et entière de la justice", mais, dans la même phrase, il se contente de promettre de limiter, et non supprimer, "l’intervention de l’exécutif dans les nominations des magistrats du parquet." Il applaudit à la "transition écologique" mais cache son renoncement à la taxe européenne sur le climat.

Après son discours, le Monarque s'en va. C'est la règle. Richard Ferrand, l'exfiltré des Mutuelles de Bretagne, braille son admiration béate: "Je salue cette pratique nouvelle qui permettra au Président de la République de faire partager sa vision et de rendre compte de son action à la représentation nationale." Rendre compte d'une action supposerait qu'une sanction soit possible. La Présidence monarchique est juridiquement irresponsable. Et ces allocutions devant un parlement silencieux une mascarade.



"Ceux-qui-n'ont-rien" paieront!
Mardi, le discours du premier ministre est une liste à la Prévert de pistes d'économies . Mais sans préciser qui paiera vraiment quoi. Quand on parle d'économies, dévoiler qui passera à la casserole est pourtant le minimum exigible de l'honnêteté politique.

Philippe confirme aussi la pérennisation du CICE (dont les effets sur l'emploi sont nuls).

Le gouvernement Edouard Philippe est investi sans surprise par l'écrasante majorité macroniste. Il faut tenir la chronique de qui vote quoi dans cette période troublée par la novlangue et le faux renouveau: 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et ... 129 se sont abstenus. On note aussi socialistes et Républicains (à 75%) ont préféré majoritairement s'abstenir  L'ancien parti de Sarkozy est fracturé comme jamais. A gauche, les socialistes Boris Vallaud et Régis Juanico, les communistes, les députés insoumis, les élus FN et une trentaine de députés LR votent contre.

Tandis qu'Edouard Philippe parle à l'Assemblée, MoiJupiter se montre héliporté sur un sous-marin nucléaire. Selfie officiel, il se déguise ensuite d'un pull de la marine officielle et fait semblant de donner des ordres au navire pendant que son PM déblatère son discours à Paris.

Ces clichés sont édifiants de ridicule.

Mardi, Manuel Valls a encore les honneurs d'une interview radiotélévisée. Le nouveau paria candidat déchu à la primaire, élu de justesse dans son fief historique, rejeté par les macronistes, auto-exclu du PS, sort cette outrance pour attirer l'oeil et l'indignation: "Oui, je pense que les candidats de la France Insoumise se compromettent avec les islamistes". Il n'attire que le mépris ou l'indifférence.

 Valls est une comète égarée qui fait des pirouettes dans l'espace politique.

Mercredi, Bruno Le Maire, ce ministre qui se prend pour le messager de Jupiter quand il représente la France à New-York, prévient que l'Etat va réaliser  "d'importantes cessions d'actifs." Sans surprise, la macronista a besoin de solder les bijoux de la nation pour redresser des comptes publics qu'elle plombera par ailleurs en exonérations de cotisations sociales et baisse d'impôts pour les plus fortunés.

Le même jour, le sympathique Nicolas Hulot commet l'incompréhensible bévue d'applaudir à l'adoption d'une très mauvaise définition des perturbateurs endocriniens par les gouvernements européens, dont la France. En novlangue macroniste, la nouvelle est une "avancée considérable." Pour un collectif de 70 ONG, c'est au contraire un incroyable recul. "les critères votés aujourd'hui [pour définir la présence de perturbateurs endocriniens] requièrent un niveau tellement élevé de preuve [de la toxicité des substances chimiques] qu'ils ne protégeront ni les humains ni la nature",

Il s'en sort d'une pirouette, l'annonce de "la fin de la vente des voitures à diesel et à essence d'ici 2040" (sic!). C'est beau, c'est généreux, c'est n'importe quoi. Comment le ministre d'un monarque qui rappelle à tout bout de champs que la France ne peut vivre isolée du reste du monde, que ses marges de manoeuvre sont contraintes, peut-il sérieusement annoncer cela ? Comment cet objectif fantastique a pu convaincre Jupiter, l'adepte du pragmatisme et du TINA ? Comment Macron, qui vient d'inviter Trump le dénonciateur de l'accord de Paris, a-t-il pris la nouvelle ?

Sans doute comme une joli coup médiatique.

Les déserteurs macronistes
Jupiter a qualifié de déserteur ces députés qui avaient autre chose à faire, leur travail de député, comme écrire des amendements, ou rencontrer des administrés. Mais Jupiter ne dit rien sur ses propres députés macronistes qui ne se déplacent pas deux jours plus tard pour voter à sa demande la prolongation de l'état d'urgence.  Car jeudi, seuls 150 députés sur 577 sont présents dans l'hémicycle pour voter la prolongation de l'état d'urgence. Un tel niveau d’absentéisme de la part d'une Assemblée si renouvelée est indécent.  Sur les 314 députés macronistes, à peine un tiers étaient présents. Où sont passés ces déserteurs ? Un taux d'absentéisme de 66%. Moins de 20% des députés Républicains, Modémistes, et socialistes étaient présents.



Mais 75% des élus insoumis étaient là. 

Qui est déserteur ?

La ministre du Travail va mal. Elle est mal. Muriel Pénicaud est désormais soupçonnée d'avoir gaspillé 8 millions d'euros, sans appel d'offres et au profit de la promotion du ministre Macron, quand elle dirigeait "Business France", une agence publique, rien que ça. Vendredi, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour "favoritisme et recel de favoritisme". Libération publie des extraits d'emails échangés avec sa tutelle de l'époque qui s'inquiétait déjà des dérives. L'enquête dira s'il y a eut malversations. Mais on ne peut imaginer qu'Emmanuel Macron, avant de devenir Jupiter, n'était pas au courant de l'affaire, de ces secousses, et donc du danger qu'il prenait à nommer Muriel Penicaud ministre.

L'imposture de la rupture se dévoile ici aussi. Macron avait promis, à son tour, la République irréprochable. En moins de 100 jours depuis son élection, il a perdu trois ténors modemistes dont François Bayrou lui-même pour un scandale d'emplois fictifs au Parlement européen. Il a dû exfiltrer son fidèle Richard Ferrand accusé d'enrichissement personnel et familial sur le dos des Mutuelles de Bretagne et du département du Finistère. Il s'attend désormais à la prochaine démission de sa ministre si/quand elle sera mise en examen. Quand à sa nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, elle est au centre d'une enquête du parquet financier sur des manquements aux règles de commandes publiques de la SNCF quand elle en était directrice financière, révèle le Canard Enchaîné ce 5 juillet.

Macron, sur son pupitre à Versailles devant un Parlement contraint au silence, s'exclame: " j'en appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d'innocence!".

Fichtre ! Le renouveau sent la naphtaline.

La Novlangue en marche
Depuis longtemps, Jupiter a déjà renommé celles et ceux qui le rallient les "progressistes". On cherche toujours le "progrès" dans les premières déclarations de Gérard Collomb à l'encontre des associations humanitaires d'aide aux migrants, ou, pire, quand l'Etat fait appel de la décision du tribunal administratif de Lille ayant ordonné fin juin des mesures d'aide aux migrants à Calais. Le gouvernement fait la chasse aux migrants avec la même hargne qu'il a de gourmandise pour  "attirer la finance internationale". La coïncidence des faits est cruelle. Le jour même où un préfet attaque cette décision humanitaire, son premier ministre promet monts et merveilles à la finance internationale menacée par le Brexit:  la suppression de la 4ème tranche de la taxe sur les hauts salaires supérieurs à 150 000 euros annuels (coût: 137 millions), la suppression de la taxe sur les transactions financières, la réduction de l'IS (de 33 à 25%) et la simplification du droit financier pour mieux attirer banques et institutions financières après le Brexit. Pour parfaire le tout, le gouvernement renonce également défendre la taxe européenne sur le climat.


La Macronista choisit ses combats.

Sa novlangue est souvent technique. Ainsi, plutôt qu'avouer l'annulation de la généralisation du tiers-payant initialement prévu à la rentrée, la ministre de la Santé demande une "étude de faisabilité". D'étude de faisabilité, il n'en est pas question pourtant pour cette ancienne dirigeante de labo pharmaceutique quand il s'agit de rendre obligatoire 11 vaccins  pour nos enfants. Elle omet sagement de rappeler le problème: l'utilisation d'adjuvants d'aluminium dans la composition des vaccins, soupçonné d'être responsable d'invalidités.

Les excès de la novlangue macroniste fatiguent ou amusent. 

Ainsi"l'addiction à la dépense publique". La formule est répétée à l'excès par Gérald Darmanin, l'ancien porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy devenu ministre des comptes publics. Pour "boucler le budget 2017", Gérald Darmanin vante son "action réformatrice".. Il cherche 5 milliards d'économies, en plus des 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires promises par Jupiter. Après le gel du point d'indice, Darmanin annonce la suppression de 120 millions d'euros de crédits non consommés, et, surtout, le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires. Il fait d'une pierre de coup: primo, cette annonce lui permet d'en rajouter sur le cliché de l'absentéisme des fonctionnaires. Deuxio, il pense économiser 170 millions d'euros. Comment ? On ne sait pas. Rappelons que la Fonction publique n'embauche pas d'intérimaire pour remplacer ces jours de maladie. C'est une mesure injuste, inutile et inefficace disait l'ancienne ministre de la fonction publique de Hollande. 65% des salariés du privés sont indemnisés sans journée de carence.  Désormais, pas chez l'Etat. Macron emboite le pas de Sarko.

Navrant. 

Les 180 millions d'euros supposément économisé par cette journée de carence financeront les 140 millions d'euros de suppression de la plus haute tranche d'impôts des salaires de la finance.
On applaudit.

Cette semaine, la sinistre ministre du Travail fait adopter en commission à l'Assemblée le passage par ordonnance de sa loi Travail.  Dans l'exposé des motifs, les explications du gouvernement sont un trésor de novlangue: on y loue la concertation tous azimuts, avec ces 3 salves de réunions: "du 9 au 23 juin, la bonne articulation des niveaux de négociation et des possibilités d’intervention de la négociation collective, pour donner de la capacité d’initiative aux entreprises et aux salariés"; puis "du 26 juin au 7 juillet, la simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs" ; puis enfin, "du 10 au 21 juillet, la sécurisation des relations de travail."  Cette vision Bisounours est touchante: à l'Assemblée, raille ouvertement tous les amendements présentés par la France insoumise sur le texte. La concertation a du bon...

Cette loi a été baptisée, sans rire, "loi sur le renforcement du dialogue social."   Rappelons les 5 mesures emblématiques sont, rappelons-le: la création d'un contrat précaire à durée indéterminée, le plafonnement des indemnités prudhommales, une plus grandes souplesse accordée aux employeurs dans l'organisation des conditions de travail et la fusion des instances représentatives du personnel pour mieux les noyer sous la tâche.

Ne riez pas. Le même gouvernement veut œuvrer pour une meilleure "mobilité" des salariés. Une nouvelle loi "logement et mobilité" est à l'étude pour l'automne, avec une belle mesure, la création d'un bail précaire pour les travailleurs... précaires.

La République en Marche va créer ses propres médias. MoiJupiter veut sa télévision. Sarkozy en son temps réfléchissait à pareil. On pourrait croire que ces monarques ne se contentent pas d'un applaudissement général des médias dominants. Ce n'est en fait pas le sujet. Nous avons retenu la leçon avec le sarkozysme: le pouvoir, même quand il est soutenu par les médias dominants (et non pas "les médias") , anticipe l'échec, la déception et donc le besoin de créer ses propres relais.

L'explication officielle est limpide, créer une Pravda des temps des modernes:  "Nous voulons associer davantage la presse quotidienne régionale. Mais nous voulons aussi développer des contenus, de manière décentralisée. Si les médias n’y vont pas, on ira."

SOURCE:  http://sarkofrance.blogspot.fr/2017/07/sarkofrance531.html


Ami(e) qui n'a rien, ne renonce pas.

J’ai la nausée trop complexe pour réussir à exprimer en quelques salves sur Twitter ce qui se passe devant nous. Je m’en excuse, sincèrement, pour mes anciens camarades de jeu qui s’agacent de l’opposition brutale et immédiate à Emmanuel MacronLe sous marinier.

Osons une question, et avançons une réponse: pourquoi donc un déçu du Hollandisme mou/libéral/trahissant pourrait-il être satisfait, attentif, curieux ou plein d’espoir avce l’un des héritiers du sarko-hollandisme ? Parce que sa cravate est droite et qu’il est plus jeune ?

Jugeons Macron pour ce qu’il fait, ce qu’il dit, ce qu’il promet.

Lire la suite sur "les coulisses de Juan"

530ème semaine politique: cette colère froide contre Emmanuel Macron

 

Où il est question d'une accélération des caprices, d'une imposture qui prend un tour nouveau, de ces premiers jours d'un quinquennat qui ressemble fichtrement à la fusion des précédents. D'une colère froide qui alterne avec des moments de franche rigolade devant le ridicule narcissique de Jupiter. 




Manu 1er, caprice à Versailles.
Après l'échec d'un sommet européen du 24 juin, Jupiter a fait sa photo. Comme nombre de quadralescents, il poste ce selfie officiel sur son compte Twitter. Le cliché évoque une publicité d'après-rasage, ou une réclame pour Hugo Boss. L'Elysée annonce ensuite que Jupiter ne fera d'interview le 14 juillet. Cette tradition lancée par Valéry Giscard d'Estaing n'avait certes aucun intérêt. Mais la justification avancée par les services de Jupiter est ridicule. Ou inquiétante. Jupiter renonce à l'exercice car sa pensée serait "trop complexe".

Sans rire.

Sa "pensée complexe" s’accommode mal des questions de journalistes, fussent-ils adoubés par l’Élysée comme par le passé. 

Jupiter convoque le Parlement en Congrès à Versailles pour le 3 juillet. "Emmanuel Macron fait congrès, mais ne répondra pas aux questions des journalistes présentateurs de journaux le 14 juillet." explique indulgemment l'éditorialiste Bruno Roger-Petit, l'un des invités du dîner de pré-victoire à la Rotonde au soir du premier tour. Députés et sénateurs sont invités à écouter la parole présidentielle, sans pouvoir répondre, et avant même que le premier ministre Edouard Philippe n'ait pu faire son propre discours de politique générale. Les premiers à annoncer le boycott de ce caprice sont ... les centristes de l'UDI, pourtant si macron-compatible. Jean-Christophe Lagarde, leur président, dénonce la manœuvre à chaud. Les élu de la France insoumise, tout comme les sénateurs écologistes et quelques députés socialistes ne seront pas non plus présents.

Ce caprice de Jupiter coutera un demi-million d'euros aux contribuables. Rien que ça. Avant, le président élu se contentait de faire un lire un mot sur ses orientations aux parlementaires. Sarko, qui a fait voter une modification constitutionnelle pour permettre l'adresse directe du monarque aux élus de ses sujets, a usé une fois de la possibilité quand son quinquennat était déjà à bout. Hollande aussi, mais pour des circonstances dramatiques qui réclamaient de l'union nationale. Macron emboite les pas de Sarko, il n'a d'autre envie que de se montrer, et d'incarner ce quinquennat.

Ce caprice révèle aussi un trait de caractère aussi inquiétant qu'archaïque. Le progrès, nous explique-t-on, s'illustre dans la collaboration, le partage, le collectif, dont les échanges sont portés par les innovations numériques. Jupiter lui-même a tenté d'incarner ce changement, cette nouvelle version de la démocratie participative chère à Ségolène Royal il y a 10 ans. Porte-à-porte en tous genres, réunions tupperware, castings des candidats à la députation, etc., les premiers moments de l'histoire du mouvement En Marche sont un story-telling réussi sur un mouvement "populaire". L'effet de contre-balancier par le comportement capricieux, archaïque, monarchique du jeune monarque est désastreux.

L'image qui se dessine de cette macronista au pouvoir est celle d'une majorité d'élus où les classes aisées sont sur-représentées, où quelques brebis galeuses  qui trafiquent avec l'éthique sont protégées par l'indulgence du Roi, où une campagne financée comme une start-up fut organisée par un conseil d'administration pour aboutir à un pouvoir sur-concentré entre les mains d'un jeune Bonaparte.

La convocation du Parlement à Versailles est logique, à l'image de ce début de quinquennat.

La Vème République est monarchique, ce n'est pas nouveau. Le scrutin majoritaire aggrave cette caricature faussement démocratique puisqu'il suffit de remporter la première place, qu'importe le nombre de suffrages, pour remporter la quasi-totalité du pouvoir législatif. L'Assemblée a été élue par un processus démocratique mais elle ne représente pas le peuple, loin s'en faut. Et Jupiter ne fait preuve d'aucune humilité, d'aucune compréhension à cet égard.

Back to the Future?
La Macronista se dévoile enfin, tardivement. Un éditocrate s'étonne de l'inexpérience de nombre de députés. A l'Assemblée, les postes de direction se répartissent entre hommes, y compris et surtout dans la majorité macroniste. A l'étranger, le ministre Le Maire s'emmêle les pieds dans ses références antiques: "Emmanuel Macron est Jupiter. Je suis Hermès, le messager". Hermès, dieu de l'opportunisme chez les Grecs, Jupiter, Dieu tout puissant chez les Romains...

François de Rugy, l'homme qui a retourné sa veste fois en 4 ans, est élu président de l'Assemblée nationale par un groupe majoritaire au pas.

Richard Ferrand, dont le Canard Enchaîné continue de révéler les détails de ses affaires (l'embauche de sa compagne par les Mutuelles de Bretagne et ... une propriété publique du département dont l'élu présidait le conseil général), est élu à main levée, sans opposant, chef des députés macronistes.

La ministre du Travail est inquiétée dans une affaire de favoritisme.

La ministre de la Défense cache sa représentation pour la banque Edmond de Rotschild au conseil d'administration de Zodiac Aerospace. Et le député François Ruffin paraphrase Jean Gabin :"ce n'est plus un gouvernement, c'est un gigantesque Conseil d'administration!"

"Entre l'intérêt national et l'abus de confiance, il y a une marge." Jean Gabin, Le Président (1961), écrit par Michel Audiard.


Petite joie, la Justice délivre enfin sa mise en examen à Marine Le Pen pour abus de confiance "en sa qualité de députée européenne de 2009 à 2016 pour utilisation de fonds du Parlement européen". On lui réclame quelques millions d'euros pour emplois fictifs au Parlement européen. La même accusation qui vient de décapiter le gouvernement de ses ténors Modem.

Manuel Valls réalise qu'il n'est plus socialiste. Benoit Hamon lance son mouvement et quitte aussi le PS. Ces temps ont des moments touchants.



Back to the Past!
Mercredi, le premier collaborateur d'Emmanuel Macron présente la loi Travail en Conseil des ministres, ainsi que le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnancesLa France est moins rigide que l'Allemagne, en matière de licenciements individuels, rappelle Alternatives Economiques. Et "il est plus facile de faire un plan social en France qu’en Irlande, en Hongrie, en Allemagne, en Suisse, en Italie, au Mexique ou en Belgique," mais cela, Edouard Philippe ne le dit pas, bien au contraire. Sa ministre du Travail, sans doute prochainement mise en examen pour favoritisme quand elle a organisé une sauterie à Las Vegas sur fond public pour le ministre Macron en janvier 2016, déclare que le code du travail "n’est fait que pour embêter 95 % des entreprises".

"La loi, qui est au-dessus de tout, doit définir des grands principes, mais pas le détail de l’organisation et du temps de travail, ou encore de la formation." Muriel Penicaud, ministre du Travail.

Au 1er juillet, la consultation chez le médecin généraliste conventionné augmente de 2 euros. L'allocation minimale chômage de 0,65%. On espère que les chômeurs concernés ont une mutuelle.

Jeudi, la Cour des Comptes publie son rapport attendu sur l'état des finances publiques. Elle dénonce un dérapage de 8 milliards d'euros et le non respect des dernières promesses du président Hollande - ramener en deçà des 3% du PIB le déficit budgétaire. Aussitôt, Edouard Philippe s'affiche devant les journaliste. L'un de ses thuriféraires, éditocrate à Paris Match, exulte: "Edouard Philippe existe. Le Premier ministre en a apporté la meilleure preuve, hier, avec sa froide colère contre les 8 milliards de dettes laissées par François Hollande. La dramatisation était sûrement calculée mais la sincérité évidente." Philippe fustige les "manipulations" et l'"insincérité"du dernier budget de Hollande. A-t-il regardé où les principaux dépassements ont eu lieu ? L'agriculture (1,7 milliard - grippe aviaire, et union européenne), l'emploi (1,2 milliard - plan de formation de 500 000 chômeurs) et la défense (0,9 milliard).

Le premier collaborateur fustige l'ampleur de la dette publique, l'antienne est connue. Macron, l'ancien conseiller économique puis ministre de l’Économie de François Hollande, ignorerait donc le bilan économique de son ancien patron.

On croit rêver.

Des sources bien informées au gouvernement laissent aussitôt entendre que les principales promesses de cadeaux fiscaux du candidat Macron, à l'exception de la baisse des cotisations maladie et chômage au profit d'une augmentation de la CSG pour tous (et donc les retraités), seraient reportées à plus tard. Car les proches de l'ancien conseiller économique puis ministre de l’Économie de François Hollande osent nous faire le coup de la situation économique pire qu'ils ne l'avaient prévue. "Les promesses fiscales formulées pendant la campagne pour 2018 pourraient donc être repoussées d'un ou deux ans." nous explique-t-on.

Ces gens-là nous prennent pour des cons. Vendredi, Jupiter inaugure le campus de Station F. On lui a dressé une estrade, il est quelques têtes au-dessus de l'assistance, au centre. Micro en main, il peut se tourner pour déclamer. C'est un spectacle. Il loue l'esprit d'entrepreneuriat, il a raison. Puis il lâche cette formule, indécente:

"Une gare, c'est un lieu où l'on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien." Jupiter, 29 juin 2017.

Le même vendredi, les ministres et sous-ministres partent à Nancy en "séminaire de team-building". Ils vont réfléchir aux "gens-qui-ne-sont-rien".
 

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Simone Veil, grande figure féministe, décède.  On oubliera sa participation aux manifestions contre le mariage gay pour conserver le souvenir d'une grande dame. Et les quelques tweets d'élu frontiste et et autre rageux rappeleront au contraire combien les combats de cette femme d'Etat qui a porté contre son camp politique la légalisation de l'avortement en 1974 méritent d'être poursuivis.



Ami(e) citoyen(ne), réveille-toi.

 

JUAN S.  (son blog : SARKOFRANCE )

Pendant cet été, les site ne proposera que quelques articles généraux qui seront répercutés dans une newsletter mensuelle, sauf bien sûr évènements exceptionels.

Bonnes vacances à ceux qui en prennent, bonnes récoltes à ceux qui ont tant travaillés pour les espérer; bonne santé à tous, à bientôt, et n'oublions pas ce message important, valable tout le temps :

Merci patron, merci Macron

 

Il y a une grande vertu à trouver à cette bêtise du référendum Macron, ce référendum curieux où avec 2 millions de voix de moins qu’au premier tour d’une présidentielle mal gagnée, un candidat promis aux pleins pouvoirs de modifier le code du travail, nos libertés civiles et même nos libertés constitutionnelles.

Dans ce bordel horrible, crétin, il y a une vertu, une seule, le réalignement accéléré, et la révélation des vraies alliances de demain.

Aucun des partis, même En Marche, n’a réussi à tenir un discours de désistement, alliance, ralliement de second tour cohérent.

  1. Hamon (PS) appelle à voter France insoumise contre Valls (PS ?). Il y a beaucoup de candidats socialistes qui appellent à voter la France insoumise. On sait que c’est dur, mais c’est réjouissant. Même la suppléante de Menucci a compris cette nécessité.
  2. La France insoumise soutient les candidats socialistes contre les candidats En Marche ou LR qui sont en mesure de prouver qu’ils ne voteront pas En Marche, c’est-à-dire LR quand la nouvelle loi Travail déboulera.
  3. Edouard Philippe enfonce sa nouvelle fidélité macroniste, il soutient quand il a envie les candidats LR.
  4. On ne commentera pas le duel Myriam El Khomri (soutenue par Macron) contre Pierre-Yves Bournazel (soutenue par Philippe).
  5. Les désistements du FN tantôt à gauche tantôt à droite sont aussi débiles que la présidente de ce parti.

Edouard Philippe a confié que la future loi Travail prévoira des conditions de licenciement « par entreprise ».

Ne pleurez pas.

Votez utile dimanche.

 

Source :  https://sarkofrance.wordpress.com/2017/06/15/merci-patron-merci-macron/

 

Tout d'abord, un grand merci à nos candidats pour cette campagne, qu'ils ont bien menée, avec votre appui, à tous !

Nous avons des raisons d'être fiers de nous, même si, bien sûr, les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances !

 

Quelque soit votre décision pour le 2ème tour (la mienne ... ? c'est que les oiseaux chantent et il est temps de prendre le temps de les entendre.... avant l'orage !).

Mais à partir de ce jour, continuons, encore plus qu'avant, d'être unis, de faire des propositions et des critiques sur ce qui va se faire au plan national et départemental.

Nous avons du pain sur la planche ! commençons à nous mobiliser sur le problème crucial de la santé des Gersois mis à mal (voir notre lettre à Mr le Préfet et Mme la directrice de l'ARS), et ce qui est en relation directe, la qualité de l'eau et la gestion des déchets. Certe, nous restons vigilants quant aux projets du gouvernements, non seulement dans la casse du code travail, et donc de la protection des travailleurs et des chômeurs, mais aussi dans la taxation des retraités, et tant d'autres projets que nous ne pouvons accepter !

 

Merci pour votre engagement, toutes et tous, pour votre gentillesse et le magnifique groupe d'hommes et de femmes, uni(e)s dans un même but : le bien être de nous tous, de nos concitoyens.

 

Humbert

 

Le parti socialiste n’a pas encore disparu, mais nous y sommes presque. Sa déroute est d’abord une question financière. Il va lui manquer beaucoup pour maintenir le parti à flots. Le PS, surtout, n’est plus en situation de réclamer un soutien. Il n’y a aucune réjouissance dans ce constat.

Mais il est temps de tourner cette page-là, qui, après le quinquennat Hollande, nous a amené là où nous sommes: un ancien fidèle de Hollande va conduire l’exacte politique que Sarkozy espérait.

#4. Le renouveau porté par la « République En Marche » vise à conduire une politique que nos grands-parents ont réussi à contre-carrer en 1936. Le Front populaire a voté la suprématie des conventions collectives, rien que cela .

Le projet de réforme du code du travail vise à affaiblir exactement cela.

La République des patrons est en marche.

la source, le blog : https://sarkofrance.wordpress.com/2017/06/12/la-fin-de-la-democratie/

Le peuple de France n'a nul besoin qu'un docteur FollAmour lui ordonne des doses de quoique ce soit !
Le Peuple de France, et c'est sa force, DOIT imposer la proportionnelle, qui, d'ailleurs, donne bien une certaine majorité, au vainqueur de l'élection. Mais pas un permis de dictature....

 

 

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Source : http://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/legislatives-a-quoi-ressemblerait-l-assemblee-nationale-si-elle-etait-designee-a-la-proportionnelle_2233093.html

Petit mot de Sophie Buys, notre candidate, suppléante de Pascal Pénétro, au soir du 11 juin.

 

Je ne serai pas présente demain soir (12 juin)  à la réunion car je suis de garde. Cependant Pascal vous donnera mon opinion... qui se trouve être la même que la sienne.
Comme je ne pourrai pas vous les dire de vive voix, je vous envoie ce petit mail pour vous dire quelques mots à propos de cette campagne électorale.
Pascal l'a dit à plusieurs reprises, mais il est vrai que celle-ci fut une belle aventure humaine.
Notre ancien slogan était "l'humain d'abord", et il reste toujours d'actualité me semble-t-il.
Cette campagne a été l'occasion de très belles rencontres permettant de tisser un réseau de camarades à travers le Gers.
Si l'on réfléchit au fait que ce réseau a été créé en deux-trois mois, et que l'on compare celui-ci à ceux de Dupouey et Terrain qu'ils ont créés depuis 20 ou 30 ans, cela relativise la portée de leurs résultats et est une promesse d'avenir pour nous.
Dans les mois qui arrivent nous allons devoir consolider ce réseau et continuer de travailler ensemble à l'agrandir non plus dans une perspective électorale mais dans une perspective de lutte et de résistance contre le massacre social qui se prépare.

Merci à tous de nous avoir soutenu dans cette campagne de longue haleine commencée dès les présidentielles: ceux qui ont collé, ceux qui ont tracté, ceux qui ont fait des vidéos, ceux qui nous ont amené voir des copains, ceux qui nous ont aidé à faire les tracts et les affiches, ceux qui ont contribué à propager les informations...
Merci à Pascal d'avoir été  le moteur de ce "duo de choc" que nous avons été.

J'ai été très fière d'avoir été l'une de vos porte-parole !

À très bientôt
Sophie Buys

Aujourd'hui, je vous propose ce billet de Juan S. blogueur très connu.

Comme il le mentionne dans ce texte, JL Mélenchon parle des sujets qui devraient passionner la France, puisque ces législatives sont si importantes pour qu'elle ne sombre pas dans l'ultra-libéralisme. C'est dans la revue de la semaine # 29 en fin d'article.

 

Le marathon électoral français est épuisant, franchement épuisant.

La campagne législative aurait pu être l’occasion de reprendre le débat raté de la présidentielle sur les programmes. Entre les déboires de Fillon et les oukazes au front républicain, nous avons en effet peu débattu des programmes eux-mêmes. Même Macron n’a dévoilé le sien que très tardivement, début mars, soit quelques semaines avant le premier tour.

Humbert : J'ai relevé sur le site du Parti de Gauche un édito de Monsieur Coquerel, qu'il m'a semblé intéressant de partager :

 

Emmanuel Macron est le Mister Kaa de la politique. A l’image du python hypnotiseur du Livre de la Jungle, il aime à fixer de ses yeux bleus, ses interlocuteurs, et plus généralement les Français. Il ne murmure pas « aie confiance » mais c’est tout comme. Aie confiance en quoi ? Voilà bien la question. Emmanuel Macron n’a justement pas envie d’y répondre trop vite. Au moins le temps que sa tactique « attrape tout » lui permette de rapter une majorité à l’assemblée après avoir fait de même avec l’élection présidentielle.


Il faut dire que l’homme sait distiller des fausses pistes avec habileté, la complaisance des principaux médias faisant le reste. Un médiateur est nommé pour Notre Dame des Landes ? Voilà ces médias relayant que le projet est quasi abandonné sans que jamais le Président de la République n’ait prononcé ce mot. Le tout est qu’opposants et partisans puissent croire chacun à la victoire jusqu’au 18 juin et qu’ensuite le gouvernement ait les mains libres.

 

6 personnes sur 10 à la retraite sont en dessous du seuil de pauvreté !!

Ce chiffre n’est pas de moi, il a été donné dans ce reportage de France Télévision, un média considéré, pour le moment, comme étant non-complotiste.

Dans les Bouches-du-Rhône, près de six personnes âgées sur dix vivent sous le seuil de pauvreté…

Les cadeaux ne servent qu’à faire croire que c’est « juste et bon »

C’est fait pour vous faire avaler la pilule et faire taire les détracteurs ! « Quoi ? Vilain, vous ne voulez pas aider tous ces pauvres vieux alors que vous êtes un nanti, un riche jeune ou vieux !! »

Alors voilà l’idée à laquelle ce genre de reportage prépare les esprits : « Eux pourraient voir leur situation s’améliorer avec la nouvelle réforme, quand les jeunes retraités qui ont pu bénéficier de régimes spéciaux avantageux savent au contraire qu’ils sont sans doute la dernière génération à avoir pu en profiter »…

Et c’est cela l’important, la « dernière génération à profiter de la retraite », après eux, c’est terminé, fini, va falloir bosser, en déambulateur s’il le faut, il va falloir payer les dettes, payer les soins, payer l’eau que vous buvez mais aussi sans doute un jour l’air vicié que vous respirez, pour en avoir du pur, faudra donner votre argent.

Alors, oui, là encore, préparez-vous, car sur les retraites, ce qui s’annonce c’est un massacre à la tronçonneuse.

Charles SANNAT

 

Allez-y, les insoumis!

 

 

Samedi, la France insoumise rassemblait ses candidats aux élections législatives. Le programme est connu, ai-je rappelé dans la chronique  hebdo.

Mélenchon s’explique. Il a repris ses chroniques video. Plutôt que d’éructer, il suffirait à certains de prendre le temps d’écouter, comme les opposants à Macron le font avec les discours et propos de Macron. C’est une démarche simple, et plus honnête que de commenter des extraits publiés ou interprétés sur les réseaux sociaux.

 

Où l'on prend conscience de la résolution et de l'intégrité d'EELV et de son allié Hamon (qui s'est donné à Macron ....) ... et oui, il faut suivre !!!.....

 

Emmanuel Macron doit en premier lieu son élection à une forme de coup d’État, qui a impliqué la haute fonction publique, les médias, et le grand Capital. Ensuite, à l’absence de réaction des forces politiques et démocratiques devant cette manipulation qui a pourtant abouti à retirer à l’élection présidentielle  2017 son caractère de sincérité et de légitimité. En troisième lieu cette confiscation a été permise par une prise de pouvoir totale de la haute fonction publique d’État et de ses réseaux, pour porter l’un des siens à la présidence.

Une élection faussée par une forme de coup d’État.

Ce début de l’année 2017 m’a permis d’appréhender .... lire le blog "Vu du droit"

 
Lettre à un ami qui me conjure de voter Macron
Macron
 
Tu me dis que le 7 mai nous n’avons pas le choix et qu’il faut voter Macron. Si je m’abstiens, dis-tu, je fais le jeu de Le Pen. Dans ta bouche, c’est comme une injonction morale. Au deuxième tour, il faut faire barrage au Front national, parce que si on ne le fait pas, Marine Le Pen sera élue. Je comprends tes arguments, car, comme toi, je n’ai pas envie que le FN accède au pouvoir. C’est une formation politique dont j’ai toujours combattu l’idéologie, et la possibilité de lui accorder mon suffrage ne m’a jamais traversé l’esprit.

 

J -2

 

b_1_q_0_p_0Et voilà l'autre qui passe un deal avec la blonde. Le Dupont Lajoie de la souveraineté nationale s'en est allé signer un pacte avec la Diablesse du FN. Alors mon gars? Pas joli joli de prendre une telle initiative sans même en parler à ses petits camarades de "Debout la France"... sûr qu'elle chancelle salement sur ses deux guiboles la Marianne du père Nicolas... Devrait peut-être voir du côté de JLM question respect des militants et des électeurs.

Encore un qui met les doigts dans le pot de confiture. Qu'a-t-elle bien pu lui promettre la Walkirie outre le poste de Prime Minister. Un peu de monnaie histoire de compenser les 0,27% qui lui manquent pour le remboursement de ses frais de campagne. Et le reste? Nannn... pas possible... elle irait jusque là pour parvenir à ses fins? Prêt à tout le Nicolas!

Viennent ensuite, et toujours, les déclarations de droite et de gauche (?) faisant suite à l'absence de consigne de JLM. Alors là, sont fortiches les donneurs de leçon! "Ne pas appeler à battre M. Le Pen est une faute intenable quand on est de gauche" s'emporte le bon Cambadélis. Et soutenir avec la ferveur dont tu as fait preuve le candidat désigné par le parti dont tu es le secrétaire général, c'est tenable, banane?

Et le débat (?) que je n'ai pas regardé pour préserver ma santé mentale. Vu les commentaires sur les radios et dans les gazettes au lendemain de cette passe d'armes, l'idéal de démocratie en a pris un sérieux coup dans les gencives. Une fasciste éructant inepties et menteries pour se faire mousser auprès de la France populaire face à un jeunot décontenancé par l'agressivité de la donzelle. On touche le fond faute de l'aborder... Ça permet à nos éditorialistes et à nos politiciens professionnels "respectables"  d'en remettre une couche sur les "inconscients", voire les "criminels" qui s'apprêteraient à s'abstenir ou à voter blanc.

À ce jour je suis tendance "vote blanc", voire "abstention". Je subis, comme tout le monde, la pression de ceux qui ont mis en place et entretenu la bête pour mieux nous demander de la virer... vais-je résister?

 

Lionel B.

 

 

De la prise d’otages, par Frédéric Lordon

 

Pour les moralistes de lustre (qui se mettent en mode moraliste républicain une fois tous les lustres – tous 5 ans – et se remettent à leur besogne de casse sociale le reste du temps), voici quelques extraits du dernier billet de Frédéric Lordon dont j’ai essayé de conserver la logique de l’argumentaire, pour expliquer mon abstention du 7 mai. #SansMoiLe7Mai

Car c’est encore lui qui l’explique le mieux.  Comme d’habitude.

 

Cet article provient du Blog Vraiment de Gauche

 

Extraits choisis du post " De la prise d’otages "

par Frédéric Lordon

(…)

Dans le concert pour cymbales et sanibroyeurs qui tympanise le pays entier, il n’est, à quelques exceptions près, pas un instrumentiste qui n’ait une part de responsabilité, politique ou idéologique, dans la situation présente – contre laquelle il jure ses grands dieux être prêt à faire barrage de son corps (si seulement…).

(…)

On n’en finirait pas de dresser la liste des éditorialistes, des experts, des économistes à gages, des intellectuels de service, des roitelets de matinales qui, pénétrés du sentiment de leur liberté, récitent à l’année le catéchisme de l’époque – « Mais enfin vous n’envisagez tout de même pas du protectionnisme ? Mais les entrepreneurs partiront ! Mais ce sont les entreprises qui créent l’emploi ! Mais sortir de l’Europe c’est la guerre ! Mais les charges détruisent la compétitivité ! » – pour découvrir un matin, stupides et interdits, les effets réels des politiques dont ils sont les desservants. Et surtout qu’une partie croissante de la population est prête à n’importe quelle solution, fut-ce la pire, pour donner une expression à sa rage.

 

Présidentielle : sortir des mâchoires du piège

 

PiègeQui a dit cela : « ce sont eux nos vrais ennemis, puissants, organisés, habiles, déterminés. Vous les croisez dans les rues dans les campagnes, sur la toile, bien souvent masqué, aussi haineux que lâches »  ?  (réponse dans l'article !!!)

Le Front National ? C'est une épicerie familiale dont la direction rassemble une partie de la fine fleur d’une extrême droite à tendance passablement fascisante. Il est l’équivalent de ces partis populistes d’extrême droite que l’on rencontre désormais dans beaucoup de pays de l’Union Européenne.

Ne revenons pas sur les commentaires qui ont analysé ce premier tour en long et en large, si ce n’est pour dire que le seul vote qui avait vraiment du sens, était celui qui aurait permis de gripper la machine avec la présence de Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour. Malheureusement nous sommes quand même coincés entre les deux mâchoires du piège.

Lire l'article du blog 'Vu du droit" qui porte Un regard juridique sur l'actualité avec Régis de CastelnauUn regard juridique sur l'actualité avec Régis de Castelnau :

 

2002 : pour repousser le père , ce nostalgique de Vichy, de l’Indochine et de l’Algérie françaises, ce négationniste des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du génocide ciel menaçantcommis par la barbarie nazie, des millions de Françaises et de Français ont voté pour un Jacques Chirac dont ils ne partageaient pas les choix politiques. Nombreux sont ceux qui, cette année-là, se sont fait violence en votant contre leurs convictions. Rien n’est plus malsain dans une démocratie.

Mais c’est de là qu’est née la stratégie du vote utile. Le scénario parfait pour les tenants du système. La garantie de l’élection systématique d’un des leurs. Ils ne furent pas obligés d’y recourir lors du scrutin de 2007 puisque ni Ségolène Royal, ni à fortiori Nicolas Sarkozy ne remettait en cause l’ordre établi, celui du « il n’y a pas d’alternative ».

Sarkozy devenu à juste titre un épouvantail pour une majorité du peuple, c’est contre lui qu’on invoqua le vote utile. Ce fut l’opération menée à bien en 2012. Au premier, comme au deuxième tour, il fallait donner toutes ses chances au disciple du social-libéral Delors et ne prendre en aucun cas le risque que Sarkozy puisse être réélu.

Sarkozy évacué par son propre camp en vue de l’élection de 2017, la nouvelle menace surgit d’une opération bien menée depuis des années par la presse dominante, Le Monde en tête : la dédiabolisation du FN. Tout au long des dix années écoulées que n’a-t-on lu dans la presse dominante qui contribuait à faire du FN un parti comme un autre ? Que n’a-t-on entendu dans la bouche d’un Sarkozy ou d’un Valls des propos qui flirtaient avec la xénophobie et le racisme du FN ?

 

La victoire à la Pyrrhus du candidat de la caste oligarchique et du « kapo » du système

 

 

Mes ami-e-s, mes camarades,

Andromaque et PyrhusLa crise de régime ne saurait tarder. Nous devons être prêts. Et donc ne surtout pas nous démobiliser. Et encore moins nous disputer.

Je me permets de mettre en garde contre les « bilans » qui voudraient tenter d’expliquer notre échec en pointant certaines insuffisances de notre candidat, de notre projet, ou de notre stratégie. Je ne dis pas que nous devons taire ce qui nous semble devoir être dit et analysé, mais je nous appelle collectivement à faire preuve de la plus grande responsabilité. Toute défaite nécessite d’être étudiée sérieusement. Nous devons collectivement tâcher de comprendre ce qui nous a manqué.



MICHEL COLLON & ALEX ANFRUNS

Michel CollonUn tremblement de terre politique. Après les Etats-Unis, la France, et puis ? Fin du bipartisme, émergence de nouvelles forces politiques, recomposition ? Une chose est certaine : le verrou PS a sauté. On ne peut pas impunément annoncer que son ennemi est la finance et puis servir docilement cette même finance. Trop, c’est trop ! Et maintenant, comment continuer ? Comment éviter que « tout change pour que rien ne change » ?

Le PS a bien vendu son Plan B

La déconfiture de Hamon (6% !) n’a rien d'imprévu. C'est la chronique d'une mort annoncée, qui avait déjà eu lieu, en Grèce, puis en Espagne. Trois signes montraient que le PS préparait son Plan B : d'abord, l'annonce tardive et inédite du retrait de François Hollande en raison de son impopularité, puis la division irréconciliable des deux courants majoritaires dans les Primaires socialistes et enfin le soutien à Macron de l'aile droite du PS.  

Arraisonner le vote

Il est assez incroyable de sentir combien l’horreur ces jours-ci n’est pas qu’il puisse y avoir une telle pénétration de l’extrême-droite dans la population mais que des gens puissent ne pas accepter les termes de ce second tour. La « honte » ne cesse d’être déversée sur des électeurs de gauche plutôt que sur les électeurs du FN. Ce paradoxe ne devrait-il pas nous arrêter ?

 

Ce petit mot à l’adresse de mes amis qui ne sont pas électeurs de Macron a priori mais qui ne comprennent pas que l’on puisse ne pas suivre comme un seul homme la consigne de vote pour Macron. Je m’adresse donc moins aux électeurs de Macron convaincus que c’est là le bon programme, la bonne start-up politique !, puisqu’Olivier Tonneau l’a déjà fait : « Nous ne sommes pas votre voiture-balai, nous n’avons pas à ramasser les débris de la société à mesure que vous la détruisez. » (« Face au Front National : réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron », Médiapart, blogs, 24 avril) Au demeurant Olivier votera Macron et donc c’est à l’intérieur de cette problématisation que je voudrais déplier quelques petites choses et mettre des mots sur le malaise que génère l’atmosphère de chantage au vote Macron, qui, tout le monde en conviendra peut-être, n’a strictement rien à voir avec la configuration de 2002.

 

C'est que le début d'accord, d'accord...


Je reviens sur mon précédent message où, très en colère ou très déçu, je voyais des connards partout...
Qu'il y ait des gens chez lesquels la conscience politique soit défaillante, ça ne fait aucun doute. Pour autant je ne voudrais pas leur jeter la pierre qui fait mal. Au cours de cette campagne je me suis rendu compte qu'il suffisait de parler avec les personnes qui envisageaient de voter FN pour leur faire toucher du doigt qu'il existe autre chose que la haine des autres pour avoir le sentiment d'exister.
Le processus qui amène des individus dans les bras du premier démagogue venu commence à l'école. En effet, qu'apporte l'école en matière d'éveil, de réflexion, de libre arbitre à l'enfant?* Les programmes scolaires sont avant tout des machines à inculquer du savoir et des connaissances en quantité pour, plus tard, faire correspondre le profil des adultes en devenir, de préférence disciplinés et malléables, aux attentes de futurs employeurs bien ancrés dans un monde où commerce et libre échange sont les valeurs phares, bien avant les concepts dépassés de fraternité, partage ou bonheur de vivre.
L'apprentissage de la libre pensée passé à la trappe, l'adolescent et l'adulte se trouvent rapidement enfermés dans un monde où compétition, compte en banque, bling-bling, sont les références de la réussite sociale. Macron ne promet-il pas de faire en sorte que chaque jeune Français puisse rêver de devenir milliardaire? Ajoutez à cette réjouissante perspective des heures de tête à tête avec Pujadas et Hanouna et le tour est joué: les maîtres du monde ont leur volant d'électeurs-tampons qui les protègent d'une vision apocalyptique du monde promue par des Mélenchon et des Insoumis.
Aussi je mets un bémol sur "l'insondable absurdité du genre humain" qui n'est pas une fatalité, plutôt une erreur d'aiguillage... Mais quel travail pour remettre les égarés sur les rails! C'est ce que font les militants Insoumis chaque jour. C'est ce qui a permis à Jean-Luc Mélenchon de faire reculer le FN dans certains quartiers, dans certaines villes où la parole a circulé entre habitants et militants de la France Insoumise. Force est de constater, qu'en face d'une population perdue, éructer à la manière d'une Le Pen est une stratégie plus efficace en matière de clientélisme. La pédagogie et la démagogie ne demandent pas les mêmes efforts...

* Une pensée aux instits qui ont une autre conception de l'éducation et qu font en sorte de développer le sens critique des enfants qu'ils éduquent.

Conférence de presse de la France insoumise 26-04-2017

Mon vote "Insoumis" du 2ème tour.
Ah! Ça cause sur les réseaux sociaux!
Ça cause aussi dans les gazettes, les radios et les télés. Mais là, nos éditocrates bien connus s'en donnent à coeur joie sur le non-appel de JL Mélenchon en faveur de Macron. Ils ne disent pas, bien entendu, que l'attitude du porte-parole des Insoumis est tout à fait conforme à ce qui est convenu depuis le début de la campagne. Et pour les Insoumis ça remonte à 1 an 1/2! Mais bon, on sait comment ils fonctionnent, s'ils s'aventurent à dire la vérité, plus de buzz! Du coup, les Corbière et autre Bompard s'égosillent à remettre les pendules à l'heure dès qu'ils ont un micro sous le nez... les chiens de garde sont teigneux.
Pas une voix pour la Le Pen. ben, ça leur suffit pas aux scribouillards. Ils veulent entendre "Moi, Jean-Luc Mélenchon, appelles les électeurs qui ont voté pour moi au premier tour, à donner leurs voix à Emmanuel Macron pour le deuxième tour". Parce que, comprenez-vous, il faut la consigne du CHEF! Tant pis si les Insoumis ont des options différentes pour le deuxième tour. Où plutôt, tant mieux, ça leur permettrait, à ces charognards, d'en remettre une couche: "Vous voyez, Mélenchon appelle à voter Macron et il n'est pas entendu par ses troupes... c'est la pagaille cette France Insoumise!" Hé ouais, ils en salivent d'avance les Cerbère du libéralisme. Je crains qu'on ne leur donne pas cette opportunité. Ça fait rien, ils continueront à faire leurs choux gras sur le vilain Mélenchon qui refuse de se prononcer.

Les Insoumis sont partagés entre le vote blanc, l'abstention ou le vote Macron ou, plutôt, le vote anti Le Pen. C'est vrai que la perspective d'un Macron à l'Élysée, c'est pas ma tasse de thé. Le représentant de tout ce que je déteste dans la gouvernance du monde actuel, le garant de l'évolution ultra-libérale de la société, l'ami des riches, des banquiers, du Cacarante... voter pour lui afin de faire barrage à l'autre?
Depuis mon dernier message, j'hésite entre le vote "Insoumis" et l'abstention. Compte tenu du fait que mon vote ne sera pas reconnu et que, par contre, faire grimper le taux d'abstention peut être significatif. Je me tâte..
En dernier recours, au vu de la précision des sondages du premier tour, si, vendredi soir, les sondages indiquent une possible victoire du fascisme, alors consentirais-je à me boucher le nez, à me parjurer, à me dégoûter, à m'humilier, à me flageller, à me renier, à me ridiculiser même pour aller glisser un bulletin de l'autre dandy dans l'urne... mais c'est pas gagné et les maux de tête vont me poursuivre toute la semaine... Le sentiment que tout a été organisé pour éliminer JLM au premier tour est encore vivace.

Si tu savais, Mr Mélenchon comme je ne décolère pas. Et comme je pleure aussi, à gros sanglots depuis dimanche.
Si tu savais comme j'ai souvent pleuré avant, même jeune fille, devant la tristesse du chemin qu'on nous présente comme l'unique à chaque gargouillis politique.
Et puis un jour j'ai souri. Et je me suis prise à espérer...
J'ai souri parceque dans tes mots, dans ta façon intelligente et respectueuse de t'adresser à nous pour nous proposer autre chose, je me sentais enfin reconnue, comprise, entendue. En tant que femme, être humain et citoyenne.
Dingue.
Tu ne cherchais pas à me convaincre, tu ne cherchais pas à me flatter ni me bercer de belles promesses dont on aime se passer la mélodie quand on est trop fatigué pour entendre des mots.
Non. Tu me parlais, à moi. À tous les autres. À nous.
Et dans ton œil qui pétille, dans ta verve insolente, dans tes colères si justes et si légitimes j'ai vu un homme, un homme comme peu sait en fabriquer le monde, et qui avait des ambitions pour tout un peuple et qui mettait sa vie au service de ces ambitions: le bonheur et la paix pour les êtres, les êtres nés pour aspirer au bonheur.
Tu t'insurges et tu dénonces, tu pointes du doigts tout ce qui converge à l'asservissement d'un peuple entier au profit d'une petite poignée de rien du tout.
Et tu dis qu'il est un autre possible.
Et à ceux là qui te rient au nez, dans cette condescendance paternaliste de ceux qui ont vendu leur âme au diable, tu réponds. Cohérent, droit, juste. Noble.
Car tu es Noble Mr Mélenchon.
Tu réponds et tu as raison.
Celui qui t'a écouté, vraiment, qui a fait l'effort vrai de te lire ne peut pas dire le contraire.
En toute bonne fois il ne peut qu'admettre que tu as raison.
Qui peut affirmer ne pas vouloir la paix, pour lui et pour chacun, une planète respectée, un environnement propice à l'élévation de sa personne, de ses connaissances et de sa dignité?
Qui peut dire qu'il souhaite le chaos, la haine, la guerre, un monde triste et sombre pour lui et pour ses enfants après lui?
Alors je pleure à gros sanglots Mr Mélenchon, qui nous secouent ma fille à naître et moi.
Je pleure la bêtise, la lâcheté, la peur et l'ignorance. La paresse intellectuelle, le je m'enfoutisme irresponsable, la trouille déguisée en haine de ceux qui se protègent derrière la vacuité d'une pensée pré-mâchée.
Et je suis tellement en colère.
Car dans leur immobilisme de la conscience humaine ils ont décidés pour moi, pour mon soleil qui rit aux éclats sur sa balançoire orange, pour ma merveille qui remue doucement dans le berceau de mon ventre et que remuent mes sanglots aujourd'hui;
Ils ont décidés d'un avenir encore plus moche que ce que vers quoi le pays tendait déjà.
Nous leur offrions, tu leur offrais, de la brioche pour tous. Ils ont choisi (en pleine conscience??? ) des miettes de pain rassis pour l'immense majorité ( pour eux aussi par conséquent) et pour la minorité qui se goinfre les fruits merveilleux et les boissons les plus douces.
Comment comprendre cela?
Moi tu sais, Mr Mélenchon, un pays en paix au sein d'un monde en paix, une maison qui me protège du froid et de la pluie en hiver et qui me préserve des fortes chaleurs en été, de la nourriture saine sur ma table, l'accès aux savoirs pour nourrir mon esprit, aux soins lorsque je suis malade, la liberté et le plaisir de contribuer à la bonne marche de ce système équilibré c'est un projet qui me va bien.
C'est une ambition apparement trop modeste aux yeux de ceux qui courent après quelque chose qu'ils n'auront jamais: ça s'appelle le bonheur.
Et tu en parles si bien, Mr Mélenchon, du bonheur.
Il est simple, il est juste. Chacun y est légitime.
J'ai adoré que tu nous dises que tout était à faire, qu'il allait falloir retrousser nos manches... qu'il nous appartenait de construire ce monde au quel nous avons droit. Et je te remercie pour cette marque de considération.
Quoi de plus grisant que l'effort collectif, Que la juste peine d'un labeur qui a du sens, et dont chacun peut en dire "j'y ai contribué, ce monde c'est le miens, le tiens, le notre!"
Alors je sais que tout n'est pas perdu, je sais que tant qu'il restera ne serait ce qu'un insoumis debout rien ne sera joué, qu'on n'enferme pas les idéaux dans les êtres qui les portent, que chaque action compte, que nous sommes encore déterminés,que quelque chose s'est produit dans l'éveil des consciences...
Mais laisse moi pleurer encore un peu.
J'ai vu ton visage, Mr Mélenchon, ce fameux soir ou l'on t'exhortait a t'exprimer avant de connaître les résultats officiels. Comme un dernier coup bas, pied de nez imbécile et cruel de ceux qui scient la branche de l'arbre sur la quelle ils sont assis. Les idiots.
J'ai vu ton visage et ton expression.
Tu as tant donné dans cette campagne épuisante. Je sais que tu n'aimes pas parler de ta fatigue, et ne te méprends pas, je ne nourrie pas de pitié de convenance à ton égard.
Seulement une profonde et infinie estime. Pour l'homme, pour les actions, pour l'engagement. Je te le dis.
Alors je vais de mon côté, dans mon coin de campagne, continuer à empiler les jours, en cherchant chaque fois à les rendre le plus cohérent possible.
Je ne vais pas renoncer, non. Je ne renonce à rien.
Aujourd'hui moins qu'hier, maintenant que j'ai senti, que jai touché du doigt le vibrant espoir de ce mouvement profond que tu portais devant nous.
Je me le dois, je le dois à mes enfants, à ceux que jaime et ceux que je ne connais pas et qui partagent cette vision heureuse d'un monde possible.
Je tenais à te dire ma reconnaissance pour avoir fait naître un jour l'espoir dans mon coeur et dans celui de milliers et de milliers d'autres.
Je suis debout, j'avance, même lorsque je pleure à gros sanglots, même lorsque je suis si en colère.
Laetitia.

 

Voter Macron : impossible ! Voter Le Pen : impensable !

Un billet de Raoul Marc Jennar
 

Jennar

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit rappel à ceux qui ont combattu, au nom de la démocratie, de la justice sociale et de la protection de notre cadre de vie,
– les accords de l’OMC organisateurs de la mondialisation néo-libérale la plus débridée et en particulier l’AGCS (qui privatise à terme les services publics) et les accords sur la propriété intellectuelle (qui limitent la possibilité de fabriquer des médicaments génériques et permettent les OGM),
– le traité constitutionnel européen de 2005
– le traité de Lisbonne
– les accords de partenariat de l’UE avec l’Afrique qui la mettent sous la tutelle des multinationales européennes
– le traité budgétaire Merkel-Sarkozy-Hollande (TSCG)
– le MES (mécanisme européen de stabilité)
– la fausse loi de séparation bancaire de Moscovici-Hollande
– les cadeaux de Hollande au MEDEF
– la loi Macron
– la loi EL Komri
– le TAFTA
– le CETA
– l’ACS (aggravation de l’AGCS).
comment donner sa voix à Macron qui a défendu et défend tout cela,  qui creuse les inégalités, accroît l’injustice sociale, n’enrichit que les riches et met la planète en danger  ?

L'édito de Pascal Penetro

 

 

Bravo à tous !

Nous pouvons être fiers du travail effectué lors de cette campagne présidentielle ! Nous avons insufflé dans la population l’envie d’une transformation de la société écologique, sociale et démocratique.

Nous avons réussi à faire passer l’idée, que le bien vivre pour tous n’était pas une utopie et qu’il suffisait que les gens de bonne volonté s’unissent pour mettre en place notre programme de transformation rédigé collectivement et nourri au lait des associations, syndicats, lanceurs d’alertes et militants de diverses origines têtes dures de la résistance !

Vous êtes déçus ? Moi aussi !

Et pourtant, lorsqu’à la sortie de l’hiver 2016 a éclos l’idée de la France Insoumise, le score que nous avons réalisé dimanche faisait partie de nos rêves les plus fous… Tout le monde s’est mis en branle et petit à petit nos troupes ont grandi, nous donnant l’espoir de la victoire. Espoir déçu, mais de toute façon, au fond de nous, nous savions bien que cette victoire éventuelle n’était pas une fin en soi ; nous savions que le plus dur commencerait après, nous savions que le capital n’allait pas renoncer à ses privilèges sans nous assaillir de tous les coups tordus dont il est coutumier, nous savions bien que les emperruqués de la télévision, tremblant pour leurs statuts, allaient redoubler d’efforts pour faire rentrer le peuple dans le droit chemin tracé par ces quelques-uns qui possèdent tout. Nous savons bien que suivant les principes de la révolution permanente, la lutte ne cessera jamais.

Alors quoi ? On lève la tête et on continue le combat, de toute façon, nous l’avons toujours fait, il n’est pas question d’arrêter, cela nous manquerait !

Le 7 mai, j’irai mettre dans l’urne mon bulletin Jean-Luc Mélenchon, comme un avertissement que nous sommes toujours là et qu’ils n’en n’ont pas fini avec l’Avenir en commun, notre programme qui seul donne au peuple la possibilité d’un bel avenir en harmonie avec la planète.

Non, je ne choisirai pas entre En Marche (ou crève) et Le Pen (de mort) !

Chaque insoumis est d’ailleurs appelé à se prononcer sur la plate-forme entre le vote blanc ou nul, le vote Macron ou l’abstention.

Et puis sans attendre le 7 mai, nous pouvons d’ores et déjà continuer la campagne pour les législatives, en commençant par la manif à l’appel de EAuch, bien commun le 27 avril à 17h45, place de la mairie à Auch et à celle du 1er mai. Car comme l’a toujours dit Jean-Luc, nous avons 2 campagnes à mener avec un seul programme destiné à donner à chacun de quoi se nourrir, se loger, se soigner et élever ses enfants tranquillement ; à changer les institutions pour donner la parole au peuple et à mener à bien la transition écologique.

Comme je l’ai lu dans un communiqué de la France Insoumise : « Une seconde occasion s'offre à nous. L'article 11 alinéa 3 de la Constitution de la Ve République permet à 185 parlementaires soutenus par 4,5 millions de citoyen-ne-s de soumettre à référendum du peuple français une proposition de loi pour la convocation d'une Assemblée Constituante. » Saisissons-la !

Dans la première circonscription du Gers, celle où, avec Sophie Buys, nous aurons l’honneur de vous représenter aux élections législatives, nous sommes arrivés en deuxième position avec 20.58 % des suffrages soit 12387 voix, derrière Macron (24.14%) mais devant Le Pen (18.62%) et Fillon (16.80%) autres motifs de fierté que nous avons là !

Alors debout, on y retourne à la castagne !

On est là, on est la France Insoumise ! On est là, on est la France Insoumise !

Pascal Penetro, le 25 avril 2017.

Le coup fourré fut joué avec le machiavélisme et la fourberie du capitaine de pédalo et une poignée de capitaines de vaisseaux du CAC 40. Ces élections seront jusqu'au bout une histoire de marine ! Le bateau finira-t-il par couler ou y aura-t-il enfin une mutinerie ?
Les législatives pourraient apporter quelques surprises car les media devraient y avoir moins d'influence que pour les présidentielles. Le règne de Macron commencera par une cohabitation !
Je me doute qu'après ce 1er tour des présidentielles nos "capitaines" ont dû sabler le champagne (ils ont déjà commencé avec trajet en grosse berline de leur mouton, bras à la fenêtre et motos suiveuses, puis soirée ultra bobo dans un grand établissement parisien) mais il n'est pas exclu qu'après les législatives ils poussent un petit "Flûte" !