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Charlottesville: que faire de ces racistes ?


14 août 2017 Juan S.

 

Il faudrait les dénoncer à leurs employeurs, ces racistes. C’est en substance ce qui est ressorti d’une discussion familiale à propos des évènements tragiques de Charlottesville en Virginie.

Je n’étais pas d’accord. Les dénoncer à leur employeur pour quoi faire ? Qu’ils se fassent virer de leur job ? Et après ? On fait quoi ? On les tue ? Ces racistes – car ces gens qui manifestent pour la défense et la suprématie de la race blanche sont des racistes – font partie de notre société. Ils sont parmi nous. Ils sont au coin de chaque rue, dans nos immeubles, dans nos restaurants, et même souvent dans le métro.

Ces racistes, ils sont partout.

Il faut les confronter, il faut dénoncer leur bêtise, il faut dénoncer leurs actes.

 

« Où as-tu vu qu’on pouvait changer des racistes ? » m’a-t-on demandé alors. C’est vrai, le chemin est rude, long et incertain.

 

C’est Barack Obama qui a fourni plus tard dans ce weekend la réponse qui convenait.

« No one is born hating another person because of the color of his skin or his background or his religion. People must learn to hate, and if they can learn to hate, they can be taught to love... ... For love comes more naturally to the human heart than its opposite. » (*)

Barack Obama a tweeté cette simple phrase quelques instants après l’effroyable déclaration du clown de la Maison Blanche.

Une citation de Nelson Mandela.

Tout est possible, même le meilleur.

Aux Etats-Unis, des républicains ont heureusement dénoncé cette manifestation – John McCain, Marc Rubio, Mitt Romney – et l’acte terroriste des suprémacistes blancs à Charlottesville.

(*) « Personne ne nait en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, son histoire ou sa religion. Les gens apprennent la haine, si les gens peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer. Car l’amour vient plus facilement au coeur de l’homme que son opposé.»