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États généraux de l’alimentation : nous, on sait où on veut aller !

 

19.07.2017 Les États généraux de l'alimentation vont être lancés ce 20 juillet 2017, sans assurance sur les suites qui seront données à ces travaux. Vont-ils donner lieu à une mise en cohérence des politiques publiques ? Peut-on espérer une traduction législative concrète pour améliorer le quotidien des paysans et l'alimentation de tous les citoyens ?

Si le flou est encore grand du côté du gouvernement, de notre côté, nous porterons haut et fort la nécessité d'une meilleure reconnaissance du métier de paysan à travers enfin un droit au revenu des agriculteurs. C'est la condition nécessaire pour réussir un projet de transition agricole et alimentaire qui intègre pleinement les attentes sociétales. Nous revendiquerons haut et fort que la question du partage de la valeur ajoutée doit être prise à bras le corps, à commencer par une révision de la réglementation des relations commerciales et du droit de la concurrence. Nous ne nous satisferons pas de simples recommandations pour les négociations commerciales à venir.

Le chemin à construire est ainsi celui de la rencontre de la réponse sociale et économique aux préoccupations des paysans avec les attentes sociétales. Les solutions seront globales, territoriales et politiques, et non segmentées et marchandes, perpétuant la logique de niches et les inégalités sociales et territoriales. Les deux chantiers annoncés sont complémentaires et indissociables dans la réflexion à mener. La revalorisation du travail des paysans, de leur statut social et de leur revenu, sera le socle d'une politique agricole et alimentaire au service de l'intérêt général.