Rechercher

Cet article est paru le 11/09/2017 sur le site "Citoyens Souverains" - Association dont la charte est disponible ici

 

 

Article du collectif Citoyens Souverains

« Vos symboles nationaux sont plus facilement appropriables à travers un discours progressiste. J’adorerais avoir un hymne national comme la Marseillaise, je n’arrêterais pas de le chanter si c’était le cas ! » Inigo Errejon, numéro 2 de Podemos11

 

Lors de la campagne présidentielle, l’usage ostentatoire fait par la France Insoumise du drapeau bleu-blanc-rouge a marqué les esprits – notamment lors du meeting du 18 mars. Et certains commentateurs2 y ont même vu un des ressorts majeurs de la percée de Jean-Luc Mélenchon à 20% des voix.

Mais quel sens donnons-nous à notre drapeau et aux emblèmes de la France ?

 

 

 

21150196_677193945803444_1465902826212850755_n

 

Nous n’allons pas revenir sur l’histoire du choix des trois couleurs (rouge et bleu de Paris – le peuple donc – et blanc de la monarchie). Par contre, ce qu’il faut souligner c’est l’importance de l’irruption de ce drapeau dans notre histoire. Sous la monarchie absolue, point d’étendard national puisqu’il n’existe pas de nation. Les seuls étendards sont ceux des régiments.

 

La cocarde, bleue et rouge dans un premier temps puis bleue blanc rouge est arborée dès juillet 1789, d’abord par la Garde nationale, institution révolutionnaire instaurée pour faire face « au complot aristocratique » lors du renvoi de Necker et de la mobilisation par le Roi de troupes autour de Paris. La bourgeoisie qui la commande craint également la mobilisation du peuple. La cocarde est ensuite reprise comme emblème par les révolutionnaires. Arboré le 14 juillet 1790 lors de la fête de la Fédération, fête de l’union nationale, le drapeau tricolore s’est progressivement imposé, y compris lors des épisodes de restauration contre les tentatives de retour au drapeau blanc, symbole de la nation contre la monarchie.

 

C’est donc la Révolution qui chez nous a créé la Nation. Cette conception française de la Nation, entendue comme une communauté politique en charge de son propre gouvernement, unie autour du projet Liberté-Egalité-Fraternité et rassemblant des individus sans égard pour leur origine, s’oppose à une vision « essentialiste » ou identitaire de la communauté nationale qui est portée par exemple en Allemagne.

 

Lire la fin de cet article sur le site du collectif Citoyens Souverains