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Pour construire un cadre collectif de résistances
aux politiques antisociales et sécuritaires de Macron

 

Réunissons nous tous ensemble vendredi 23 juin à la Maison des ensembles à Auch (chemin de Baron – ancien Point P, après le lycée) à partir de 18h30 pour lancer un cadre collectif de résistance dans le Gers.

 

Nous, organisations politiques gersoises engagées pour la transformation sociale et écologique, lançons un appel pour construire un cadre collectif de résistance aux politiques antisociales et sécuritaires d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe.

Les élections législatives, marquées par une abstention record, ont donné une solide majorité parlementaire au président de la République et à son Premier ministre pour faire passer à coup d’ordonnances, sans le moindre débat démocratique, une nouvelle Loi travail qui vise à terminer l’entreprise de démolition du Code du travail initiée par le gouvernement précédent avec la Loi travail n°1.

Sur la méthode, leur souci est d’aller très vite, de mettre le couteau sous la gorge des syndicats avec de pseudo négociations, dans le secret du ministère du Travail, à un rythme effréné pendant les mois d’été, pour tenter d’annihiler toutes velléités de résistance. Tout doit être bouclé le 20 septembre.

Sur le fond, avec cette Loi travail n°2, il n’existerait plus aucune garantie collective dans le privé, tout se réglerait au niveau de l’entreprise, là où le rapport de force est le plus défavorable aux salariés : le contrat et la durée du travail, la santé et la sécurité, les salaires et l’emploi, les motifs de licenciements, le recours aux CDD... y compris avec la possibilité des référendums d’entreprise à l’initiative des employeurs. S’ajouterait à cela la fusion des institutions représentatives du personnel pour réduire encore les moyens de défense des salariés ainsi que la « sécurisation » des patrons voyous avec le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements illégaux et la réduction des délais de recours. En somme, pour tous les salariés, ce serait une dégradation considérable de leurs conditions de travail, de leur pouvoir d’achat, une précarisation généralisée... et tout cela sans régler le problème du chômage de masse qui est déjà le résultat de la mise en œuvre de ces vieilles recettes libérales réduisant les protections des salariés et offrant des cadeaux fiscaux aux entreprises.

Le pendant de cette attaque sans précédent de par son ampleur contre le monde du travail depuis 1945 est la répression, la criminalisation des mouvements sociaux et politiques, des actions syndicales grâce à des politiques sécuritaires, anti-démocratiques et inefficaces contre ce quoi elles prétendent combattre. Ainsi, en parallèle de la Loi travail n°2, est prévu l’adoption d’une nouvelle « loi anti-terroriste » qui inscrirait dans le droit commun les dispositions de l’état d’urgence.

Dès lors, la véritable urgence est le rassemblement des forces progressistes pour débattre, dans un cadre unitaire, respectueux des identités, et des champs d’intervention de chacun (politique, syndical, associatif,…) et lancer dès maintenant la contre-offensive de notre camp, pour qu’un mouvement social d’ampleur soit à l’ordre du jour dès la rentrée de septembre. Avec la conscience que si ces deux lois passent, qui plus est si la résistance n’arrive pas à s’organiser, c’est une avalanche de mesures ultra-libérales qui vont suivre avec la hausse de la CSG, la destruction de la Sécurité sociale, de l’assurance chômage, des retraites, de tous les services publics, la remise en cause du statut des fonctionnaires, l’aggravation de la sélection à l’entrée des universités…

Le mécontentement et la colère existent dans notre pays (et au-delà), offrons leur un espace d’expression pour une société plus juste, plus émancipatrice, plus égalitaire, plus solidaire, plus pacifique.

Ne laissons pas aux forces xénophobes, racistes, anti-démocratiques, le soin de capter ce désarroi, ne laissons pas s’installer le désespoir.

Nous adressons cet appel aux organisations syndicales, aux associations, aux divers collectifs citoyens, à tous les acteurs des luttes, à toutes celles et ceux qui pensent et souhaitent valoir mieux que ça.

Réunissons nous tous ensemble vendredi 23 juin à la Maison des ensembles à Auch (chemin de Baron – ancien Point P, après le lycée) à partir de 18h30 pour lancer un cadre collectif de résistance dans le Gers.

Premiers signataires :
Alternative Libertaire 32 ; Ensemble ! 32 ; Nouveau Parti Anticapitaliste 32 ; Parti Communiste Français 32,
Et des citoyen-n-es gersois-e-s engagé-e-s pour la transformation sociale et écologique.