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Ugo Bernalicis, un député FI qui sait de quoi il parle

 

Sur RMC, aux Grandes gueules .... Ça fait plaisir d'être représentés par des gens comme lui !

 

Il y a 4 jours, Mélenchon publiait sa 37ème revue video de la semaine, la dernière de la saison, et peut-être la dernière tout court.

Il y a cet horrible bruit de fond, des coups de marteau qui rendent le début de cette intervention drolatique. Mais le reste de la video est terriblement paisible. Mélenchon détaille le changement climatique....

Lisez la suite ici

 

Congés payés, réponse à Monsieur Barbier par Antoine Léaument

 

Le ridicule ne tue plus, Christophe Barbier serait déjà mort. Antoine Léaument, qui produit la chaîne Youtube LE BON SENS. Il fallait effectivement un peu de bon sens pour répondre à l’ineffable billet video du fossoyeur de l’Express (JUANS S.)

Avec les remerciements et respect à l'action des militants, entourant Cédric Herrou, qui, lui, a subi de plein fouet l'ignominie Française car ne respectant ni les engagements de notre pays, ni la dignité humaine, ni la présomption de bonne foi .... Mais Collomb et Macron paradent ....

 

Lundi 24 Juillet j'ai été mis en garde à vue puis mis en examen pour « aide à l'entrée et a la circulation de personnes en situation irrégulière » alors que je suivais des demandeurs d'asile en train jusqu'en gare de Cannes afin d'être témoin d’éventuelles interpellations illégales et violations de leur droit.

Le collectif CRS dont je fais partie avait pour projet de réaliser un film documentaire retraçant le parcours chaotique d'un demandeur d'asile dans les Alpes-Maritimes.

Ce projet a du être précipité à cause de mon arrestation. Le présent film a été tourné en caméra cachée avec des téléphones portables et des caméras professionnelles.

Il démontre les violations des droits des demandeurs d'asile qui se sont vus interpellés et reconduits à la frontière au mépris de leurs statut de demandeur d'asile, sans examen de leur demande, sans accès à des interprètes ni à leurs avocats.

Cédric Herrou pour Collectif Roya Solidaire

 

Voir la vidéo sur le site :

Dans ce 36e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle des sanctions américaines contre la Russie qui pénalisent l'Europe et augmentent les tensions de manière inquiétante à l'heure où se rappelle à nous le souvenir de Jaurès le pacifiste. Puis il revient sur la nationalisation des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Enfin, Jean-Luc Mélenchon revient sur la loi pour redonner confiance dans la vie politique et la séance houleuse du 27 juillet à l'Assemblée nationale qui annonce une crise de régime. 

 

 

Adrien Quatennens: «Le risque, ce serait de faire de La France insoumise un parti figé»

MEDIAPART

 

24 JUILLET 2017PARMANUEL JARDINAUDETCHRISTOPHE GUEUGNEAU

 

Pour le député FI du Nord, porte-voix de son groupe à l'Assemblée contre la réforme du code du travail, le projet du gouvernement est d'une dureté sociale absolue. Le jeune élu veut prendre sa part dans la structuration du mouvement, mais estime qu'il faut se garder d'en figer le dynamisme.

Il est devenu en quelques jours la voix de La France insoumise concernant la réforme du droit du travail. Élu député à Lille à l'âge de 27 ans, Adrien Quatennens a passé son baptême du feu en soutenant la motion de rejet préalable au nom de la FI au début de l'examen du projet de loi d'habilitation du gouvernement à légiférer sur ordonnances. Un discours d'une trentaine de minutes applaudi à gauche, et remarqué par les médias. 

Quel regard portez-vous sur cette première séquence parlementaire avec le vote de la loi d’habilitation ?

Avec les moyens dont nous disposions pour faire ce que nous avions à faire, j’ai le sentiment de la tâche accomplie. Malgré un rapport de force qui n’est pas favorable, nous n’avons pas déserté le travail parlementaire. Nous ne partons pas du principe que, parce que nous sommes de fait minoritaires, nous devons être silencieux, c’est même plutôt le contraire.

Intervention sur le projet d'orientation budgétaire 2017

Eric Coquerel

20 Juillet 2017
DR

Madame la présidente, messieurs les ministres, chers collègues

Vous nous parlez de rupture à propos de ce projet d’orientation budgétaire. Très franchement, je ne vois rien d’original et rien de nouveau.

On retrouve la baisse des dépenses publiques : 4,5 milliards dès cette année, 18 milliards annoncés pour l’an prochain.

On retrouve une « réforme » structurelle du marché du travail : en réalité, dérégulation et exonérations.

Et bien sûr la baisse des recettes de l’Etat.

En réalité, vous proposez d’aggraver ce qui ne marche déjà pas. Ce n’est pas une révolution copernicienne pour reprendre les propos de Mr Darmanin, c’est le malade imaginaire de Molière. Vous savez, le docteur Diafoirus, celui qui estimait que pour soigner son malade, il fallait toujours faire plus de saignée, même si en réalité cela l’affaiblissait. On peut penser qu’avec cette politique, le malade mourra peut-être guéri.

Je voudrais ici évoquer le volet recettes :

La première chose, c’est que vous continuez d’affaiblir le rôle redistributeur de l’impôt qui est le garant du consentement qui fonde notre république. On observe que la part des foyers fiscaux qui participe à l’impôt sur le revenu ne cesse de baisser depuis des années. Et qu’est-ce que vous proposez ? Vous proposez en réalité de transférer toujours plus cet impôt vers des impôts à taux fixe. CSG, la flat tax (que vous inventez) la TVA, qui a augmenté pour compenser en partie le coût de la CICE.

Vous dites que vous voulez baisser les impôts. En réalité, vous enrichissez les riches. Ça n’est pas nouveau, ça remonte à la politique de madame Thatcher : soit une contre-réforme fiscale qui en réalité a consisté en une baisse tendancielle du taux d’imposition maximum puisqu’environ 25 points ont été perdus depuis ces années là.

Vous dites que c’est pour augmenter le pouvoir d’achat. J’en déduis donc que vous comptez sur les riches pour augmenter la consommation populaire. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’OFCE qui explique que 46% des baisses d’impôts que vous proposez vont bénéficier aux 10 % les plus riches. Pourquoi ? il n’y aurait pas assez de riches, en France ? ils souffrent, dans ce pays ? C’est curieux car ce pays est le 3e pays au monde, après les Etats-Unis et le Japon, en nombre de millionnaires

L’an dernier, les milliardaires ont vu leurs revenus augmenter de 21%. Tout ça non plus n’est pas nouveau : en 20ans, les 10 plus grosses fortunes de France ont vu leur richesse multipliée par 12 alors que la richesse nationale n’a été multipliée que par 2.

Est-ce que cela récompense ceux qui se lèveraient plus tôt et devraient leur richesse à leur travail ? Les chiffres là aussi disent l’inverse. La  part du patrimoine hérité dans le patrimoine global n’a en effet pas cessé de croitre : elle était de 40% en 1970, elle est aujourd’hui de 70%. Avec cette politique en réalité, la noblesse d’argent devient une nouvelle noblesse de sang. Vous affaiblissez l’Etat, vous affaiblissez l’impôt, uniquement pour enrichir les plus riches

M. Darmanin, vous avez dit qu’il faut prendre le mal à la racine. Moi je vous propose de pointer ce qui est le mal aujourd’hui : c’est la rente et la finance, et vous la gavez encore plus.

La part du gâteau pourtant n’a pas cessé de croître : la richesse nationale est bien plus importante qu’en 46, quand on a inventé la sécurité sociale et d’autres mécanismes de solidarité nationale. Donc pour tous ceux qui nous disent qu’en réalité, les retraites couteraient trop cher, la santé couterait trop cher, je dis que le problème dans ce pays comme dans d’autres pays industrialisés, c’est qu’il y a un transfert toujours plus important des revenus du travail vers les revenus du capital.

On l’a constaté ces jours-ci avec le CICE dont, je l’ai dit, il est difficile d’indiquer et de repérer le nombre d’emplois créés. En tous cas, il coûte très cher, entre 300 à 600 000 euros par emploi. Et cette fois ci, vous proposez de le transformer en exonération des cotisations sociales, plus la suppression des cotisations maladies et chômage. Vous nous dites : « c’est pour augmenter les salaires », mais c’est une arnaque ! vous proposez en réalité de prendre dans la poche des salariés leur salaire socialisé pour faire mine de la mettre dans l’autre

Et le bilan de cette politique, M. Le Maire, vous qui n’avez pas cité le mot chômage tout à l’heure dans votre introduction, c’est qu’il n’y a que deux courbes qui ne cessent de monter : celle des dividendes, et celle du chômage. Parce que ce qui coûte cher dans notre pays, comme partout ailleurs, nous le disons très clairement, ce n’est pas le travail. C’est le capital.

Alors moi je m’interroge, devant un tel constat : soit c’est de la complicité avec l’oligarchie financière. Et je dis très clairement, je pense que pour certains c’est exactement ça. Soit c’est de l’ignorance, et dans ce cas-là il vous reste l’été, chers collègues, pour réfléchir à cette orientation budgétaire qu’on nous propose.

Car cette orientation budgétaire, pour les riches, c’est toujours plus d’été. Et pour les pauvres, c’est la saison 7 de Game of Thrones : l’hiver arrive, toujours plus vite.

Dans ce 35e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la démission du général de Villiers et sur la baisse du budget de l’État dans la Défense. Puis il parle de la multiplication des incendies en Europe et plaide pour une union du bassin méditerranéen sur la lutte contre ce fléau. Enfin, il revient sur les dénonciations calomnieuses du FN et explique comment il conçoit son rôle de Parlementaire et le travail de ses assistants.

Le mardi 18 juillet 2017, les députés de la France insoumise tenaient une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Ils ont expliqué comment ils comptaient continuer le combat contre les ordonnances d'Emmanuel Macron pour détruire le code du travail et ont notamment expliqué qu'ils comptaient déposer un recours au Conseil Constitutionnel sur ce texte avec le groupe GDR. Ils ont également expliqué comment ils comptaient aborder la loi de moralisation de la vie politique et montrer du doigt les corrupteurs et les puissances de l'argent.

 

Médias : passer le réel en contrebande

 

Je causais mardi matin sur France Inter.
Au milieu de Macron, de mon Smic, de la cravate, de la France insoumise, etc., j'ai réussi à évoquer Laetitia, mère d'un enfant autiste, et c'est souvent comme ça, dans les médias: j'ai l'impression de passer l'essentiel comme par effraction, en contrebande. Mon essentiel, c'est-à-dire les vies que je croise, les voix que je veux faire entendre, les visages que je veux donner à voir.

C'est que je suis interrogé par cette espèce étrange, pas seulement le "journaliste" mais pire: le "journaliste politique", passionné par ces autres animaux étranges, les "hommes politiques", vibrant pour leurs moeurs, les joutes qu'ils se livrent, leurs grandes déclarations, leurs petites phrases, eux qui quotidiennement éclipsent les hommes tout court.

Ces vies, ces voix, ces visages... "Ca n'est pas la fonction de député", j'entends dire. Mais quelle est la fonction d'un député de l'opposition, qu'on m'explique? De siéger patiemment dans l'hémicycle, pour constater, vote après vote, qu'il est constamment battu, pour vérifier qu'il appartient bien à la minorité de l'Assemblée, pour déposer des amendements bien vite rejetés? Soit, ça fait partie du taf. Mais pour nous-mêmes, il nous faut agir ailleurs, chercher de l'air à l'extérieur, se fabriquer une autre fonction, d'animateur de démocratie, avec la légitimité (certes partielle, certes contestable) que nous a accordée un scrutin.

Je ne vais pas le théoriser ici, à l'occasion d'un retour chaotique en train (oui, on mènera l'enquête sur la ligne Paris-Amiens...), mais je crois à la vertu subversive du témoignage, de cette réalité qui ne se plie pas aux discours d'en haut, qui ne rentre pas dans les cases, toujours plus bordélique, plus revêche, que les Grands Principes déclamés.

Dans notre société pourrie d'images, de caméras, de micros, bizarrement, on l'aperçoit si peu le réel, le réel populaire faudrait-il ajouter. Une nuée d'artistes, d'entrepreneurs, de chercheurs, d'élus, de gens qui réussissent (pour causer le Macron), monopolisent les antennes, et bien souvent pour parler d'eux-mêmes. Un syndicaliste se glisse dans la lucarne, à la rigueur, à l'occasion, mais dont la parole a appris, là aussi, à se calibrer, à se surveiller. A quand la dernière interviou, au hasard, d'un égoutier? Et pourtant, sans eux, sans leur quotidienne plongée dans le merdier de nos sous-sols, nos villes auraient belle allure! Et une femme de ménage? Ou une coiffeuse? Ou une AVS?

Dans ce vide de réel, il suffit alors, parfois, d'une vie, d'une voix, d'un visage, et la bulle médiatique éclate, comme saisie de surprise.
"Ca existe?"
"C'est donc ça?"
Ainsi des Klur de mon Merci patron! On le savait bien, dans l'absolu, que ça existait, cette misère près de chez nous. Mais c'est donc ça, ces voix, ces vies, ces visages, non plus un chiffre, non plus un concept en -isme ou en -té. Et dans les salles de ciné, combien de centaines, combien de milliers d'hommes et de femmes ils ont bouleversés? Combien de certitudes ils ont bousculés, plus efficacement qu'un nouveau pamphlet contre le néolibéralisme?
C'est le même surgissement du réel que je tente, à mes passages médias, et souvent j'échoue, mais j'essaie, j'essaie de porter un "Klur" jusqu'aux studios radio, une "Laetitia" jusqu'aux plateaux télés. Puisque eux, directement, n'y accèdent pas: que je sois un porte-voix.

Il y autre chose enfin, quant à mon ton (mais après ça j'arrête de gloser): le pari que la parole libérée libère. Face aux micros, je m'efforce de causer librement (faussement librement peut-être mais quand même), ou même en meeting avec décontraction (calculée à coup sûr), dans un style tout sauf tribun.

Pourquoi? Parce que, le premier truc que j'espère produire, en face de moi, c'est une libération de la parole. Que les gens parviennent, dans les quartiers, dans les campagnes, à dire leurs colères, leurs espoirs, leurs douleurs, à se dire. Je me trompe peut-être, juste une intuition, mais je me demande: quelle émancipation on peut obtenir, quel mouvement on peut bâtir, sans ça d'abord, sans ces coeurs qui s'ouvrent comme pour une purge? Une révolution, ça ne commencerait pas par là, par des langues qui se délient? Et lorsque je déclenche ça, lorsque se lance le flux, même un flux confus, fangeux, j'ai l'impression d'avoir rempli un bout de ma mission.

Bref, ces idées, ça reste confus et fangeux dans ma tête aussi.
Quand Macron nous laissera un répit avec ses ordonnances, je voudrais profiter de l'été pour potasser un peu de psychanalyse: la parole comme outil de libération. (Si vous avez des conseils de lectures, je suis preneur.)

Après ce long soliloque, une mini-tranche de réel chez Laetitia (on l'appellera comme ça), mère de "Quentin, 12 ans, autiste modéré", et en attente d'une place en IME.

"Je vous lance un 'au secours!'" m'avait-elle averti.
"Dès la maternelle, il a redoublé deux fois. On se disait: 'il a du retard', mais les enseignants ne s'affolaient pas non plus. D'après eux, il fallait que je me détache, que je le mette dans des centres, dans des clubs.
Au primaire, c'était pareil. Ils l'ont orienté vers une Clis, mais il a connu un blocage pendant trois années: 'Maman, je ne suis pas comme eux'. Je lui faisais venir une prof à domicile, quelques heures dans la semaine, et il a finalement appris à lire.
'Fallait couper le cordon ombilical', on me disait. Et puis, il y a deux ans, une psy a diagnostiqué de l'autisme. Maintenant, on me culpabilise à l'inverse: j'ai coupé le cordon trop vite! L'enfant n'arrive pas à suivre!
Ca a des conséquences. Pour m'occuper de lui, il a fallu que j'arrête de travailler. J'étais en usine. Et puis, fatigué, le papa est parti, comme si j'étais pas crevée moi!
Je vous ai envoyé un message parce que là, c'est plus possible, je vais craquer. Je vous lance un au secours. Moi aussi, il va falloir m'envoyer bientôt en maison de repos! Je me sens enfermée. Je lui consacre tout mon temps, je m'use, j'en peux plus. Et c'est dur, vous savez, de se faire agresser par son fils...
Ca lui ferait du bien, et à moi aussi, qu'il aille dans un centre spécialisé. J'ai demandé un placement en IME, mais on m'a prévenu que c'était des années d'attente. Du coup, ils envisagent de le mettre au collège, en sixième, mais c'est certain qu'il sera perdu là-bas."

Je prends les références de l'IME, de la MDPH, etc., pour des courriers d'appui.
Idem, le matin, avec Hélène, pour une entrée en IM-Pro.
Et la semaine d'avant, c'est Isabelle qui m'avait alerté.
Il manquerait 825 places, il paraît, rien que pour la Somme, dans les établissements spécialisés.
Alors, face à la pénurie, c'est la course au piston, la compétition des galères et des misères.

En sortant de l'immeuble, j'allume la radio dans ma voiture.
Je me gare à l'ombre pour écouter Macron à Versailles.

Il grandiloque sur "l'éthique de la responsabilité", "la fidélité à notre histoire", "une certaine idée de l'homme", etc. Mais dans ce concours de platitudes, nous dit-il quel est le prochain progrès, humain, social, qu'ensemble, nous allons accomplir?
La réduction des déficits, soit.
Un PSE à l'Assemblée, OK.
Rien, je n'entends rien qui réponde aux douleurs de Hélène, Isabelle ou Laetitia.

Si, dès cet été, il en faisait sa priorité, oui, ces ordonnances-là, je les voterais vite fait.

LES TROIS COUPS DE FORCE DE MACRON - Mélenchon à République

 

Le lundi 3 juillet 2017, les député•e•s de la France insoumise étaient réuni(e)s place de la République après avoir boycotté le Congrès convoqué par Emmanuel Macron. Une non-participation studieuse puisque les député•e•s insoumis•es ont préparé 132 amendement sur les 200 déposés sur les ordonnances. Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour dénoncer les trois coups de force du président de la République : 1) convoquer le Congrès la veille du discours de politique générale du Premier ministre, 2) détruire le code du travail par ordonnances en mettant la pression sur les parlementaires avec une convocation illimitée, 3) faire entrer les dispositions de l'état d'urgence dans la Constitution.

Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise viennent de prendre position vis-à-vis du Congrès convoqué par Emmanuel Macron lundi 3 juillet à Versailles.

A la veille de la déclaration de politique générale du premier ministre Édouard Philippe, le président de la République nous annonce qu'il dévoilera le cap de son quinquennat devant députés et sénateurs, réunis à grand frais, à Versailles.

Les Insoumis, rejoints par les communistes, n'y seront pas présents.
Au cours d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le "franchissement d'un seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle". "C'est une réunion qui n'a d'autre objectif que d'entendre le président de la République. C'est un bavardage convoqué à grand frais pour peu de résultats", déplore le leader de la gauche radicale selon qui, Emmanuel Macron est "un monarque qui se transforme en pharaon".

"Nous sommes profondément respectueux de notre République mais avec quels moyens s'opposer", se demande-t-il. "Puisque nous sommes convoqués pour entendre le monarque présidentiel, nous nous rebellons, nous ne nous soumettons pas et nous n'irons pas à Versailles", a-t-il affirmé.

A la place, Jean-Luc Mélenchon et ses collègues devraient se réunir place de la République pour une déclaration. (extrait du Huffington Post)

 

 

Dans ce 33e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l'épisode caniculaire qu'a connu la France ces derniers jours et sur les pics de pollution qu'il a provoqué. Il parle ensuite de l'entrée des député•e•s de la France insoumise à l'Assemblée nationale et de la formation d'un groupe parlementaire et traite des propos racistes tenus contre Danièle Obono; aussi il parle de l'échec d'un groupe commun avec les communistes

Il évoque enfin la question de la disparition des abeilles à cause des pesticides néonicotinoïdes et de l'agriculture productiviste.

 

Message de remerciement de François Ruffin à ces électeurs :

 

"Dimanche dernier, vous m’avez élu député de votre circonscription. Les militants de Picardie debout ! et moi-même tenons à vous remercier pour votre confiance.
Maintenant, c’est pas ça qui change votre vie.
C’est pas ça qui vous donne un emploi, c’est pas ça qui relève vos salaires, ou vos retraites, ou vos allocations, c’est pas ça qui diminue vos factures, et j’en suis bien conscient.
Ça n’est qu’un début, donc, un tout petit début. Mais il faut bien commencer par un bout.
Par vos suffrages, vous avez prouvé que les jeux ne sont pas faits d’avance, que les « petits » l’emportent parfois contre les « gros », que toutes les batailles méritent d’être menées. Et ça vaudra pour l’avenir, car des batailles, ensemble, nous devrons en mener un paquet.
« Ensemble », « nous », car seul je ne peux rien.
Comme je vous l’écrivais, avant même l’élection : « Je ne vous promets pas la lune. » Dans l’Assemblée que je vais rejoindre, plus de 80 % des députés sont de droite (En Marche ! + Les Républicains). Il y a donc peu de chances pour que mes lois passent, pour que les propositions dont je rêve soient applaudies.
Alors, à quoi je peux servir ?
D’abord, devant les Importants, je me tiendrai droit en votre nom : je ne plierai pas, je ne vendrai pas mes convictions pour un strapontin ministériel.
Ensuite, je peux être un point d’appui.
Député, ça offre une légitimité.
Si, demain, dans votre entreprise, dans votre quartier, avec vos voisins ou vos collègues, l’envie vous vient de bouger, contre un PDG ou une administration, je mettrai mon écharpe tricolore à votre service. Pour que, côte à côte, nous contestions la fermeture de lits à l’hôpital, la ligne de bus qui ne dessert plus vos immeubles, le manque d’ESAT pour les handicapés, etc.
Nous remporterons quelques combats.
Ça nous donnera l’envie d’en mener d’autres, plus grands peut-être : l’appétit vient en mangeant, l’énergie appelle l’énergie, la volonté appelle la volonté.
Le président américain Roosevelt disait : « Il faut essayer quelque chose. Et si ça ne marche pas, avouons-le et essayons autre chose. »
Eh bien, ensemble, je vous propose d’essayer et d’essayer encore.
Avec la fierté de vous représenter,
François Ruffin

Le journal "Le Parisien nous permet d'accéder (gratuitement) à l'intégralité de l'avant-projet de loi sur le marché du travail ....

 

Un pavé ? Non ! 10 pages, c'est tout !!! mais ça va valser, j'espère !

Alors que la France Insoumise fait son entrée à l'Assemblée Nationale, faites vous entendre, rejoignez un groupe d'appui ! Il y en a beaucoup dans le Gers, utilisez le bouton dans le mail pour vous inscrire ! Merci,

 

Dans cette 32e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur le premier tour des élections législatives et appelle à faire élire des député•e•es insoumis•es au deuxième tour. Il condamne ensuite les bombardements au phosphore à Raqqa. Alors que le Baccalauréat a commencé, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi ce concours garantit l'égalité entre les élèves. Il apporte également son soutien aux salarié•e•es de GM&S qui bloquent de nouveau leur entreprise. Enfin, Jean-Luc Mélenchon lance un appel au don de sang.

 

 

LES CONFLITS D'INTÉRÊTS DE LA NOUVELLE MINISTRE DE LA SANTÉ !


Pourtant ces documents sont accablants pour celle qui considère que “les conflits d’intérêts entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence”. En effet elle déclare avoir été directement rémunérée pour diverses activités par le laboratoire Genzyme, désormais filiale de Sanofi, de 1998 à 2011 ! Et ce n’est pas tout, entre 2005 et 2011 elle était aussi rémunérée par les laboratoires Bristol Meyers-Squibb et Novartis. Ces deux laboratoires ainsi que Pierre Fabre et Schering-Plough (filiale de Merck) ont aussi financé entre 2005 et 2011 l’assocation Robert Debré que dirigeait Agnès Buzyn.

Plusieurs questions se posent alors :

 

Certes, on peut vouloir voter pour la continuation des politiques Sarko-PS et Macronistes ...

Mais quand même !

 

Calais: Le Défenseur des droits indigné du traitement réservé aux exilés

 

Migrants en attente d'évacuation à Calais, le 25 octobre 2016 — O. Aballain / 20 Minutes

  • Le Défenseur des droits dénonce la situation dans laquelle se trouvent les migrants exilés à Calais
  • Jacques Toubon parle d'atteintes «inédites» aux droits fondamentaux

Le Défenseur des droits n’abandonne pas sur le dossier calaisien. Dans un communiqué d’une rare virulence, Jacques Toubon dénonce à nouveau les « atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires dont sont victimes les exilés » présents à Calais.

La déclaration du Défenseur des droits fait suite à la dernière visite de ses services sur place, le 12 juin. L’institution dit avoir constaté à Calais, auprès des migrants, « des atteintes aux droits fondamentaux d’une exceptionnelle et inédite gravité ».

Points d’eau supprimés

Un article de blog, censuré par Médiapart (dont l'auteur était abonné) parle de "Cette classe nuisible, c’est en grande partie celle que j’ai retrouvée sur Médiapart, dans les articles des journalistes, et dans la plupart des blogs des abonnés (et dans les commentaires, effectivement) et c’est la raison pour laquelle j’en suis partie en claquant la porte. Lordon dit très bien, de manière claire, les raisons du malaise que je finissais par ressentir en les lisant. Je n’y étais plus à ma place."

Ne vous attendez donc pas, ici à un éloge de Médiapart, de la part du Webmaster qui s'en est désabonné mais qui vous suggère de répondre et répandre vos désaccords en utilisant les lien "contact "sur notre site !!!)

 

Extrait:

Que Le Figaro de M. Serge Dassault et L’Opinion de Nicolas Beytout fassent en chœur « le choix de la raison » exprimait un intérêt bien compris. L’enthousiasme des journalistes pour M. Macron s’inscrivait en revanche dans le registre d’une passion dont chacun pouvait deviner les fruits amers. Sur RTL (5 mai), le futur président n’avait en effet pas caché le sort qu’il réservait aux perdants. « Typiquement, vous êtes aujourd’hui journaliste, Yves Calvi, vous êtes licencié, il n’y a plus de perspectives dans cette belle profession de journaliste… Donc, vous avez une difficulté, il y a des perspectives dans la chaudronnerie. En trois mois, je ne vais pas faire de vous, Yves Calvi, un chaudronnier. Par contre, une formation d’un an peut vous permettre de retrouver des perspectives dans ce secteur. » Ébranlé par cette vision — celle d’une fiche de paie amputée d’un zéro —, Calvi fut secouru par sa consœur Elizabeth Martichoux : « Mais, euh… Yves Calvi, il va être obligé d’accepter sa formation de chaudronnier ? »

« Médias et France Insoumise: pourquoi tant de haine? » dans La Guerre des idées.

par Aude Lancelin

Les rapports entre les médias et La France insoumise ne sont pas un long fleuve tranquille. Invectives de part et d’autre, soupçons de traitement déséquilibré de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, stratégies de contournement par la création d’une chaîne YouTube indépendante, scènes de séduction puis reprise des hostilités… Pourquoi ce mouvement n’est-il pas un parti comme les autres pour les grands médias français ? Pour en discuter, je reçois cette semaine dans "La guerre des idées" Charlotte Girard, co-responsable de « L’avenir en commun », le programme de La France insoumise pour la dernière présidentielle. L'émission est à retrouver ici pour les abonnés au site Là-bas si j'y suis.

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Après « le bruit et la fureur » de la campagne de 2012, stratégie concertée pour percer le mur du silence médiatique, aux dires de certains responsables du mouvement, ce dernier semble s’être davantage inspiré des stratégies de Podemos ou du démocrate Bernie Sanders. Reste le dénigrement quasi systématique d’un Jean-Luc Mélenchon présenté comme pro-russe, pro-dictateurs sud-américains, mauvais perdant, irresponsable « ni-niste », et on passe. La faute à l’irascibilité d’un candidat, habitué à souffler dans les bronches des stars de l’info et autres reporters de terrain, comme ceux-ci s’en plaignent souvent ? L’effet d’une presse entièrement passée sous la coupe du CAC 40, qui défend les intérêts d’une classe et de ses propriétaires ? Il est certain qu’à peu près partout dans le monde, il est rare de voir les médias ménager un radical dès lors qu’il s’approche trop près du pouvoir.

Pour une opposition humaniste !

 

Réaction et conseil de vote de JL Mélenchon. Réaction du soir du 11 juin

 

Ce n'est pas du tout en contradiction avec le communiqué de nos candidats ! écoutez bien !

 

 

La France insoumise est présente dans plus de 70 seconds tours partout en France !

 

 

ET remercions les électeurs !  et nos candidats !!!

 

Bastien Lachaud et Hélène Magdo ont tenu un point presse ce mercredi 7 juin pour informer de l'actualité de la campagne des élections législatives

 

Le mardi 6 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon était l’invité du 20H de TF1. Il a parlé de la destruction du code du travail par ordonnances que prépare Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon a ainsi dénoncé le « coup d’État social » préparé par le président de la République et a appelé à ne pas lui laisser les pleins pouvoirs aux élections législatives. Le porte-parole de la France insoumise a enfin adressé un message aux électeurs FN en les appelant à être « fachés mais pas fachos » et à considérer que le problème était « le banquier, pas l’immigré ».

Cette vidéo est mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel.

Dans ce 30e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la manière dont est traité Emmanuel Macron dans les médias et dont, à l’inverse, est traitée la France insoumise. Un traitement médiatique qui ne doit rien au hasard à l’approche des élections législatives. Il traite également de l’affaire Ferrand et de la présence de nombreux lobbyistes au gouvernement. Jean-Luc Mélenchon parle ensuite des «Monsanto-Papers» et du scandale du glyphosate. Il analyse ensuite la sortie des États-Unis de l’accord sur le climat après la décision de Donald Trump. Il salue enfin le retour de Thomas Pesquet sur terre après sa mission de 6 mois sur la station spatiale internationale.

Il est bon de rappeler que cette loi n'est pas la loi El Khomri , Valls ou Macron , c'est la loi de l'UE . Comme d'autres "réformes" , le CICE et bien d'autres , c'est une des directives européennes que l'on trouve dans le journal officiel de l'UE en date du 14 juillet 2015 !!! Cela fait parti de ce que l'UE appelle les "GOPE". ( Grandes Orientations de Politique Economique).

 

Portées avec triomphalisme par les laquais du capital q'était Hollande et dont la filiation avec Macron ne doit rien au hasard !

 

 

Au sujet des articles d'Ariane Chemin (Le Monde) et Hélène Jouant (France Inter)

 

Coup de gueule (digne, de Michelle Tirone), Insoumise d'Evian), suite à l'article du journal Le Monde et à la chronique sur France Inter... Jusqu'où sont donc capables d'aller les médias pour écraser Mélenchon et la France Insoumise...

 



magazine du monde mélenchonhttps://antoineleaument.fr/wp-content/uploads/2017/05

Pour la deuxième fois en quatre ans, M, le magazine du Monde a décidé de consacrer sa « une » à Jean-Luc Mélenchon. Et, pour la deuxième fois en quatre ans, il s’agit de tenter de salir celui qui a réuni plus de 7 millions de voix à l’élection présidentielle autour du programme L’Avenir en commun.

Souvenez-vous. Il y a quatre ans, M avait fait une couverture ignoble. On y voyait un montage réalisé à partir de photos de Jean-Luc Mélenchon elles-mêmes trafiquées. Des photos qui, mises ensemble, n’étaient pas sans rappeler le montage qu’Heinrich Hoffmann avait réalisé sur Hitler. Sur la « une » s’étalait aussi ce titre : « Le grand MÉCHANT Mélenchon ». À l’intérieur, pas mieux : tout était fait pour diaboliser le tribun avec l’utilisation d’un champ lexical ramenant tout à des éléments psychologisants (sa « rage », sa « susceptibilité », sa « colère », etc.). J’avais écrit à l’époque un article pour en faire la liste.

C'est vrai, contrairement à ce que dit la presse, ni les communistes, ni le NPA, ni d'ailleurs quiconcque  se bat pour les droits des salariés, des handicapés, du peuple en général, nul n'est notre ennemi, au contraire, nous vous invitons, chaleureusement, à venir gagner avec nous, gagner pour le peuple de France !

 

http://melenchon.fr/2016/09/10/jean-luc-melenchon-communistes-entretien-patriote/

Faites le bon choix ! sans contre pouvoir, ce sont les lois Macron et El Khomri, les trahisons de l'état PS, les excès de l'UMP, les clins d'oeils au FN qui imposeront vos vies !
RESISTONS !!!

Une chronique constitutionnelle de Louis Saisi sur l'enjeu des prochaines élections législatives du mois de juin : "Les 11 et 18 juin 2017, les Français auront le choix entre un plébiscite et l'élection d'un contrepouvoir législatif."

Le 24 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Élizabeth Martichoux. Il a dénoncé le programme de destruction du code du travail porté par Emmanuel Macron et a également insisté sur le danger que le nouveau ministre de l’Éducation faisait peser sur l’école. Jean-Luc Mélenchon a également expliqué qu’Emmanuel Macron appliquait la feuille de route de la Commission européenne en matière de coupe dans la dépense publique.