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Grand entretien

« L’INSOUMISSION EST UN NOUVEL HUMANISME »

Jean-Luc Mélenchon, homme politique
 

On vous présente comme le premier opposant de France. Quel est le sens, pour vous, du mot opposition ?

L’opposition ? Ce n’est qu’une étape vers la conquête du pouvoir. Du reste, quel mérite à être le premier opposant, quand les autres ne s’opposent pas ? Le PS est broyé. Il ne se relèvera pas avant un très long moment, s’il se relève un jour. Sa base sociale a disparu. Pas parce qu’elle est partie, mais parce qu’elle n’existe plus. Cette base, c’était la classe moyenne urbaine ascendante des années 1970. Monsieur faisait du jogging, madame de la bicyclette, et le gros chien blanc bondissait entre eux : c’est la pub pour le quartier des Pyramides à Évry, en 1980. Cette base sociale n’existe plus : la classe moyenne n’est plus ascendante, elle a peur du déclassement pour ses enfants, et elle a sombré dans le zapping consumériste. Donc le liant à partir duquel le PS assemblait les ouvriers et les ingénieurs s’est cassé. 

Nous vous invitons à lire la dernière note de blog de Mélenchon, "l'Europe doit revenir en débat": 
 
Pour notre part, le collectif Citoyens Souverains s'y applique avec nos conférences d'éducation populaire contre l'UE, Macron et leurs lois travail. Voici la vidéo des interventions de Coralie Delaume à Montreuil, à partager autour de vous: https://www.facebook.com/citoyenssouverains/videos/1738121306491862/
Si vous souhaitez organiser une conférence sur ce thème, n'hésitez pas à contacter  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Les amalgames, la malhonnêteté, ne doivent pas rester sans réponse!

Extrait du blog de Thomas Guénolé, Politologue, maître de conférences à Sciences Po, engagé à La France Insoumise

Voici les sujets traités, de manière concise.
Drapeau FI

 

Le mensonge "FI = FN"


Le mensonge "La FI est islamo-gauchiste"


Le mensonge "La FI n'a pas de programme"


Le mensonge "FI = danger de dictature"


Le mensonge "Mélenchon est pro-Poutine", "pro-Assad", etc.

Revue de la semaine courte, ciblée, et tellement pointue !

 

Crédits photo (Macron) : Pablo Tupin-Noriega

 

Imaginez une France sans nous ! Sans la France insoumise. Juste avec les autres. Et alors vous savez vaille que vaille où est le seul rempart idéologiquement et concrètement existant. .... (extrait de la note de blog de JL Mélenchon) sur notre site :

"Les ultrariches paient très peu d’impôts: la preuve!"


Les dernières statistiques disponibles ruinent le message alarmiste du gouvernement sur une prétendue surimposition des grandes fortunes. Elles attestent que les ultrariches paient, au contraire, très peu d’impôts sur le revenu, avec un taux moyen d'imposition de 21 % pour les 163 foyers les plus favorisés.

 

Voilà pourquoi le programme de l'avenir en commun préconise 14 tranches d'impôt sur le revenu, progressives ! voyez plutôt :

 

article de Mediapart, offert par le Webmaster à lire sur notre site !

Changement de contexte

Changement de contexte

En quelques heures dans la dernière semaine de septembre, le contexte du bras de fer avec le pouvoir macroniste a changé de consistance. Un nouveau contexte se dessine. Certes, l’offensive générale se confirme côté pouvoir. Mais le champ de la résistance s’est élargi du fait même des conditions dans lesquelles ce pouvoir évolue. Pendant ce temps autour de nous en Europe, la roue de l’Histoire continue son chemin de déconstruction de l’ancien monde. Dans le tohu-bohu de l’affaire de la Catalogne barcelonaise se montre une nouvelle fois la puissance des mouvements tectoniques qui affectent le vieux continent et ne le lâcheront plus avant longtemps. Car l’aveuglement des dirigeants de « l’Europe qui protège » détruira la paix et les sociétés plus sûrement que n’importe quel « populisme ». Elle le fera en nourrissant des nationalismes hier éteints, et en jetant les uns contre les autres les peuples, les régions et les catégories sociales.

C’est une étrange semaine qui vient de s’écouler. La meute a bien écorné le message de notre marche du 23 septembre en fabriquant de toutes pièces un débat fumeux sur la place du peuple dans la Libération contre les nazis. Puis le lendemain, le mouvement des transporteurs routiers a été rudement réprimé. Le pouvoir s’est donc cru tiré d’affaire, malgré la marche réussie le 28 septembre des retraités. Il n’en est rien. La volatilité de la situation est restée la plus forte. Des évènements se sont précipités et ont renforcé le camp de la résistance.

Par exemple, et ce n’est pas rien, le front syndical a changé de configuration. Force Ouvrière s’est installée dans l’opposition à l’ordonnance contre le code du travail. Les cadres de la CGE CFE de même. La CGT, FSU et Solidaire ne sont donc pas isolés et confinés comme le croyait acquis l’équipe Macron. C’est donc une toute nouvelle configuration qui se présente. La période jusqu’à la loi d’habilitation de ces ordonnances qui devraient revenir devant le Parlement au mois de novembre ne sera donc pas un simple bouclage.

543ème semaine politique: le boulet fiscal de Macron

 

 

Où il est enfin question de cette présidence des riches enfin en marche, du boulet fiscal et des menaces sur nos libertés.

Un député de la France Insoumise, et j'en suis fier, s'exprime, sereinement et tellement franchement !!! sur plusieurs sujets qui vous intéresseront !

Dans ce 40e numéro de la revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur son déplacement à La Réunion avant de parler de la vente à la découpe de la France (STX, Alstom...). Il analyse ensuite le discours de Macron sur l'Europe et explique pourquoi sa politique montre qu'il est le président des riches.

L'Unédic confirme - si nécessaire - que les chômeurs ne sont pas des profiteurs

 

Un article d'actu chômage de Juillet, qui n'a malheureusement pas perdu une once d'actualité !.....

 

 

 

Une étude de l’Unédic, dont La Croix a eu la primeur, dresse le portrait des chômeurs indemnisés. Les résultats vont à l’encontre de bien des idées reçues.

altNon, dans la très grande majorité des cas, on ne devient pas chômeur en France après un plan social. Et non, les allocataires n’attendent pas tranquillement d’épuiser leurs droits avant de se remettre à chercher du travail.

Les clichés ont la vie dure. Et c’est tout l’intérêt de l’étude rendue publique aujourd’hui par l’Unédic que de remettre quelques pendules à l’heure.

Le gestionnaire de l’assurance-chômage dresse un portrait des 2,5 millions de chômeurs indemnisés au 30 juin 2016. Il ne s’agit pas de la totalité des personnes inscrites à Pôle emploi, certains demandeurs d’emploi ne réunissant pas les conditions pour bénéficier d’une allocation (par exemple, avoir travaillé quatre mois préalablement).

Première leçon, le salarié en CDI qui se retrouve à «pointer» au chômage après un licenciement économique est devenu un cas de figure minoritaire : seuls 9 % des allocataires sont aujourd’hui dans ce cas, qui prévalait pourtant il y a trente ans. Les ruptures de CDI s’expliquent d’abord par des licenciements pour motif personnel (à raison de 23% des allocataires) et de plus en plus par des ruptures conventionnelles (16%), notamment chez les cadres. Signe des temps : seuls 2 % des chômeurs indemnisés ont démissionné. Un chiffre qui pourrait évoluer si – comme l’envisage le gouvernement actuel – l’ouverture des droits à l’assurance-chômage devait être étendue aux salariés démissionnaires.

Deuxième enseignement, corollaire du premier : «le chômage est désormais structurellement nourri de personnes qui enchaînent des contrats temporaires et qui ont de plus en plus du mal à accéder à l’emploi durable», souligne Odile Müller, auteure de l’étude.

Près de la moitié des personnes indemnisées se retrouvent au chômage à la fin d’un contrat à durée déterminée (37%) ou à la fin d’une mission d’intérim (10%). Des proportions qui se confirment au fil du temps, alors même que 86% des salariés en emploi bénéficient d’un CDI.

«Ces chiffres montrent la dualité du marché du travail, confirme Odile Müller. Entre, d’une part, des salariés en poste en CDI et, d’autre part, des personnes qui enchaînent des CDD et vont rester longtemps dans cet entre-deux, entre chômage et travail.»

Il faut oublier aussi cette vision binaire qui voudrait que l’on se trouve soit au chômage et donc sans aucune activité, soit au travail. Dans les faits, un allocataire sur deux travaille tout ou partie du temps, tout en restant inscrit à Pôle emploi. Dans ce cas de figure, les allocataires peuvent alors cumuler le revenu de leur activité avec leur allocation. «Si ces allocataires restent inscrits à Pôle emploi, c’est parce qu’ils n’ont pas trouvé de contrats suffisamment longs ou sécurisants pour se désinscrire», précise l’Unédic.

Ces chiffres permettent aussi de battre en brèche l’image parfois véhiculée du chômeur qui attendrait l’épuisement de ses droits avant de se remettre à chercher du travail. Le droit à l’allocation chômage est de deux ans maximum pour les moins de 50 ans. Dans les faits, la durée moyenne d’indemnisation est de dix mois. Et les personnes qui sortent du dispositif n’ont consommé en moyenne «que» 68 % de leurs droits. «Très peu d’allocataires attendent la fin de leurs droits pour reprendre un emploi, confirme-t-on à l’Unédic. Les gens savent très bien que leur “employabilité ” décroît très rapidement.»

Concernant les revenus, les allocataires indemnisés qui n’avaient pas travaillé du tout au cours du mois ont perçu une allocation moyenne de 1.010 €. Ceux qui avaient travaillé ont perçu un revenu total de 1.240 € (allocation + salaire). En moyenne, toujours, le rapport entre l’allocation perçue et le salaire perdu est de 72%. Mais le système de l’assurance-chômage est redistributif : plus le salaire perdu est faible, plus le taux de remplacement est élevé. Les allocataires qui touchaient moins de 500 € de salaire se voient verser 95% de cet ancien salaire. Cette proportion est limitée à 64% pour les allocataires ayant perdu un salaire d’environ 3.000 € net par mois.

Emmanuelle Réju - La Croix

 

L'article sur Actu Chômage : http://www.actuchomage.org/2017071127121/La-revue-de-presse/lunedic-demontre-que-les-chomeurs-ne-sont-pas-des-profiteurs.html

NB : Les mises en gras du texte sont à l'initiative du webmaster.

 

Ce texte est une contribution pour participer aux débats de cette rentrée à propos de l'avenir de la France Insoumise.

Réveiller les dégoûtés pour fédérer le Peuple.

C'est la première tâche que doit s'assigner la France Insoumise.
Il s'agira de rester fidèle aux premiers pas du mouvement.
Jean-Luc Mélenchon a donné l'exemple : " Ne scandez jamais mon nom ".

Nous ne sommes pas un Fan-club.

Nous engageons une bataille culturelle pour gagner durablement sur un programme : L'Avenir en commun.

Ce programme a été élaboré de façon ouverte. Tous les citoyen-ne-s qui le souhaitaient ont pu participer à sa rédaction. il est notre référence pour 5 ans. Les livrets thématiques le complètent, les Ateliers des lois le précisent chaque jour un peu plus. Nous verrons bien un an avant les présidentielles quelle méthode choisir collectivement pour parfaire ce projet pour une France humaniste, solidaire et écologique.

Les prochains rendez-vous sont politiques. (lisez la suite sur notre site)

Aucune peine requise contre la « lanceuse d’alerte » Céline Boussié

Céline Boussié devant le tribunal correctionnel de Toulouse, le 19 septembre
 
Le procès de l’ancienne aide médico-psychologique (AMP), Céline Boussié, poursuivie en diffamation pour avoir dénoncé en 2015 des maltraitances dans l’Institut médico-éducatif (IME) de Moussaron dans le Gers, s’est déroulé mardi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Un des enjeux : l’évolution de la jurisprudence autour des lanceurs d’alerte du secteur médico-social.

Lorsque Céline Boussié, costume noir, chemisier blanc, s’avance à la barre, le nom de l’IME de Moussaron résonne depuis plus de deux heures dans cette petite salle du tribunal correctionnel de Toulouse. Avant elle, Didier Borgeaud, ancien aide médico-psychologique condamné en 1997 pour diffamation à la suite d’une plainte de l’IME, comparaît de nouveau pour le même chef d’accusation. Il fut le premier en 1995 à dénoncer des faits de maltraitance dans l’établissement gersois accueillant près de 80 enfants polyhandicapés. Il doit de nouveau répondre, aux côtés de la journaliste du Monde Pascale Krémer également poursuivie pour la première fois de sa carrière, de propos tenus dans un article publié par le grand quotidien du soir en mars 2014.

Venu d’Espagne où il vit désormais, loin du Gers où sa vie a basculé à la suite de cette affaire, Didier Borgeaud relève « l’incongruité de sa présence » sur le banc des accusés. « Comment expliquer, vingt ans après, et après plusieurs rapports de l’Igas et de l’ARS, comment expliquer qu’il ne se passe rien ? demande-t-il. Le fait que je sois attaqué en diffamation, c’est marcher sur la tête ». En 1999, deux autres salariées de l’IME avaient aussi dénoncé des faits de maltraitance, avant d’être condamnées pour diffamation.

Un rassemblement pour « briser l’omerta »

L’une d’elles, Bernadette Collignon, est venue avec une centaine de personnes se rassembler devant le Palais de justice de Toulouse avant l’audience, à l’appel du comité de soutien de Céline Boussié, de la France insoumise, de la CGT ou encore de la Ligue des droits de l’homme. « J’avais dénoncé tout ce que dénonce Céline aujourd’hui : le manque de soins, l’inadaptation des locaux, des matériels, de l’encadrement » déclare-t-elle, espérant cette fois une relaxe.

Le rassemblement a aussi pour but de rappeler l’autre enjeu du procès : l’évolution de la jurisprudence autour du statut de lanceur d’alerte dans le secteur médico-social. « Le combat que Céline mène en tant que lanceuse d’alerte, elle l’a longtemps mené seule, face à une omerta incompréhensible, déclare Eric Coquerel, député France insoumise de la Seine-Saint-Denis. Si elle gagne, il y a une brèche dans l’omerta, c’est un enjeu fondamental ».

 
Rapport de l’ARS et images chocs

Céline Boussié comparaît donc ce 19 septembre pour des propos tenus à l’encontre de l’IME sur Europe 1 et LCI en 2015, en tant que présidente de l’association Handi’gnez-vous. La journaliste Wendy Bouchard, absente lors de l’audience, est également poursuivie pour diffamation.

Deux ans avant ces émissions, un collectif composé de la CGT, l’Association des paralysés de France (APF) et Autisme Gers avait signalé des faits de maltraitance, entraînant une enquête de l’Agence régionale de santé (ARS) de Midi-Pyrénées.

En novembre 2013, son rapport faisait état de « graves dysfonctionnements (…) susceptibles d’affecter la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral des jeunes accueillis ». L’IME de Moussaron était ensuite placé sous administration provisoire par Marie-Arlette Carlotti, alors ministre déléguée aux personnes handicapées. En janvier 2014, le magazine Zone Interdite sur M6 diffusait des images prises en caméra cachée par un salarié, montrant des enfants à moitié nus dans une même pièce, l’un déféquant sur un seau en plastique à la vue de tous, une autre se dirigeant seule vers un évier pour faire sa toilette. A la demande de la présidente du tribunal, neuf minutes du documentaire sont projetées pendant l’audience.

Un « climat de terreur »

A la barre, l’ancienne AMP répond aux questions de son avocat, maître Fiodor Rilov, célèbre conseil du monde ouvrier. Elle décrit des scènes d’isolement, de « coups portés » sur les enfants, l’une d’elles « traînée par terre ». Elle fond en larmes en racontant le décès d’une jeune fille à la suite d’une chute, alors que, « toute seule avec cette résidente », elle avait dû s’absenter quelques instants. Elle évoque un « climat de terreur » dans l’établissement qui a vu 18 personnes démissionner entre 2010 et 2011. Et sa vie qui, elle aussi, a volé en éclats : une maison dégradée, des menaces, des insultes, une protection policière pendant quelques mois, le chômage.

Dans la salle, Aurélie Doazan, actuelle directrice de l’IME, fille des fondateurs de l’établissement, assiste aux débats avec l’actuel directeur adjoint de l’institut, impassible. Au fil de l’audience, l’impression qu’un autre procès aurait pu se tenir ici, où accusés et parties civiles auraient échangé leurs bancs, se fait croissante. Maître Laurent de Caunes, avocat de l’IME, balaie d’un revers de plaidoirie les faits rapportés par l’accusée, les témoins et les images diffusées. Quand il évoque « des problèmes que l’on retrouve dans toutes les institutions », la présidente du tribunal doit faire taire une partie de l’auditoire, indignée. « Il n’y a pas eu ni de maltraitances ni de mauvais traitement ni d’actions ayant entraîné un décès dans l’institut Moussaron, tout ceci relève du fantasme relayé par Mme Boussié se prévalant d’un statut qu’elle n’a pas », assène Maître de Caunes.

Pas de peine requise

C’est justement sur ce statut, celui de lanceur d’alerte, que la défense axe sa plaidoirie. Maître Rilov se dit « consterné » que son contradicteur « explique avec bonhomie » que les images diffusées « sont le reflet fidèle du sort que subissent ces enfants à l’intérieur de ce centre et qu’il va falloir s’y habituer ». Pour ces faits qui pourraient aboutir selon lui à une requalification pénale, il invite même le procureur, qui n’a requis aucune peine à l’encontre de Céline Boussié, « à prendre une décision, y compris sur le champ », comme le permet le Code de procédure pénale. « En relaxant Mme Boussié vous allez condamner le centre Moussaron et ce sera justice » termine-t-il à l’adresse du tribunal. Appelée une dernière fois à la barre, Céline Boussié déclare souhaiter que les professionnels de l’IME « parlent enfin » et affirme ne plus « avoir peur ». Les jugements, mis en délibéré, seront rendus le 21 novembre prochain.

 

Rappelons-nous que les gens réunis sont nos représentants..... qu'en sort-il ? 

Quelle bagarre pour même se faire entendre (mais le représentant s'en fout !!!)

 

Pour moi, ça justifie toutes les manifs !!!

à Samedi à Paris !!

 

{youtube}NADipl6OJBg{/NADipl6OJBg}

Le jeudi 21 septembre, Jean-Luc Mélenchon était l'invité d'Elizabeth Martichoux pour parler du coup d'État social d'Emmanuel Macron. Une émission au cours de laquelle il a expliqué que la politique économique menée par le président de la République ne fonctionnait nulle part en Europe tandis que la politique de la relance par la demande faisait d'ores et déjà ses preuves au Portugal. Face aux ordonnances qui vont détruire les droits des travailleurs et inverser la hiérarchie des normes, Jean-Luc Mélenchon a appelé à mettre en place un rapport de force avec le pouvoir. Enfin, interrogé sur la crise au FN, il a expliqué que ce parti ne servait à rien et débattait du couscous tandis que les droits sociaux étaient menacés.

 

 

 

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu participer aux AMFis, vous pouvez visionner les vidéos des ateliers et conférences sur le site de la France insoumise.


Dimanche 27 août, les AMFiS se concluaient par un discours de Jean-Luc Mélenchon que vous trouverez en ligne ici

Cet article est paru le 11/09/2017 sur le site "Citoyens Souverains" - Association dont la charte est disponible ici

 

 

Article du collectif Citoyens Souverains

« Vos symboles nationaux sont plus facilement appropriables à travers un discours progressiste. J’adorerais avoir un hymne national comme la Marseillaise, je n’arrêterais pas de le chanter si c’était le cas ! » Inigo Errejon, numéro 2 de Podemos11

 

Lors de la campagne présidentielle, l’usage ostentatoire fait par la France Insoumise du drapeau bleu-blanc-rouge a marqué les esprits – notamment lors du meeting du 18 mars. Et certains commentateurs2 y ont même vu un des ressorts majeurs de la percée de Jean-Luc Mélenchon à 20% des voix.

Mais quel sens donnons-nous à notre drapeau et aux emblèmes de la France ?

 

Mais pourquoi donc vais-je manifester le 12 septembre (et le 23....)

 

 

La FI se transformera-t-elle en parti politique ? - Réponse de JL Mélenchon

 

 

Comptes rendus vidéos des AmPhis d'été

 

Vous serez très probablement intéressé(e)s par ce qui se passe du côté de Marseille.
Je vous propose cette vidéo sur la mobilisation en cette rentrée :


 

Et voici encore une vidéo qui devrait vous intéresser:

 

JL Mélenchon et Rafael Correa à l'Université d'été de FI à Marseille - 26/8


 

Ugo Bernalicis, un député FI qui sait de quoi il parle

 

Sur RMC, aux Grandes gueules .... Ça fait plaisir d'être représentés par des gens comme lui !

 

Il y a 4 jours, Mélenchon publiait sa 37ème revue video de la semaine, la dernière de la saison, et peut-être la dernière tout court.

Il y a cet horrible bruit de fond, des coups de marteau qui rendent le début de cette intervention drolatique. Mais le reste de la video est terriblement paisible. Mélenchon détaille le changement climatique....

Lisez la suite ici

 

Congés payés, réponse à Monsieur Barbier par Antoine Léaument

 

Le ridicule ne tue plus, Christophe Barbier serait déjà mort. Antoine Léaument, qui produit la chaîne Youtube LE BON SENS. Il fallait effectivement un peu de bon sens pour répondre à l’ineffable billet video du fossoyeur de l’Express (JUANS S.)

Avec les remerciements et respect à l'action des militants, entourant Cédric Herrou, qui, lui, a subi de plein fouet l'ignominie Française car ne respectant ni les engagements de notre pays, ni la dignité humaine, ni la présomption de bonne foi .... Mais Collomb et Macron paradent ....

 

Lundi 24 Juillet j'ai été mis en garde à vue puis mis en examen pour « aide à l'entrée et a la circulation de personnes en situation irrégulière » alors que je suivais des demandeurs d'asile en train jusqu'en gare de Cannes afin d'être témoin d’éventuelles interpellations illégales et violations de leur droit.

Le collectif CRS dont je fais partie avait pour projet de réaliser un film documentaire retraçant le parcours chaotique d'un demandeur d'asile dans les Alpes-Maritimes.

Ce projet a du être précipité à cause de mon arrestation. Le présent film a été tourné en caméra cachée avec des téléphones portables et des caméras professionnelles.

Il démontre les violations des droits des demandeurs d'asile qui se sont vus interpellés et reconduits à la frontière au mépris de leurs statut de demandeur d'asile, sans examen de leur demande, sans accès à des interprètes ni à leurs avocats.

Cédric Herrou pour Collectif Roya Solidaire

 

Voir la vidéo sur le site :

Dans ce 36e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle des sanctions américaines contre la Russie qui pénalisent l'Europe et augmentent les tensions de manière inquiétante à l'heure où se rappelle à nous le souvenir de Jaurès le pacifiste. Puis il revient sur la nationalisation des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Enfin, Jean-Luc Mélenchon revient sur la loi pour redonner confiance dans la vie politique et la séance houleuse du 27 juillet à l'Assemblée nationale qui annonce une crise de régime. 

 

 

Adrien Quatennens: «Le risque, ce serait de faire de La France insoumise un parti figé»

MEDIAPART

 

24 JUILLET 2017PARMANUEL JARDINAUDETCHRISTOPHE GUEUGNEAU

 

Pour le député FI du Nord, porte-voix de son groupe à l'Assemblée contre la réforme du code du travail, le projet du gouvernement est d'une dureté sociale absolue. Le jeune élu veut prendre sa part dans la structuration du mouvement, mais estime qu'il faut se garder d'en figer le dynamisme.

Il est devenu en quelques jours la voix de La France insoumise concernant la réforme du droit du travail. Élu député à Lille à l'âge de 27 ans, Adrien Quatennens a passé son baptême du feu en soutenant la motion de rejet préalable au nom de la FI au début de l'examen du projet de loi d'habilitation du gouvernement à légiférer sur ordonnances. Un discours d'une trentaine de minutes applaudi à gauche, et remarqué par les médias. 

Quel regard portez-vous sur cette première séquence parlementaire avec le vote de la loi d’habilitation ?

Avec les moyens dont nous disposions pour faire ce que nous avions à faire, j’ai le sentiment de la tâche accomplie. Malgré un rapport de force qui n’est pas favorable, nous n’avons pas déserté le travail parlementaire. Nous ne partons pas du principe que, parce que nous sommes de fait minoritaires, nous devons être silencieux, c’est même plutôt le contraire.

Intervention sur le projet d'orientation budgétaire 2017

Eric Coquerel

20 Juillet 2017
DR

Madame la présidente, messieurs les ministres, chers collègues

Vous nous parlez de rupture à propos de ce projet d’orientation budgétaire. Très franchement, je ne vois rien d’original et rien de nouveau.

On retrouve la baisse des dépenses publiques : 4,5 milliards dès cette année, 18 milliards annoncés pour l’an prochain.

On retrouve une « réforme » structurelle du marché du travail : en réalité, dérégulation et exonérations.

Et bien sûr la baisse des recettes de l’Etat.

En réalité, vous proposez d’aggraver ce qui ne marche déjà pas. Ce n’est pas une révolution copernicienne pour reprendre les propos de Mr Darmanin, c’est le malade imaginaire de Molière. Vous savez, le docteur Diafoirus, celui qui estimait que pour soigner son malade, il fallait toujours faire plus de saignée, même si en réalité cela l’affaiblissait. On peut penser qu’avec cette politique, le malade mourra peut-être guéri.

Je voudrais ici évoquer le volet recettes :

La première chose, c’est que vous continuez d’affaiblir le rôle redistributeur de l’impôt qui est le garant du consentement qui fonde notre république. On observe que la part des foyers fiscaux qui participe à l’impôt sur le revenu ne cesse de baisser depuis des années. Et qu’est-ce que vous proposez ? Vous proposez en réalité de transférer toujours plus cet impôt vers des impôts à taux fixe. CSG, la flat tax (que vous inventez) la TVA, qui a augmenté pour compenser en partie le coût de la CICE.

Vous dites que vous voulez baisser les impôts. En réalité, vous enrichissez les riches. Ça n’est pas nouveau, ça remonte à la politique de madame Thatcher : soit une contre-réforme fiscale qui en réalité a consisté en une baisse tendancielle du taux d’imposition maximum puisqu’environ 25 points ont été perdus depuis ces années là.

Vous dites que c’est pour augmenter le pouvoir d’achat. J’en déduis donc que vous comptez sur les riches pour augmenter la consommation populaire. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’OFCE qui explique que 46% des baisses d’impôts que vous proposez vont bénéficier aux 10 % les plus riches. Pourquoi ? il n’y aurait pas assez de riches, en France ? ils souffrent, dans ce pays ? C’est curieux car ce pays est le 3e pays au monde, après les Etats-Unis et le Japon, en nombre de millionnaires

L’an dernier, les milliardaires ont vu leurs revenus augmenter de 21%. Tout ça non plus n’est pas nouveau : en 20ans, les 10 plus grosses fortunes de France ont vu leur richesse multipliée par 12 alors que la richesse nationale n’a été multipliée que par 2.

Est-ce que cela récompense ceux qui se lèveraient plus tôt et devraient leur richesse à leur travail ? Les chiffres là aussi disent l’inverse. La  part du patrimoine hérité dans le patrimoine global n’a en effet pas cessé de croitre : elle était de 40% en 1970, elle est aujourd’hui de 70%. Avec cette politique en réalité, la noblesse d’argent devient une nouvelle noblesse de sang. Vous affaiblissez l’Etat, vous affaiblissez l’impôt, uniquement pour enrichir les plus riches

M. Darmanin, vous avez dit qu’il faut prendre le mal à la racine. Moi je vous propose de pointer ce qui est le mal aujourd’hui : c’est la rente et la finance, et vous la gavez encore plus.

La part du gâteau pourtant n’a pas cessé de croître : la richesse nationale est bien plus importante qu’en 46, quand on a inventé la sécurité sociale et d’autres mécanismes de solidarité nationale. Donc pour tous ceux qui nous disent qu’en réalité, les retraites couteraient trop cher, la santé couterait trop cher, je dis que le problème dans ce pays comme dans d’autres pays industrialisés, c’est qu’il y a un transfert toujours plus important des revenus du travail vers les revenus du capital.

On l’a constaté ces jours-ci avec le CICE dont, je l’ai dit, il est difficile d’indiquer et de repérer le nombre d’emplois créés. En tous cas, il coûte très cher, entre 300 à 600 000 euros par emploi. Et cette fois ci, vous proposez de le transformer en exonération des cotisations sociales, plus la suppression des cotisations maladies et chômage. Vous nous dites : « c’est pour augmenter les salaires », mais c’est une arnaque ! vous proposez en réalité de prendre dans la poche des salariés leur salaire socialisé pour faire mine de la mettre dans l’autre

Et le bilan de cette politique, M. Le Maire, vous qui n’avez pas cité le mot chômage tout à l’heure dans votre introduction, c’est qu’il n’y a que deux courbes qui ne cessent de monter : celle des dividendes, et celle du chômage. Parce que ce qui coûte cher dans notre pays, comme partout ailleurs, nous le disons très clairement, ce n’est pas le travail. C’est le capital.

Alors moi je m’interroge, devant un tel constat : soit c’est de la complicité avec l’oligarchie financière. Et je dis très clairement, je pense que pour certains c’est exactement ça. Soit c’est de l’ignorance, et dans ce cas-là il vous reste l’été, chers collègues, pour réfléchir à cette orientation budgétaire qu’on nous propose.

Car cette orientation budgétaire, pour les riches, c’est toujours plus d’été. Et pour les pauvres, c’est la saison 7 de Game of Thrones : l’hiver arrive, toujours plus vite.

Dans ce 35e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la démission du général de Villiers et sur la baisse du budget de l’État dans la Défense. Puis il parle de la multiplication des incendies en Europe et plaide pour une union du bassin méditerranéen sur la lutte contre ce fléau. Enfin, il revient sur les dénonciations calomnieuses du FN et explique comment il conçoit son rôle de Parlementaire et le travail de ses assistants.

Le mardi 18 juillet 2017, les députés de la France insoumise tenaient une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Ils ont expliqué comment ils comptaient continuer le combat contre les ordonnances d'Emmanuel Macron pour détruire le code du travail et ont notamment expliqué qu'ils comptaient déposer un recours au Conseil Constitutionnel sur ce texte avec le groupe GDR. Ils ont également expliqué comment ils comptaient aborder la loi de moralisation de la vie politique et montrer du doigt les corrupteurs et les puissances de l'argent.

 

Médias : passer le réel en contrebande

 

Je causais mardi matin sur France Inter.
Au milieu de Macron, de mon Smic, de la cravate, de la France insoumise, etc., j'ai réussi à évoquer Laetitia, mère d'un enfant autiste, et c'est souvent comme ça, dans les médias: j'ai l'impression de passer l'essentiel comme par effraction, en contrebande. Mon essentiel, c'est-à-dire les vies que je croise, les voix que je veux faire entendre, les visages que je veux donner à voir.

C'est que je suis interrogé par cette espèce étrange, pas seulement le "journaliste" mais pire: le "journaliste politique", passionné par ces autres animaux étranges, les "hommes politiques", vibrant pour leurs moeurs, les joutes qu'ils se livrent, leurs grandes déclarations, leurs petites phrases, eux qui quotidiennement éclipsent les hommes tout court.

Ces vies, ces voix, ces visages... "Ca n'est pas la fonction de député", j'entends dire. Mais quelle est la fonction d'un député de l'opposition, qu'on m'explique? De siéger patiemment dans l'hémicycle, pour constater, vote après vote, qu'il est constamment battu, pour vérifier qu'il appartient bien à la minorité de l'Assemblée, pour déposer des amendements bien vite rejetés? Soit, ça fait partie du taf. Mais pour nous-mêmes, il nous faut agir ailleurs, chercher de l'air à l'extérieur, se fabriquer une autre fonction, d'animateur de démocratie, avec la légitimité (certes partielle, certes contestable) que nous a accordée un scrutin.

Je ne vais pas le théoriser ici, à l'occasion d'un retour chaotique en train (oui, on mènera l'enquête sur la ligne Paris-Amiens...), mais je crois à la vertu subversive du témoignage, de cette réalité qui ne se plie pas aux discours d'en haut, qui ne rentre pas dans les cases, toujours plus bordélique, plus revêche, que les Grands Principes déclamés.

Dans notre société pourrie d'images, de caméras, de micros, bizarrement, on l'aperçoit si peu le réel, le réel populaire faudrait-il ajouter. Une nuée d'artistes, d'entrepreneurs, de chercheurs, d'élus, de gens qui réussissent (pour causer le Macron), monopolisent les antennes, et bien souvent pour parler d'eux-mêmes. Un syndicaliste se glisse dans la lucarne, à la rigueur, à l'occasion, mais dont la parole a appris, là aussi, à se calibrer, à se surveiller. A quand la dernière interviou, au hasard, d'un égoutier? Et pourtant, sans eux, sans leur quotidienne plongée dans le merdier de nos sous-sols, nos villes auraient belle allure! Et une femme de ménage? Ou une coiffeuse? Ou une AVS?

Dans ce vide de réel, il suffit alors, parfois, d'une vie, d'une voix, d'un visage, et la bulle médiatique éclate, comme saisie de surprise.
"Ca existe?"
"C'est donc ça?"
Ainsi des Klur de mon Merci patron! On le savait bien, dans l'absolu, que ça existait, cette misère près de chez nous. Mais c'est donc ça, ces voix, ces vies, ces visages, non plus un chiffre, non plus un concept en -isme ou en -té. Et dans les salles de ciné, combien de centaines, combien de milliers d'hommes et de femmes ils ont bouleversés? Combien de certitudes ils ont bousculés, plus efficacement qu'un nouveau pamphlet contre le néolibéralisme?
C'est le même surgissement du réel que je tente, à mes passages médias, et souvent j'échoue, mais j'essaie, j'essaie de porter un "Klur" jusqu'aux studios radio, une "Laetitia" jusqu'aux plateaux télés. Puisque eux, directement, n'y accèdent pas: que je sois un porte-voix.

Il y autre chose enfin, quant à mon ton (mais après ça j'arrête de gloser): le pari que la parole libérée libère. Face aux micros, je m'efforce de causer librement (faussement librement peut-être mais quand même), ou même en meeting avec décontraction (calculée à coup sûr), dans un style tout sauf tribun.

Pourquoi? Parce que, le premier truc que j'espère produire, en face de moi, c'est une libération de la parole. Que les gens parviennent, dans les quartiers, dans les campagnes, à dire leurs colères, leurs espoirs, leurs douleurs, à se dire. Je me trompe peut-être, juste une intuition, mais je me demande: quelle émancipation on peut obtenir, quel mouvement on peut bâtir, sans ça d'abord, sans ces coeurs qui s'ouvrent comme pour une purge? Une révolution, ça ne commencerait pas par là, par des langues qui se délient? Et lorsque je déclenche ça, lorsque se lance le flux, même un flux confus, fangeux, j'ai l'impression d'avoir rempli un bout de ma mission.

Bref, ces idées, ça reste confus et fangeux dans ma tête aussi.
Quand Macron nous laissera un répit avec ses ordonnances, je voudrais profiter de l'été pour potasser un peu de psychanalyse: la parole comme outil de libération. (Si vous avez des conseils de lectures, je suis preneur.)

Après ce long soliloque, une mini-tranche de réel chez Laetitia (on l'appellera comme ça), mère de "Quentin, 12 ans, autiste modéré", et en attente d'une place en IME.

"Je vous lance un 'au secours!'" m'avait-elle averti.
"Dès la maternelle, il a redoublé deux fois. On se disait: 'il a du retard', mais les enseignants ne s'affolaient pas non plus. D'après eux, il fallait que je me détache, que je le mette dans des centres, dans des clubs.
Au primaire, c'était pareil. Ils l'ont orienté vers une Clis, mais il a connu un blocage pendant trois années: 'Maman, je ne suis pas comme eux'. Je lui faisais venir une prof à domicile, quelques heures dans la semaine, et il a finalement appris à lire.
'Fallait couper le cordon ombilical', on me disait. Et puis, il y a deux ans, une psy a diagnostiqué de l'autisme. Maintenant, on me culpabilise à l'inverse: j'ai coupé le cordon trop vite! L'enfant n'arrive pas à suivre!
Ca a des conséquences. Pour m'occuper de lui, il a fallu que j'arrête de travailler. J'étais en usine. Et puis, fatigué, le papa est parti, comme si j'étais pas crevée moi!
Je vous ai envoyé un message parce que là, c'est plus possible, je vais craquer. Je vous lance un au secours. Moi aussi, il va falloir m'envoyer bientôt en maison de repos! Je me sens enfermée. Je lui consacre tout mon temps, je m'use, j'en peux plus. Et c'est dur, vous savez, de se faire agresser par son fils...
Ca lui ferait du bien, et à moi aussi, qu'il aille dans un centre spécialisé. J'ai demandé un placement en IME, mais on m'a prévenu que c'était des années d'attente. Du coup, ils envisagent de le mettre au collège, en sixième, mais c'est certain qu'il sera perdu là-bas."

Je prends les références de l'IME, de la MDPH, etc., pour des courriers d'appui.
Idem, le matin, avec Hélène, pour une entrée en IM-Pro.
Et la semaine d'avant, c'est Isabelle qui m'avait alerté.
Il manquerait 825 places, il paraît, rien que pour la Somme, dans les établissements spécialisés.
Alors, face à la pénurie, c'est la course au piston, la compétition des galères et des misères.

En sortant de l'immeuble, j'allume la radio dans ma voiture.
Je me gare à l'ombre pour écouter Macron à Versailles.

Il grandiloque sur "l'éthique de la responsabilité", "la fidélité à notre histoire", "une certaine idée de l'homme", etc. Mais dans ce concours de platitudes, nous dit-il quel est le prochain progrès, humain, social, qu'ensemble, nous allons accomplir?
La réduction des déficits, soit.
Un PSE à l'Assemblée, OK.
Rien, je n'entends rien qui réponde aux douleurs de Hélène, Isabelle ou Laetitia.

Si, dès cet été, il en faisait sa priorité, oui, ces ordonnances-là, je les voterais vite fait.

Osons! Ce mot renferme toute la politique de cette heure.

Louis Antoine Léon de Saint-Just