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Nous vous invitons à lire cet article de La Dépêche du Midi:

  

Auch. L'UFC-Que Choisir «surprise» par la réaction du maire

Auteur : Christophe Zoia   Mis à jour le 09/02/2017 à 07:47

«Le maire nous accuse de ne pas être sérieux… mais nous pensions qu'il était mieux documenté.» Jean-Claude Fitère, président de l'UFC-Que Choisir, se dit «pour le moins surpris» de la réaction de Franck Montaugé. Ce dernier avait jugé «peu sérieuse» l'étude nationale de l'association… qui fait apparaître la mauvaise qualité de l'eau du robinet à Auch.

«Notre étude s'appuie sur les relevés de l'Agence régionale de santé, ce sont des résultats officiels et que le maire a reçus», ajoute Patrick Cardonne, le trésorier. «L'eau qu'on boit est consommable, nous n'avons jamais dit le contraire… mais ça ne veut pas dire qu'elle est bonne !», s'exclament les associatifs. Ainsi, «9 analyses de l'Agence régionale de santé présentent une non-conformité pour l'eau du robinet d'Auch au cours de la période de février 2014 à août 2016 sur les 17 réalisées. Cela fait beaucoup et sur une longue période ! Pour nous, le cocktail de molécules présentes dans l'eau, même à un niveau inférieur aux limites françaises et européennes, est une préoccupation.»

Des traces de pesticides

Alors, qu'est-ce qui est en cause ? «En termes bactériologiques, il n'y a pas de problèmes : les bactéries, virus, matières fécales sont éliminées au traitement. Mais le problème demeure en matière physico-chimique, c'est-à-dire qu'il y a des traces de pesticides.» Olivier Andrault, chargé de mission à l'association, indique : «Ces dépassements sont souvent très significatifs. En mars 2016 : plus de 5 fois la teneur réglementaire pour l'ESA métolachlore et deux fois la norme maximale pour l'ensemble des pesticides !»

Dans un courrier reçu hier par les Auscitains, Veolia, en charge de la distribution et du traitement de l'eau à Auch, écrit : «Si ces molécules ont dépassé le seuil des limites réglementaires fixé à 0,1 µg/l par l'ARS, elles sont toujours restées inférieures aux valeurs maximales retenues par (...) l'Agence nationale de sécurité sanitaire.»

 

Pas de quoi convaincre M.Fitère, qui conclut : «La solution ne viendra pas forcément d'un meilleur traitement de l'eau, parce que les pesticides évolueront toujours plus vite que les traitements. Il faut agir à la base : c'est aux députés et aux sénateurs, dont M.Montaugé et M.Martin, d'écrire et voter des lois pour baisser le niveau de pesticides utilisés !