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Sylvie Colas (Confédération paysanne) :

 

«Nous nous attendons au pire»

 

 

 

Ci-dessous, un court extrait d’un article de La Dépêche du Midi, qui nous permet de mettre en évidence notre position.

 

 

Vous mettez ouvertement en cause les méthodes industrielles de production ?
Il faut effectivement comprendre que la filière majoritaire de production de canards gras est très segmentée. Un premier éleveur fait ce qu'on appelle le démarrage des canetons durant quatre semaines. Ensuite, de la quatrième à la douzième semaine, les canetons vont chez un autre éleveur qui fait le «prêt à gaver». Au bout de

12 semaines les canards prêts à gaver sont transportés chez un troisième éleveur qui les gave. Tous ces transferts d'un élevage à un autre multiplient la propagation des germes pathogènes.
Selon vous les élevages autarciques sont moins vulnérables ?
Effectivement car dans ces élevages qui sont d'abord plus petits, les éleveurs assurent le cycle complet depuis le poussin jusqu'à l'abattage. Il n'y a pas de circulation d'animaux vivants entre les différentes étapes de la filière, donc moins de chances de transporter ou d'attraper la maladie.

 

Vous pourrez lire l’intégralité de cet article de La Dépêche du Midi en cliquant sur le lien !

 

Nous sommes d’accord avec ce syndicaliste agricole ! Et s’attendre au pire n’évite pas de critiquer les élevages en batterie.

 

Nous militons contre tout ce qui ressemble à un élevage industriel : des canards, bien sûr, mais des volailles en général (dindes, poulets, poules, cailles, pigeons etc…) et des bovins !

 

Les conséquences en termes de bien-être animal sont effrayantes. En termes d’environnement, de gêne aux voisins proches de ces élevages (bruits, poussières, odeurs…) et de pollution des sols, toute personne proche de ces élevages ou ceux qui doivent y travailler vous en dresseront un tableau horrible.

 

Notre programme en parle bien sûr, en détaillant les mesures à prendre :

 

Stopper les projets de fermes usines.

 

Développer l’agriculture biologique, proscrire les pesticides chimiques,instaurer une agriculture diversifiée et écologique (polyculture-élevage, permaculture, etc.) et promouvoir les arbres fruitiers dans les espaces publics.

 

Favoriser les circuits de proximité, la vente directe, la transformation sur place et plafonner les marges de la grande distribution par un coefficient multiplicateur limité pour garantir des prix rémunérateurs aux producteurs et interdire les ventes à perte pour les agriculteurs.

 

Voyez en les détails en téléchargeant le Livret thématique sur l'agriculture