Rechercher

Eau, un bien commun indispensable, sujet au racket par le gouvernement ! 

 

 

Le réchauffement climatique provoque la fonte des pôles et la montée des océans.

Simultanèment, nous avons une diminution des prècipitations neigeuses et/ou pluviales. Nous savons depuis peu que le lac Baïkal, qui reprèsente 1/5 des réserves d'eau douce de la planète, s'asphixie entrainant une diminution de la qualité de son eau et une menace sur le volume d'eau.
Ainsi nous sommes face à une augmentation des masses d'eau salées et à une diminution des ressources d'eau douce sur notre planète. Rappelons que nous n'avons que 1,97% des masses d'eau qui soient de l'eau DOUCE, seule capable de donner la vie. Les humains, les animaux,la flore, toute vie sur cette planète, est menacée.


Ce constat inquiètant ne peut être amendé par les évènements que vit notre pays.


La gestion de l'eau, en France, est organisée par bassin, nous avons donc 6 Agences en métropole, plus la Corse. Les Agences sont autonomes, tant du point de vue financier que du fonctionnement. Elles construisent les plans de mesures qui doivent améliorer le bon état des eaux, de rivières, en surface, souterraines, en zones humides, en consultant des organisations professionnelles, et usagers divers.

Nous rèclamons une participation décisionnelles des Citoyens qui sont ceux qui font la richesse des Agences ( 80% des sommes encaissées proviennent des usagers d'eau potable).

 

Ce principe de gestion des ressources quantitatives et qualitatives a été reconnu jusqu'en 2015, mais dès 2016, le précédent Gouvernement a prélevé autoritairement 300 millions d'€ des finances des Agences de l'eau !!!


Le gouvernement actuel reconduit ce racket, en effet, voici les chiffres et affectations qui dans le passé étaient dans le budget de l'état:
-37 millions € pour l'office de la chasse
-65 millions € Parcs Nationaux
-195 millions d'€ pour l'Agence Française de la Biodiversité (AFB) 
Soit 297 millions d'€ et suppression de 48 agents.


Pour 2018 il est envisagé un prèlèvement de 110 millons d'€ en plus de la reconduction des mesures précitées, à reverser au budget de l'état !


Le gouvernement se dit opposé aux taxes, mais pas à celles qui sont,en l'occurence, assises sur nos factures d'eau, qui échappent à son contrôle.


Les nouveaux députés, novices, non instruits aux subtilités des Agences de l'eau, ne perçoivent pas les conséquences dramatiques de ces choix. Ils contribuent à réduire la sécurité d'approvisionnement, en quantité et en qualité de l'eau nécessaire à la vie du pays.


Si nous observons la situation en Hautes Pyrénées et dans le Gers, nous constatons ,une baisse de la qualité de l'eau potable distribuée (voir l'enquête d'UFC que Choisir). Les zones humides, seuls filtres naturels et les captages d'eau potable sont insuffisament protégés, et environ la moitié des captages sont hors normes.

Ce grave retard est dû à la diminution des subventions, et aux budgets communaux contraints....
Nous appelons les citoyens à revendiquer, à manifester pour que l'argent de l'eau, donc
NOS Redevances, reste à la distribution et à l'épuration de l'eau, comme le prévoient les statuts.


L'eau est un bien commun vital, tout ce que les usagers payent pour l'eau doit servir ce bien commun qu'est l'eau.

 

Michel Sanciaud

Animateur Com/eau d'Attac65, membre de France Insoumise.

Humbert de Buttet, membre de Eauch Bien commun, membre de France Insoumise et de Citoyens Souverains